lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 12h12


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À 72 heures du 4

Guy Taillefer   1 novembre 2008  États-Unis
Photo : Agence France-Presse
«Ça va jouer dur», a prévenu Barack Obama devant ses militants à Columbia, au Missouri. Tout est à la guerre de terrain, à 72 heures de la présidentielle de mardi prochain, les discours politiques prennent inévitablement fin sur un appel aux millions de bénévoles à faire «sortir le vote». «N'allez pas penser une seconde que cette élection est terminée.»

Obama sera-t-il le premier Noir à devenir président des États-Unis? «Qu'il perde, et l'aile progressiste du Parti démocrate ne s'en remettra pas avant longtemps», affirme David Mendell, journaliste au Chicago Tribune et auteur de Barack Obama: From Promise to Power, publié fin 2007. Les sondages continuent de donner une avance substantielle au sénateur de l'Illinois à l'échelle nationale (51 % contre 40 % pour John McCain, selon la dernière enquête New York Times/CBS), mais ils indiquaient hier un resserrement des intentions de vote dans plusieurs «swing states», ce qui n'est pas un phénomène inhabituel en fin de campagne. Ainsi, les deux hommes sont à égalité dans les États clés du Missouri et de la Caroline du Nord, assez facilement remportés par George W. Bush en 2004.

Une situation plus délicate, à trois jours du scrutin, pour M. McCain que pour M. Obama dont les appuis sont nettement plus solides et diversifiés. Il faudrait en fait que le républicain l'emporte dans l'ensemble des sept États — dont la cruciale Floride — où la lutte est actuellement la plus serrée pour espérer remporter la présidence. Et il n'atteindrait même pas le total des 270 grands électeurs nécessaires pour décrocher la présidence: il lui faudrait aussi renverser la tendance dans des États pro-Obama. C'est pourquoi il a mis beaucoup de ses oeufs depuis une semaine dans le panier de la Pennsylvanie, qui compte 21 grands électeurs, en espérant que son discours anti-taxe et anti-«redistributionniste» lui permettra de marquer assez de points auprès des travailleurs blancs pour l'emporter. Ça n'est pas gagné: le sondage relevé hier par RealClearPolitics (RCP) donne cinq points d'avance à Obama dans cet État qui vote démocrate à la présidentielle depuis 1988. À la traîne dans les enquêtes d'opinion, écrivait cette semaine The Christian Science Monitor, McCain «attaque Obama avec tout ce qui lui tombe sous la main».

Plus M. McCain, affligé d'une colistière qui lui est aujourd'hui moins un atout qu'un boulet, semble mathématiquement sur le point de perdre, plus il affiche la conviction qu'il est en train de gagner. «Je suis confiant en notre victoire», a-t-il encore déclaré hier en entrevue à ABC depuis l'Ohio, un autre État clé où M. Obama dispose d'une avance de six points, selon RCP. M. McCain y faisait campagne, hier, avec le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger.

Ses chances seraient sans doute meilleures si l'organisation d'Obama, qui a fait un usage brillant de l'Internet pour recruter des volontaires, ne réussissait à tenir tête à la machine électorale républicaine, pourtant réputée supérieurement efficace. Témoin, l'Ohio, un État qui a joué un rôle capital dans le choix de Bush à la présidence en 2004. Alors que le démocrate John Kerry n'avait de bureaux que dans 16 des 88 comtés de l'État, Obama en a un dans chacun d'eux

Le sénateur de l'Illinois revendique «plusieurs millions de bénévoles» dans 770 bureaux à l'échelle du pays. Ses équipes de campagne disent avoir quotidiennement 400 000 contacts directs ou téléphoniques avec les électeurs potentiels. Le camp républicain dit de son côté avoir réalisé 5,3 millions d'appels téléphoniques ces derniers jours, dont 1,3 million dans la seule journée de jeudi, et affirme disposer sur le terrain de 1,1 million de bénévoles.

Meilleures seraient ses chances, ensuite, si le démocrate n'était aussi dominant au plan financier. Entre le 21 et le 28 octobre seulement, il a dépensé trois fois plus d'argent que McCain en spots publicitaires (21,5 millions contre 7,5 millions), selon des données recueillies par l'Advertising Project de l'Université du Wisconsin.

À défaut, John McCain espère se rendre plus «présidentiable» en participant ce soir à l'émission humoristique Saturday Night Live, comme Sarah Palin l'a fait il y a deux semaines.

Hier matin, le directeur de campagne de Barack Obama, David Plouffe, a nargué l'adversaire: il a annoncé que les démocrates allaient porter la bataille au coeur du camp républicain en diffusant pour la première fois de la campagne des publicités télévisées en Arizona, le fief de M. McCain.

