Présidentielle américaine - À la conquête des bastions républicains
Obama concentre sa campagne sur plusieurs États qui avaient voté pour George W. Bush en 2000 et 2004
17 octobre 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Barack Obama hier au New-Hampshire
Washington — À 19 jours de l'échéance présidentielle, le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Barack Obama va concentrer une bonne partie des derniers jours de campagne présidentielle à tenter de faire basculer des États traditionnellement acquis aux républicains. L'objectif affiché du sénateur de l'Illinois est de remporter tous les États gagnés par John Kerry en 2004 et de mettre dans son escarcelle plusieurs États qui avaient voté pour George W. Bush en 2000 et 2004.
M. Obama ira ainsi faire campagne ce week-end dans trois États «rouges», le rouge étant la couleur du parti républicain tandis que le bleu est celle des démocrates. Le candidat démocrate se rend aujourd'hui en Virginie, demain dans le Missouri et dimanche en Caroline du Nord.
Au total ces trois États totalisent 39 grands électeurs. Il en faut au moins 270 pour être élu président. En 2004, il avait manqué seulement 18 Grands électeurs à John Kerry pour franchir ce cap fatidique.
En campagne hier dans le New Hampshire, M. Obama a affirmé à ses partisans qu'il se battrait partout «pour chaque voix». «Cette élection est trop importante pour prendre les choses comme acquises», a-t-il dit, mettant en garde ses partisans contre un excès de confiance.
Si M. Obama réussissait son pari: ne perdre aucun État remporté par M. Kerry en 2004 et grappiller plusieurs États «rouges», il pourrait se permettre le luxe de perdre des États clés comme l'Ohio ou la Floride.
Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP) qui établit une moyenne de tous les sondages publiés, M. Obama possède une avance de 8,6 points en Virginie. Son avance est plus ténue dans le Missouri et en Caroline du Nord.
Des sondages récents donnent également l'avantage à M. Obama dans l'Ohio, la Floride, le Nouveau-Mexique et le Colorado, quatre États qui avaient voté républicain en 2004 et qui totalisent 61 grands électeurs.
Doté d'un solide trésor de guerre — il possédait plus de 77 millions de dollars fin septembre et les fonds continuent d'affluer dans ses comptes de campagne —, M. Obama a également prévu de lancer une vaste campagne publicitaire télévisée en Virginie-Occidentale, un ancien bastion démocrate perdu au profit des républicains en 2000. Le Kentucky, le Dakota du Nord et la Géorgie, longtemps considérés comme hors de portée pour un démocrate, sont également dans la ligne de mire de M. Obama.
Et McCain
Sur la défensive, John McCain faisait campagne hier en Pennsylvanie, un des seuls États remportés par John Kerry en 2004 que visent toujours les républicains.
«La Pennsylvanie va encore une fois décider qui sera le prochain président. J'ai besoin de vos voix», a dit le sénateur de l'Arizona à ses partisans réunis à Downingtown. «Nous allons remporter la Pennsylvanie. Nous nous battrons pour cet État, mais nous avons besoin de votre aide, nous avons besoin de votre aide. C'est une course serrée», a dit M. McCain.
Selon RCP, M. Obama a une avance d'environ 14 points en Pennsylvanie.
M. McCain a d'ores et déjà abandonné le Michigan à son adversaire y fermant tous ses bureaux de campagne et le parti républicain a renoncé hier à diffuser des publicités télévisées dans le Wisconsin, un autre État «bleu» que les républicains comptaient faire basculer.
M. Obama ira ainsi faire campagne ce week-end dans trois États «rouges», le rouge étant la couleur du parti républicain tandis que le bleu est celle des démocrates. Le candidat démocrate se rend aujourd'hui en Virginie, demain dans le Missouri et dimanche en Caroline du Nord.
Au total ces trois États totalisent 39 grands électeurs. Il en faut au moins 270 pour être élu président. En 2004, il avait manqué seulement 18 Grands électeurs à John Kerry pour franchir ce cap fatidique.
En campagne hier dans le New Hampshire, M. Obama a affirmé à ses partisans qu'il se battrait partout «pour chaque voix». «Cette élection est trop importante pour prendre les choses comme acquises», a-t-il dit, mettant en garde ses partisans contre un excès de confiance.
Si M. Obama réussissait son pari: ne perdre aucun État remporté par M. Kerry en 2004 et grappiller plusieurs États «rouges», il pourrait se permettre le luxe de perdre des États clés comme l'Ohio ou la Floride.
Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP) qui établit une moyenne de tous les sondages publiés, M. Obama possède une avance de 8,6 points en Virginie. Son avance est plus ténue dans le Missouri et en Caroline du Nord.
Des sondages récents donnent également l'avantage à M. Obama dans l'Ohio, la Floride, le Nouveau-Mexique et le Colorado, quatre États qui avaient voté républicain en 2004 et qui totalisent 61 grands électeurs.
Doté d'un solide trésor de guerre — il possédait plus de 77 millions de dollars fin septembre et les fonds continuent d'affluer dans ses comptes de campagne —, M. Obama a également prévu de lancer une vaste campagne publicitaire télévisée en Virginie-Occidentale, un ancien bastion démocrate perdu au profit des républicains en 2000. Le Kentucky, le Dakota du Nord et la Géorgie, longtemps considérés comme hors de portée pour un démocrate, sont également dans la ligne de mire de M. Obama.
Et McCain
Sur la défensive, John McCain faisait campagne hier en Pennsylvanie, un des seuls États remportés par John Kerry en 2004 que visent toujours les républicains.
«La Pennsylvanie va encore une fois décider qui sera le prochain président. J'ai besoin de vos voix», a dit le sénateur de l'Arizona à ses partisans réunis à Downingtown. «Nous allons remporter la Pennsylvanie. Nous nous battrons pour cet État, mais nous avons besoin de votre aide, nous avons besoin de votre aide. C'est une course serrée», a dit M. McCain.
Selon RCP, M. Obama a une avance d'environ 14 points en Pennsylvanie.
M. McCain a d'ores et déjà abandonné le Michigan à son adversaire y fermant tous ses bureaux de campagne et le parti républicain a renoncé hier à diffuser des publicités télévisées dans le Wisconsin, un autre État «bleu» que les républicains comptaient faire basculer.
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