Un lourd agenda diplomatique attend le prochain président
Norfolk — De la gestion des guerres en Irak et en Afghanistan à la crise financière, en passant par la nécessité de redorer le blason américain sur la scène internationale, le prochain président des États-Unis sera confronté à de nombreux défis en matière de diplomatie.
À quelques jours du scrutin et dans un contexte marqué par les difficultés économiques, Obama et McCain se concentrent sur les questions de politique intérieure, telles que les impôts ou la santé publique. Pourtant, le futur occupant de la Maison-Blanche, quel qu'il soit, ne pourra pas occulter l'imposant agenda diplomatique que lui léguera George Bush à son départ de Washington le 20 janvier.
«Le nouveau président aura un agenda chargé en politique étrangère et devra prendre des décisions qui auront des conséquences énormes pour la sécurité américaine», assure David Lindsay, ancien conseiller du président Bill Clinton.
Onze jours après l'élection, le 15 novembre, Bush accueillera à Washington le sommet du G20 sur la crise financière internationale. Mais il reviendra à son successeur, dont la participation à ce sommet demeure incertaine, de poursuivre les négociations sur la réforme du système financier avec ses homologues étrangers.
Le futur président héritera en outre des guerres en Irak et en Afghanistan et devra poursuivre la lutte contre les activistes islamistes et d'Al Qaïda qui opèrent aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan.
Le programme nucléaire iranien, que les Occidentaux soupçonnent d'avoir un objectif militaire, et le démantèlement des activités «sensibles» de la Corée du Nord figureront également en très bonne place dans l'agenda présidentiel.
De même que la poursuite des pourparlers de paix israélo-palestiniens, que Bush n'aura pas réussi à faire aboutir malgré leur relance en novembre 2007 à Annapolis.
Rester ou quitter ?
Mark Lippert, conseiller sur la politique étrangère d'Obama, explique que la lutte contre le terrorisme, contre l'activisme autour de la frontière pakistano-afghane et la capture ou la mort d'Oussama ben Laden, chef de la nébuleuse al-Qaïda, constitueront les priorités du candidat démocrate s'il est élu. Obama, qui s'était opposé à la guerre en Irak dès son origine, a promis d'y mettre un terme.
En contrepartie, il s'est engagé à renforcer la présence américaine en Afghanistan, où le retour de la sécurité dépendra, selon Lippert, «de la capacité à faire progresser la réconciliation nationale en Irak et à nous concentrer sur [l'Afghanistan]».
John McCain est également favorable à une augmentation du nombre de soldats déployés sur le front afghan. Il s'oppose, en revanche, à un calendrier de retrait d'Irak contraignant, affirmant que les troupes américaines y resteront aussi longtemps que nécessaire.
Son statut d'ancien héros de la guerre du Viêtnam n'en fait pas pour autant le va-t-en guerre que décrivent parfois ses opposants, selon son conseiller Randy Scheunemann: «Il comprend les conséquences d'envoyer des hommes et des femmes en uniforme au devant de ces difficultés.»
Obama et McCain partagent ela même volonté de renouer des liens étroits avec leurs alliés traditionnels, au premier rang desquels figurent plusieurs pays européens.
À ce titre, beaucoup d'analystes estiment que la popularité d'Obama à l'étranger serait un atout,avant que ne s'engagent de difficiles discussions pour obtenir des renforts en Afghanistan.
À quelques jours du scrutin et dans un contexte marqué par les difficultés économiques, Obama et McCain se concentrent sur les questions de politique intérieure, telles que les impôts ou la santé publique. Pourtant, le futur occupant de la Maison-Blanche, quel qu'il soit, ne pourra pas occulter l'imposant agenda diplomatique que lui léguera George Bush à son départ de Washington le 20 janvier.
«Le nouveau président aura un agenda chargé en politique étrangère et devra prendre des décisions qui auront des conséquences énormes pour la sécurité américaine», assure David Lindsay, ancien conseiller du président Bill Clinton.
Onze jours après l'élection, le 15 novembre, Bush accueillera à Washington le sommet du G20 sur la crise financière internationale. Mais il reviendra à son successeur, dont la participation à ce sommet demeure incertaine, de poursuivre les négociations sur la réforme du système financier avec ses homologues étrangers.
Le futur président héritera en outre des guerres en Irak et en Afghanistan et devra poursuivre la lutte contre les activistes islamistes et d'Al Qaïda qui opèrent aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan.
Le programme nucléaire iranien, que les Occidentaux soupçonnent d'avoir un objectif militaire, et le démantèlement des activités «sensibles» de la Corée du Nord figureront également en très bonne place dans l'agenda présidentiel.
De même que la poursuite des pourparlers de paix israélo-palestiniens, que Bush n'aura pas réussi à faire aboutir malgré leur relance en novembre 2007 à Annapolis.
Rester ou quitter ?
Mark Lippert, conseiller sur la politique étrangère d'Obama, explique que la lutte contre le terrorisme, contre l'activisme autour de la frontière pakistano-afghane et la capture ou la mort d'Oussama ben Laden, chef de la nébuleuse al-Qaïda, constitueront les priorités du candidat démocrate s'il est élu. Obama, qui s'était opposé à la guerre en Irak dès son origine, a promis d'y mettre un terme.
En contrepartie, il s'est engagé à renforcer la présence américaine en Afghanistan, où le retour de la sécurité dépendra, selon Lippert, «de la capacité à faire progresser la réconciliation nationale en Irak et à nous concentrer sur [l'Afghanistan]».
John McCain est également favorable à une augmentation du nombre de soldats déployés sur le front afghan. Il s'oppose, en revanche, à un calendrier de retrait d'Irak contraignant, affirmant que les troupes américaines y resteront aussi longtemps que nécessaire.
Son statut d'ancien héros de la guerre du Viêtnam n'en fait pas pour autant le va-t-en guerre que décrivent parfois ses opposants, selon son conseiller Randy Scheunemann: «Il comprend les conséquences d'envoyer des hommes et des femmes en uniforme au devant de ces difficultés.»
Obama et McCain partagent ela même volonté de renouer des liens étroits avec leurs alliés traditionnels, au premier rang desquels figurent plusieurs pays européens.
À ce titre, beaucoup d'analystes estiment que la popularité d'Obama à l'étranger serait un atout,avant que ne s'engagent de difficiles discussions pour obtenir des renforts en Afghanistan.
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