Des sondages aux urnes

Il y a loin, pour autant, des sondages aux urnes. Après le vol de l'élection en 2000 et la défaite de John Kerry en 2004, beaucoup de démocrates ne peuvent s'empêcher de craindre que les sondages soient trop beaux pour être vrais.

Pour que l'avance démocrate se concrétise, il faudra que les millions de jeunes nouvellement inscrits sur les listes électorales se rendent mardi au bureau de vote. Les moins de 30 ans se déplacent traditionnellement en très petit nombre. On sait que 20 millions d'Américains (16 % des inscrits) ont voté par anticipation et que les sondages de sortie des urnes montrent qu'ils penchent clairement pour Barack Obama. Mais on a également remarqué qu'en Floride les jeunes n'avaient pas été significativement plus nombreux à se rendre aux urnes.

Il faudra ensuite que les électeurs noirs aillent voter massivement si le démocrate veut pouvoir l'emporter dans un État du sud comme la Caroline du Nord; il faudra aussi que se mobilise l'électorat latino, dont les deux tiers disent appuyer Obama. La croissance de cette communauté rend de moins en moins possible pour un candidat de décrocher la présidence s'il n'a pas son appui dans les États du Nouveau-Mexique, du Nevada, du Colorado et de la Floride.

Il faudra enfin que l'«effet Bradley» joue au minimum, ce sale phénomène par lequel une partie de l'électorat n'avoue pas ses préjugés racistes aux sondeurs, mais l'exprime sur leur bulletin de vote, dans le plus grand secret de l'isoloir. Ce racisme s'est ouvertement manifesté il y a une semaine et demie lorsque deux jeunes néonazis ont été arrêtés à Jackson, au Tennessee, pour avoir voulu tuer 102 Noirs, avec pour but ultime d'«assassiner le candidat à la présidentielle Barack Obama». Jeudi encore, deux hommes ont été arrêtés pour avoir pendu à un arbre du campus de l'Université du Kentucky un mannequin à l'effigie d'Obama. Sinistre allusion aux lynchages de Noirs qui se produisaient dans le Sud à l'époque de la ségrégation. Le sondage New York Times/CBS donne pourtant à penser que la candidature de M. Obama aura modifié positivement certaines perceptions raciales: un nombre croissant d'Américains, par rapport à un sondage mené en juillet, digèrent l'idée de l'égalité des chances pour les Noirs.

Le grand hebdomadaire britannique The Economist, défenseur de la libre entreprise, a apporté jeudi un appui sans réserve à Barack Obama dans la course à la Maison-Blanche. Comment gouvernera-t-il s'il est élu? «C'est un homme honnête et pragmatique, un libéral traditionnel qui se définit comme un centriste, affirme le biographe Mendell. C'est aussi un homme extrêmement sûr de lui... Une jeune star qui se retrouverait commandant du navire.» Si, d'ailleurs, M. Barack a mis en garde ces derniers jours ses militants contre tout triomphalisme précoce, le site Politico faisait état hier d'informations selon lesquelles il réfléchirait sérieusement à la formation de son premier cabinet.

Entre-temps, les supporters des deux camps «jouent dur», en effet, dans le but de se nuire mutuellement, ainsi que le veulent les habitudes électorales aux États-Unis. Les accusations de fraude dans les inscriptions sur les listes électorales volent depuis des semaines. En Virginie, une fausse circulaire a été distribuée, indiquant que «tous les partisans des républicains et les indépendants soutenant les républicains voteront le 4 novembre comme le prévoit la loi», mais que les démocrates «voteront le 5 novembre». Une publicité du National Republican Trust PAC affirme qu'Obama, que ses détracteurs aiment bien faire passer pour un musulman, a financé l'obtention d'un permis de pilotage pour le pirate de l'air du 11-Septembre, Mohammed Atta.

À gauche, l'association BraveNewPAC.org a diffusé une publicité s'interrogeant sur la santé de McCain, âgé de 72 ans, et met en garde les femmes au sujet de l'interdiction de la contraception sous son administration. Sous prétexte d'une pénurie de sièges, le camp Obama a chassé de l'avion de campagne du candidat les journalistes du Washington Times, du New York Post et du Dallas Morning News, trois journaux qui ont donné leur appui à John McCain.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 1 novembre 2008 03h18
    Quel sera le suspense ?
    « De plus en plus, les jeux semblent faits.
    Même moi, c'est peu dire, je commence à penser que Obama va être élu.
    Tout semble le confirmer.

    En tout cas, chose sûre, la majorité des citoyens états-uniens et même l'Amérique dans son entier, bref une forte majorité d'Américains est en faveur de Obama.
    Comment pourrait-il ne pas être élu?
    Se peut-il que le vote soit si serré?
    Serré au point de le faire perdre?

