Un long dimanche avant le Jour J
Obama et McCain écument les États-Unis avec leurs dernières forces
3 novembre 2008
États-Unis
Photo : Agence France-Presse
Comme souvent depuis le début de la campagne, le candidat démocrate, Barack Obama, a attiré une foule monstre hier lors d’un rassemblement tenu à Columbus, en Ohio, un des États dont le choix sera déterminant dans la course à la présidence, dem
Washington — Barack Obama et John McCain, loin de pouvoir goûter au repos dominical, battaient la campagne hier à 48 heures du scrutin qui doit les départager dans la course à la Maison-Blanche, alors que le candidat démocrate maintenait un avantage dans les sondages.
Tôt hier matin, les deux sénateurs ont repris leurs avions de campagne, accélérant davantage le rythme pour tenter de rallier les derniers indécis à leur cause.
Le républicain John McCain, 72 ans, avait devant lui une véritable journée marathon avec des rassemblements en Pennsylvanie, dans le New Hampshire, puis en Floride où il devait prendre le podium peu après minuit heure locale.
Barack Obama, 47 ans, a passé une grande partie de la journée dans l'Ohio, avant de se diriger lui aussi vers la Floride.
La Floride et l'Ohio, avec respectivement 27 et 20 grands électeurs chargés d'élire le président des États-Unis, sont des États cruciaux pour remporter la Maison Blanche. Les victoires de George W. Bush en 2000 et 2004 s'y étaient décidées en grande partie.
Le dernier sondage quotidien Gallup publié hier donnait un avantage de 8 points à M. Obama, à 51% contre 43% pour M. McCain, parmi les électeurs susceptibles d'aller voter. Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics l'écart était de 6,7 points en moyenne pour des sondages réalisés entre les 30 octobre et 1er novembre.
Mais le camp républicain ne baisse pas les bras et se dit confiant. Hier, Rick Davis le directeur de campagne de M. McCain, a reconnu sur la chaîne de télévision Fox que son patron était en difficulté mais selon lui, «il a répliqué et il va se battre jusqu'à la ligne d'arrivée et je pense qu'il va gagner cette élection et qu'il va finir par montrer aux Américains ce qu'est un vrai come-back».
«Mac est de retour! [Mac is back]», a lancé hier matin à Wallingford (Pennsylvanie) le candidat républicain en tentant de galvaniser ses supporteurs et en assurant qu'il se voyait gagner l'élection.
Samedi soir, John McCain a participé à l'émission populaire Saturday night live. Se prêtant au jeu de la parodie, il a vanté, aux côtés de l'imitatrice Tina Fey grimée en Sarah Palin, la colistière du candidat républicain, les mérites des «produits McCain» à la manière d'un animateur d'émission de téléachat.
Dans l'Ohio, un État en pleine désindustrialisation touché par la crise, Barack Obama a pour sa part mené une véritable course de fond hier avec des visites à Colombus, Cleveland puis Cincinnati.
«Dans deux jours, dans ce moment fondateur de l'histoire, vous pouvez donner à ce pays le changement nous avons besoin», a déclaré le sénateur de l'Illinois devant une foule de 60 000 supporteurs à Colombus.
Pendant ce temps, son équipe a saisi une nouvelle occasion de critiquer le camp adverse. Le vice-président Dick Cheney symbole de tous les mauvais penchants de l'administration Bush, a annoncé samedi qu'il était «ravi» de soutenir la candidature de John McCain. Hier, dans une publicité, le camp démocrate moque ce nouveau soutien en présentant M. McCain comme complètement lié à MM. Bush et Cheney. «Ce n'est pas le changement dont nous avons besoin», conclut le narrateur.
David Axelrod, le proche conseiller de M.Obama qui s'exprimait hier matin sur la chaîne ABC, a répondu aux propos de Rick Davis en expliquant que ce dernier occultait la réalité dans cette campagne, pour masquer selon lui l'inévitable résultat de cette élection.
