Le chassé-croisé se poursuit - Cap sur la Floride
McCain accuse Obama de «redistributionnisme»
30 octobre 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
John McCain s’est rendu dans un centre de rénovation à Miami, hier.
Washington — Les candidats à la Maison-Blanche ont continué hier leur chassé-croisé sur les terres où se jouera l'élection présidentielle du 4 novembre.
Lors d'un rassemblement à Miami, M. McCain a repris son thème de campagne dominant, accusant son adversaire de défendre un programme de «redistribution des richesses» et de vouloir lourdement imposer les petits entrepreneurs. «Le sénateur Obama est candidat pour être le redistributionniste [sic] en chef, je suis candidat pour être commandant en chef. Le sénateur Obama est candidat pour redistribuer la richesse, je veux créer davantage de richesse. Le sénateur Obama est candidat pour punir le succès. Je suis candidat pour que tout le monde puisse connaître le succès», a asséné M. McCain.
«D'ici la fin de la semaine, M. McCain va m'accuser d'avoir été un agent communiste pour avoir partagé mes jouets au jardin d'enfants», a rétorqué M. Obama en campagne en Caroline du Nord.
«Si le sénateur McCain est élu, 100 millions d'Américains ne bénéficieront pas de baisse d'impôts. [...] Par contre, les 500 plus grosses fortunes du pays obtiendront 700 000 $US d'avoirs fiscaux et les grandes compagnies pétrolières obtiendront quatre milliards», a dit M. Obama.
«Mon adversaire est inquiet de perdre l'élection. Je suis inquiet pour les Américains qui perdent leur maison, leur emploi et leur épargne. Je suis inquiet pour la classe moyenne. [...] C'est pour cela que je suis candidat à la Maison-Blanche», a dit M. Obama. Le candidat démocrate devait se rendre lui-même ensuite en Floride.
Pour la première fois depuis le début de la campagne, le dernier président démocrate des États-Unis, Bill Clinton est apparu au côté de M. Obama dans un meeting en fin de soirée près d'Orlando.
Le candidat démocrate s'est également invité en soirée dans des millions de foyers à l'occasion de la diffusion sur les réseaux de CBS, NBC et Fox d'un spot télévisé d'une demi-heure.Par ailleurs, les sondages publiés hier continuent de donner l'avantage à M. Obama. Le sondage quotidien Washington Post/ABC News lui accorde ainsi sept points d'avance (52 % contre 45 %). D'autres sondages sont plus contrastés, le baromètre quotidien de Rasmussen ne donne qu'un avantage de trois points à M. Obama (50 % contre 47 %) tandis que Zogby lui accorde cinq points d'avance. Le baromètre quotidien de Gallup donne de trois à sept points d'avance à M. Obama selon la méthodologie utilisée.
D'autres sondages portant sur les États clés placent M. Obama en tête dans des États comme la Floride, l'Ohio et la Pennsylvanie. Depuis 1960, aucun candidat n'a remporté la Maison-Blanche sans gagner au moins deux de ces trois États. Un autre sondage de l'institut GfK montre M. Obama en tête dans quatre États remportés par George W. Bush en 2004 (Ohio, Nevada, Colorado et Virginie).
Lors d'un rassemblement à Miami, M. McCain a repris son thème de campagne dominant, accusant son adversaire de défendre un programme de «redistribution des richesses» et de vouloir lourdement imposer les petits entrepreneurs. «Le sénateur Obama est candidat pour être le redistributionniste [sic] en chef, je suis candidat pour être commandant en chef. Le sénateur Obama est candidat pour redistribuer la richesse, je veux créer davantage de richesse. Le sénateur Obama est candidat pour punir le succès. Je suis candidat pour que tout le monde puisse connaître le succès», a asséné M. McCain.
«D'ici la fin de la semaine, M. McCain va m'accuser d'avoir été un agent communiste pour avoir partagé mes jouets au jardin d'enfants», a rétorqué M. Obama en campagne en Caroline du Nord.
«Si le sénateur McCain est élu, 100 millions d'Américains ne bénéficieront pas de baisse d'impôts. [...] Par contre, les 500 plus grosses fortunes du pays obtiendront 700 000 $US d'avoirs fiscaux et les grandes compagnies pétrolières obtiendront quatre milliards», a dit M. Obama.
«Mon adversaire est inquiet de perdre l'élection. Je suis inquiet pour les Américains qui perdent leur maison, leur emploi et leur épargne. Je suis inquiet pour la classe moyenne. [...] C'est pour cela que je suis candidat à la Maison-Blanche», a dit M. Obama. Le candidat démocrate devait se rendre lui-même ensuite en Floride.
Pour la première fois depuis le début de la campagne, le dernier président démocrate des États-Unis, Bill Clinton est apparu au côté de M. Obama dans un meeting en fin de soirée près d'Orlando.
Le candidat démocrate s'est également invité en soirée dans des millions de foyers à l'occasion de la diffusion sur les réseaux de CBS, NBC et Fox d'un spot télévisé d'une demi-heure.Par ailleurs, les sondages publiés hier continuent de donner l'avantage à M. Obama. Le sondage quotidien Washington Post/ABC News lui accorde ainsi sept points d'avance (52 % contre 45 %). D'autres sondages sont plus contrastés, le baromètre quotidien de Rasmussen ne donne qu'un avantage de trois points à M. Obama (50 % contre 47 %) tandis que Zogby lui accorde cinq points d'avance. Le baromètre quotidien de Gallup donne de trois à sept points d'avance à M. Obama selon la méthodologie utilisée.
D'autres sondages portant sur les États clés placent M. Obama en tête dans des États comme la Floride, l'Ohio et la Pennsylvanie. Depuis 1960, aucun candidat n'a remporté la Maison-Blanche sans gagner au moins deux de ces trois États. Un autre sondage de l'institut GfK montre M. Obama en tête dans quatre États remportés par George W. Bush en 2004 (Ohio, Nevada, Colorado et Virginie).
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