    Obama qui ramasse l'argent comme l'on cueille des pommes à la fin d'un magnifique été dans un pommier fertile.
    Des centaines de millions, il se paie une publicité de près d'une demie heure sur les grands réseaux, il a le vent dans le toupette... comment ne peut-il pas gagner?
    C'est I M P O S S I B L E !!!

    En tout cas, dans un système démocratique sa victoire serait assurée.
    Je veux dire un système où le vote du simple citoyen compte vraiment.

    Le grand résultat de l'élection du 4 novembre prochain sera en fait, de voir si le système électoral états-unien est démocratique ou non.
    C'est là où l'on n'est pas certain.
    Parce que pour ce qui est de Obama versus McCain, c'est réglé, Obama l'emporte haut la main.

    Mais, les magouilles, « les machines électorales »... voilà les zones obscures qui nous échappent et qui peuvent nous renverser sur nos chaises lors de la divulgation des résultats.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Je me suis trompé, Ben Laden n'a finalement pas appuyé McCain ! Il était, sans doute, trop préoccupé par la crise économique ! »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 05h50
    Le film d'Obama, du grand art en communication
    « Ce n'est pas pour rien que la présentation de 30 minutes du candidat Obama, diffusée mercredi soir sur plusieurs chaînes des États-Unis, a été faite par un grand réalisateur d'Hollywood. Ce n'est peut-être pas un grand spécialiste de la psychopolitique, mais c'est certainement un maître es arts en communication, et sa réalisation est un petit chef d'oeuvre, qui sera longuement étudiée et analysée par tous ceux que la communication politique concerne et intéresse, il faut l'espérer, car il y a beaucoup à apprendre.
    Il faut faire appel aux travaux du Dr Lozanov, psychologue et pédagogue reconnu, et à son analyse de la communication en particulier, pour saisir l'ampleur, la profondeur et la portée du message transmis par ces 30 minutes de publicité, faite pour donner du sénateur et candidat Obama l'image d'un président crédible et fort pour les États-Unis.
    Le Dr Lozanov a montré et démontré que dans tout acte de communication il y a toujours deux plans, un plan logique, rationnel, verbal et conscient, celui auquel on prête généralement et seulement attention, et un plan émotionnel, non verbal et paraconscient, qui passe inaperçu, la plupart du temps, mais qui a souvent l'effet le plus important sur le récepteur de la communication. Cette théorie est la clé qui permet de saisir toute la valeur de la présentation faite de Barack Obama par son réalisateur.
    L'ensemble de cette présentation est, on le remarque immédiatement, centrée sur Obama, avec une courte mention finale de son colistier, J. Biden. Aucune mention n'est faite de J. McCain, S. Palin ou G.W. Bush. Ce silence est un message intéressant et important qui relève du deuxième plan. Il signifie clairement que Barack Obama existe par lui-même, en tant que tel si l'on ose dire, et non par opposition à un adversaire. C'est le contre-pied de la stratégie McCain-Palin qui, pour exister, attaquent Obama, de toutes les manières possibles dont certaines fort douteuses. En ignorant ces personnages, l'image est claire, c'est celle d'un futur président, ceci étant montré sans le dire, donc avec une charge émotionnelle plus forte.
    Si d'aucuns s'attendaient à un discours d'Obama, ils ont eu la surprise de découvrir une émission faite de petites séquences, qui présentent le candidat, sa personnalité et ses orientations, sans lasser le téléspectateur comme le ferait un long exposé. De plus, le réalisateur a joué habilement de la couleur et du noir et blanc, pour distinguer le passé du présent, a construit une progression jusqu'au bouquet final en direct de la Floride, et a fait parler des « témoins », choisis apparemment au hasard dans certains cas. C'est manifestement de la grande psychologie en matière de communication.
    Plusieurs constatations se dégagent de ce scénario en mini-actes, et nous en relèverons seulement quelques-unes, du deuxième plan. Les séquences qui se rattachent à la vie familiale d'Obama, passée et présente, contiennent plusieurs messages, qui répondent à des réactions émotionnelles possibles de certains électeurs qui hésitent à porter à la Maison Blanche un métis, vu comme un noir en pratique, avec tout ce que cette caractéristique raciale peut évoquer dans certains esprits étatsuniens. Certes, personne n'a attaqué directement Obama en lui reprochant d'être noir, mais on s'en est pris à lui sournoisement, en le présentant enturbanné, en insistant sur son deuxième prénom, Hussein, en le soupçonnant de relations avec un terroriste.
    La présentation faite d'Obama ne répond pas directement à ce genre de critiques pseudoraciales, ce qui eut été maladroit et sans effet. Au contraire, les séquences mentionnées montrent un Obama bien « incrusté » dans son pays, un véritable Américain de l'Amérique profonde, qui connaît bien les préoccupations de cette classe moyenne dans laquelle l'image et le texte l'intègrent. La réaction inconsciente que la présentation veut susciter est celle-ci : Obama est un citoyen comme les autres, un Américain comme nous, un père de famille comme les autres. Bref un homme qui nous connaît et nous comprend.
