Encore 98 jours à la présidence - George Bush connaît une difficile fin de mandat
15 octobre 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
George W. Bush hier à la Maison-Blanche.
Washington — George Bush est entré, lundi 13 octobre, dans les 100 derniers jours d'une présidence tourmentée (son successeur entrera à la Maison-Blanche le 20 janvier 2009). En huit ans, il aura vu les attentats de 2001 contre New York et Washington, l'enlisement en Irak, l'ouragan Katrina et une crise financière qui a pris l'allure d'un deuxième 11-Septembre sur Wall Street.
En août, M. Bush pensait profiter tranquillement des Jeux olympiques de Pékin quand il a été rattrapé par le conflit en Géorgie. Depuis la mi-septembre, et la chute de la Bourse, il a fait au moins 20 déclarations pour calmer les marchés. Rien n'y a fait. Les chaînes ont pris l'habitude de montrer en parallèle de ses interventions la courbe des fluctuations du Dow Jones. Vendredi, quand M. Bush a commencé à rappeler aux Américains que leur pays était «une nation prospère», l'indice était à 8530 points. Quinze minutes après son discours, il était tombé de 300 points. La porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a réfuté l'idée que les déclarations du président peinent à masquer son impuissance. «Il est important que les Américains sachent que le leader du monde libre porte toute son attention à tenter de résoudre ce problème», a-t-elle assuré.
Soucieux de l'empreinte qu'il va laisser dans l'Histoire, M. Bush espérait concentrer la fin de sa présidence sur la politique étrangère et ce qu'il considère comme des succès: l'accord de dénucléarisation avec la Corée du Nord, le début de pacification de l'Irak, l'accord de coopération nucléaire avec l'Inde. Mais sa présidence repose désormais sur la réussite du plan de stabilisation financière voté par le Congrès.
Le bilan de l'administration Bush est maintenant «autant lié à la crise financière qu'à la guerre en Irak», estime le New York Times. «Il apparaît que je vais avoir beaucoup de travail avant la prise de fonctions du nouveau président», a déclaré l'intéressé lui-même. Selon le quotidien, M. Bush a confié, en privé, qu'il était plutôt content que la crise survienne alors qu'il est encore au pouvoir et qu'il est entouré d'une «équipe exceptionnelle».
À vingt-six jours de l'élection présidentielle, M. Bush a signé le 9 octobre, une directive créant un «conseil de coordination de la transition présidentielle» composé de membres de son personnel, qui devront préparer le transfert de pouvoir avec la nouvelle administration. Outre l'économie, il s'active sur plusieurs chantiers.
Craignant que Pyongyang ne procède à un nouvel essai nucléaire dans les 100 derniers jours de sa présidence, il a préféré autoriser le retrait de la Corée du Nord de la liste des pays soutenant le terrorisme. Dans ce qui pourrait apparaître paradoxal, c'est le candidat républicain à la Maison-Blanche John McCain qui a réagi avec le plus de réticences, reprochant à M. Bush de chercher un accord à tout prix et de négliger le principe de vérification, alors que le candidat démocrate Barack Obama s'est félicité de ce geste «approprié».
Sur l'Iran, la décision d'ouvrir une section d'intérêts à Téhéran, qui avait été à demi annoncée puis mise en veilleuse, aurait été relancée. Selon David Ignatius, le chroniqueur diplomatique du Washington Post, M. Bush compterait annoncer cette mesure à la mi-novembre, c'est-à-dire après l'élection présidentielle, ce qui éviterait de placer John McCain en porte-à-faux. Sur l'Irak, il espère conclure lui-même l'accord de sécurité qui est en discussion depuis plus d'un an avec les autorités de Bagdad. Le ministre
irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a démenti que Barack Obama ait demandé à Bagdad de traîner les pieds pour que la signature d'un éventuel accord n'engage pas la prochaine administration.
En août, M. Bush pensait profiter tranquillement des Jeux olympiques de Pékin quand il a été rattrapé par le conflit en Géorgie. Depuis la mi-septembre, et la chute de la Bourse, il a fait au moins 20 déclarations pour calmer les marchés. Rien n'y a fait. Les chaînes ont pris l'habitude de montrer en parallèle de ses interventions la courbe des fluctuations du Dow Jones. Vendredi, quand M. Bush a commencé à rappeler aux Américains que leur pays était «une nation prospère», l'indice était à 8530 points. Quinze minutes après son discours, il était tombé de 300 points. La porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a réfuté l'idée que les déclarations du président peinent à masquer son impuissance. «Il est important que les Américains sachent que le leader du monde libre porte toute son attention à tenter de résoudre ce problème», a-t-elle assuré.
Soucieux de l'empreinte qu'il va laisser dans l'Histoire, M. Bush espérait concentrer la fin de sa présidence sur la politique étrangère et ce qu'il considère comme des succès: l'accord de dénucléarisation avec la Corée du Nord, le début de pacification de l'Irak, l'accord de coopération nucléaire avec l'Inde. Mais sa présidence repose désormais sur la réussite du plan de stabilisation financière voté par le Congrès.
Le bilan de l'administration Bush est maintenant «autant lié à la crise financière qu'à la guerre en Irak», estime le New York Times. «Il apparaît que je vais avoir beaucoup de travail avant la prise de fonctions du nouveau président», a déclaré l'intéressé lui-même. Selon le quotidien, M. Bush a confié, en privé, qu'il était plutôt content que la crise survienne alors qu'il est encore au pouvoir et qu'il est entouré d'une «équipe exceptionnelle».
À vingt-six jours de l'élection présidentielle, M. Bush a signé le 9 octobre, une directive créant un «conseil de coordination de la transition présidentielle» composé de membres de son personnel, qui devront préparer le transfert de pouvoir avec la nouvelle administration. Outre l'économie, il s'active sur plusieurs chantiers.
Craignant que Pyongyang ne procède à un nouvel essai nucléaire dans les 100 derniers jours de sa présidence, il a préféré autoriser le retrait de la Corée du Nord de la liste des pays soutenant le terrorisme. Dans ce qui pourrait apparaître paradoxal, c'est le candidat républicain à la Maison-Blanche John McCain qui a réagi avec le plus de réticences, reprochant à M. Bush de chercher un accord à tout prix et de négliger le principe de vérification, alors que le candidat démocrate Barack Obama s'est félicité de ce geste «approprié».
Sur l'Iran, la décision d'ouvrir une section d'intérêts à Téhéran, qui avait été à demi annoncée puis mise en veilleuse, aurait été relancée. Selon David Ignatius, le chroniqueur diplomatique du Washington Post, M. Bush compterait annoncer cette mesure à la mi-novembre, c'est-à-dire après l'élection présidentielle, ce qui éviterait de placer John McCain en porte-à-faux. Sur l'Irak, il espère conclure lui-même l'accord de sécurité qui est en discussion depuis plus d'un an avec les autorités de Bagdad. Le ministre
irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a démenti que Barack Obama ait demandé à Bagdad de traîner les pieds pour que la signature d'un éventuel accord n'engage pas la prochaine administration.
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