«Je pense qu'il doit s'en tenir à une certaine interprétation (de la position des candidats) pour garder le moral des troupes», a-t-il dit. «Quand vous arrivez à la fin de la campagne et que les choses vont contre vous, c'est ce que vous faites. Je ne pense pas qu'un regard objectif aux sondages suggère» une telle interprétation, a ajouté le stratège démocrate.
Tôt hier matin, les deux sénateurs ont repris leurs avions de campagne, accélérant davantage le rythme pour tenter de rallier les derniers indécis à leur cause.
Le républicain John McCain, 72 ans, avait devant lui une véritable journée marathon avec des rassemblements en Pennsylvanie, dans le New Hampshire, puis en Floride où il devait prendre le podium peu après minuit heure locale.
Barack Obama, 47 ans, a passé une grande partie de la journée dans l'Ohio, avant de se diriger lui aussi vers la Floride.
La Floride et l'Ohio, avec respectivement 27 et 20 grands électeurs chargés d'élire le président des États-Unis, sont des États cruciaux pour remporter la Maison Blanche. Les victoires de George W. Bush en 2000 et 2004 s'y étaient décidées en grande partie.
Le dernier sondage quotidien Gallup publié hier donnait un avantage de 8 points à M. Obama, à 51% contre 43% pour M. McCain, parmi les électeurs susceptibles d'aller voter. Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics l'écart était de 6,7 points en moyenne pour des sondages réalisés entre les 30 octobre et 1er novembre.
Mais le camp républicain ne baisse pas les bras et se dit confiant. Hier, Rick Davis le directeur de campagne de M. McCain, a reconnu sur la chaîne de télévision Fox que son patron était en difficulté mais selon lui, «il a répliqué et il va se battre jusqu'à la ligne d'arrivée et je pense qu'il va gagner cette élection et qu'il va finir par montrer aux Américains ce qu'est un vrai come-back».
«Mac est de retour! [Mac is back]», a lancé hier matin à Wallingford (Pennsylvanie) le candidat républicain en tentant de galvaniser ses supporteurs et en assurant qu'il se voyait gagner l'élection.
Samedi soir, John McCain a participé à l'émission populaire Saturday night live. Se prêtant au jeu de la parodie, il a vanté, aux côtés de l'imitatrice Tina Fey grimée en Sarah Palin, la colistière du candidat républicain, les mérites des «produits McCain» à la manière d'un animateur d'émission de téléachat.
Dans l'Ohio, un État en pleine désindustrialisation touché par la crise, Barack Obama a pour sa part mené une véritable course de fond hier avec des visites à Colombus, Cleveland puis Cincinnati.
«Dans deux jours, dans ce moment fondateur de l'histoire, vous pouvez donner à ce pays le changement nous avons besoin», a déclaré le sénateur de l'Illinois devant une foule de 60 000 supporteurs à Colombus.
Pendant ce temps, son équipe a saisi une nouvelle occasion de critiquer le camp adverse. Le vice-président Dick Cheney symbole de tous les mauvais penchants de l'administration Bush, a annoncé samedi qu'il était «ravi» de soutenir la candidature de John McCain. Hier, dans une publicité, le camp démocrate moque ce nouveau soutien en présentant M. McCain comme complètement lié à MM. Bush et Cheney. «Ce n'est pas le changement dont nous avons besoin», conclut le narrateur.
David Axelrod, le proche conseiller de M.Obama qui s'exprimait hier matin sur la chaîne ABC, a répondu aux propos de Rick Davis en expliquant que ce dernier occultait la réalité dans cette campagne, pour masquer selon lui l'inévitable résultat de cette élection.
«Je pense qu'il doit s'en tenir à une certaine interprétation (de la position des candidats) pour garder le moral des troupes», a-t-il dit. «Quand vous arrivez à la fin de la campagne et que les choses vont contre vous, c'est ce que vous faites. Je ne pense pas qu'un regard objectif aux sondages suggère» une telle interprétation, a ajouté le stratège démocrate.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