    Et les paroles fortes d'Obama à la fin de cette présentation visent à renforcer cette proximité, cette non-distanciation avec l'Américain ordinaire, moyen. Le verbal renforce ici le non verbal. Un bel exemple de structuration préparée avec soin.
    Il faut aussi remarquer que les passages où l'on voit Obama s'exprimer sont pris à différents moments de sa campagne. C'est une sélection de morceaux choisis, bien entendu, mais qui passent aussi un message de deuxième plan. La reconnaissance de ces différents moments ou, même si on ne les reconnaît pas en voyant clairement d'ou ils proviennent, transmet un message de cohérence de la pensée d'Obama. On ne se trouve pas devant un discours fabriqué pour la circonstance, mais devant la présentation d'une pensée construite et exposée au cours de la campagne.
    Et les sujets abordés vont au coeur même des questions et des problèmes des familles auxquelles Obama se présente : éducation, santé, emploi, économie. Ces thèmes sont abordés par petites touches, à la fois pour ne pas lasser et pour marquer l'esprit des téléspectateurs. Le réalisateur sait bien que l'on ne retient pas de grands exposés et que dans une campagne électorale, il faut présenter des thèmes simplement, avec des mots forts, qui eux seront retenus. Il avait du choix dans tous les discours d'Obama. Là encore, le message de deuxième plan qui passe n'est autre que : Obama s'occupe de nous.
    Mais ces extraits sont toujours contextualités visuellement d'une manière adroite, qui transmet aussi un message émotionnel : une foule qui écoute et réagit, des contacts personnels et chaleureux, une orchestration de drapeaux des États-Unis qui situent bien Obama dans son pays, des plans divers rapprochés, de face ou de profil, ou éloignés pour que l'environnement apparaisse. La main d'un maître est derrière cette mise en scène et les messages qu'elle transmet. Car on voit aussi un Obama sûr de lui, comme président, comme chef des armées, comme Américain qui soutient et défend son pays. Il y a toujours un jeu entre le verbal et le non verbal, le logique et rationnel et l'émotionnel, et c'est bien pourquoi cette présentation est une oeuvre d'art en matière de communication.
    Enfin, le choix en direct de la Floride comme bouquet final n'est pas indifférent. Il donne l'impression que la Floride suit Obama. Or, c'est la Floride qui avait permis à G.W. Bush de l'emporter. Si maintenant la Floride favorise Obama, ce que la séquence suggère au deuxième plan, alors Obama va gagner. Et l'on sait que le camp des vainqueurs suscite une réaction émotionnelle de ralliement. Nombreux sont ceux prêts à voler au secours de la victoire!
    La réaction des commentateurs de CNN (qui ne diffusait pas cette présentation) tout de suite après cette présentation était éloquente. Même ceux peu favorables à Obama devaient reconnaître que cette présentation était parfaite, en ajoutant techniquement, pour montrer qu'ils se dissociaient des idées du candidat, tout en reconnaissant la valeur du document.
    Il faudrait pousser l'analyse plus loin. Mais je conseille à tous les communicateurs du domaine politique, surtout en période électorale, à tous les étudiants en communication de se livrer à un petit exercice extrêmement prometteur : mettre à plat toutes les images en séquences, inscrire à côté de chacune d'elles les paroles dites, puis décoder le deuxième plan qui se dégage et l'inscrire également. Après cette analyse détaillée, faire une synthèse et dégager quelques grands principes de communication selon les deux plans du Dr Lozanov. J'ai donné quelques pistes, mais un bon travail d'analyse et de synthèse reste à faire.
    Gabriel Racle
    Analyste, psychopolitique et psychologie de la communication »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 1 novembre 2008 09h16
    Prier poue chasser le nouveau diable républicain
    « Une petite prière pour Obama s.v.p. afin de botter le derrière aux Républicains et à leur chef, le vilain W. Bush et à son digne successeur, l'indigne McCain même si on peut s'ennuyer un peu des gaffes de Mme Palin. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 1 novembre 2008 12h26
    La democracie selon les Republicains....
    « La tactique republicaine est d'empecher le plus possible les demunis et les noirs de voter en leur demandant sous les pretextes les plus futiles de voter sur des bulletins "provisionnels" qui ne sont, la plupart du temps, jamais comptes...Sans parler du vote electronique qui a ete denonce comme frauduleux ou des regles qui changent avec chaque etat et a chaque election. Je suis surprise de lire, deux elections plus tard que l'election de 2000 a ete volee... En 2012, on ecrira enfin que celle de 2004 a ete volee en Ohio... Esperons qu'en 2016 on n'aura pas a dire que celle de 2008 a ete volee. Mais, ici, tout le monde a tres peur... »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
4 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009