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Crise financière - Le désastre Bush

Jean-Robert Sansfaçon   30 septembre 2008  États-Unis
Le rejet du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars par la Chambre des représentants américains est un échec personnel du président George W. Bush qui avait mis tout son poids dans la balance pour rallier une majorité de républicains à sa cause.

C'est par un résultat de 228, dont 133 républicains, contre 205 que s'est terminé le vote qui devait permettre aux banques de vendre à perte leurs plus mauvaises créances pour éviter les faillites en cascade. Les républicains n'ont pas été les seuls à voter contre le plan qui avait fait l'objet d'une entente bipartite, puisque 95 démocrates ont aussi voté contre. Mais ce sont les républicains qui doivent assumer la responsabilité du résultat négatif à cause de leur opposition majoritaire à un plan concocté par leur propre président.

Il fallait entendre le leader républicain John Boehner accuser la présidente de la Chambre, la démocrate Nancy Pelosi, d'être responsable de l'échec à cause de son discours «partisan». Qu'a-t-elle dit de si grave, Mme Pelosi? Que cette crise était la conséquence des mauvaises politiques de l'administration Bush. Partisan peut-être, mais vrai! De toute façon, est-ce une raison suffisante pour voter contre une loi d'une telle importance? La vraie raison, c'est que les représentants républicains craignent comme la peste de payer le prix de cette crise lors des prochaines élections, en novembre. Car eux aussi feront face au jugement de l'électorat, et s'il est un personnage auquel ils ne veulent plus être associés, c'est bien George Bush!

Main Street en a ras le bol des patrons de Wall Street qui se remplissent les poches beau temps mauvais temps, et qui ont quand même le culot de demander la charité publique quand ça va mal. Le hic, c'est que sans une intervention massive de l'État américain dans les circonstances actuelles, c'est tout le système financier mondial qui menace de s'effondrer.

Le temps presse. Le crédit se fait de plus en plus rare, et les liquidités manquent à tous les échelons de la pyramide puisque tous les joueurs sont devenus extrêmement méfiants. Aujourd'hui encore, une autre grande banque, Wachovia, s'est laissé acheter par Citigroup qui fait pourtant partie des banques à problèmes. En Asie, les gouvernements comme celui de la Chine craignent pour la stabilité de leur économie et, depuis quelques jours, ceux d'Europe ont dû intervenir tour à tour pour nationaliser des établissements en faillite technique. Tout indique que la situation ira en s'aggravant si aucun plan d'ensemble n'est mis en place rapidement pour stopper l'hémorragie.

Demain est jour de fête aux États-Unis. Il faudra donc attendre à plus tard cette semaine pour que démocrates et républicains s'entendent sur un nouveau plan de sauvetage de dernier recours. Cette fois doit être la bonne. Mais même si un plan est adopté, les problèmes seront loin d'être réglés puisque personne ne connaît la profondeur du gouffre dans lequel le système financier américain vient d'entraîner le reste de la planète.

Décidément, l'administration républicaine du président George W. Bush s'apprête à laisser l'héritage le plus désastreux de l'histoire contemporaine des États-Unis d'Amérique.






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  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 01h02
    so what?
    « Que le monde bancaire s'écroule, cela ne va rien changer au gars qui me vend son pain, ni à ma femme de ménage ni même au petit afouicain qui fait pousser ses légumes. De l'argent, il y en a plus que jamais sauf que l'effet de levier (faire de l'argent sur l'argent des autres) n'est plus possible dorénavent. Je trouve pas que c'est une mauvaise nouvelle. »

  • Isabelle Lefebvre
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 07h25
    Il vaut mieux un gouvernement minoritaire.
    « Le prochain gouvernement du Canada doit demeurer minoritaire.
    Si G.W. Bush avait eu la majorité lors du vote, on peut se figurer que ce dernier aurait pigé à pleines mains dans la caisse des contribuables pour financer sa mauvaise administration. C'est là le danger d'un gouvernement majoritaire... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 07h41
    Remettre à plus tard
    « Obama et McCain sont, comme Bush et probablement Harper "son admirateur", en faveur de ce plan qui permet de continuer à souffler dans la bulle financière américaine parce qu'ils ont peur de conséquences à court terme sans trop réfléchir au long terme.

    Raison de la crise : Les Américains sont au bout de leurs cartes de crédit et de leurs hypothèques sur des maisons qui ont doublé de valeur en 5 ans sans raison à cause des politiques trop permissives des banques américaines qui ont fabriqué une bulle inflationniste. Si ce 700 milliards n'est pas injecté dans le système, la consommation va en souffrir qui va faire souffrir les emplois qui va faire souffrir la construction...alouette.

    Pelleter à plus tard le problème, voilà la solution Bush comme en Irak et en Afghanistan...plus tard. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 08h36
    Bye bye Bush!
    « C'est la queue entre les deux jambes, ayant commencé à boire toute sa honte, que ce pirate des grands chemins, ce brigand éhonté et sa poignée d'acolytes disparaîtront sans tambours ni trompettes pour aller expier leurs agissements stupides et foncièrement malhonnêtes.

    Le « bon » peuple américain en a ras le bol de se faire plumer vifs par une race de rapaces comme celle qu'a exploitée Bush pendant de trop longues 8 années de malheur. Le reste de la planète a peine à croire que cela soit arrivé. Mais ce n'est pas fini. Car les États-Unis se préparent à répéter la même comédie loufoque avec un duo digne des plus grands guignols de l'histoire, McCain-Palin. Incroyable!

    Bush et ses complices méritent d'être traduits devant une Cour de justice internationale, au même titre que les acteurs du procès de Nuremberg, ou que les grands tyrans, despotes et dictateurs de ce monde qui se sont rendus coupables de génocides et de crimes contre l'humanité. C'est le sort qu'il faudrait réserver à Bush et al., aussi terroristes qu'Al-Qaïda et son chef, Oussama ben Laden. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 09h47
    L'héritage des démocrates Carter et Clinton
    « Bush doit se boucher le nez poour intervenir pour sauver les meubles et les républicains le démontrent car eux sont contre l'interventionnisme de l'État.

    Cet héritage provient du «refinancing act» des administrations Carter et Clinton, deux démocrates qui ont permis que les banques prêtent des montants largement plus gros que la véritable valeur des maisons à des gens qui n'avaient pas les moyens d'en acheter. Même qu'on a financé des autos avec des hypothèques sur 40 ans. Les gens ne pouvant plus payer les versements et leur dette étant plus grosse que la valeur de la maison dont la bulle spéculative venait d'éclater, ont remis leurs clés de maison aux institutions prêteuses.

    Ici au Canada, on ne permet pas d'emprunter plus de 80% de la valeur réelle de la maison et une enquête de crédit permet à la SCHL de réguler l'accès aux prêts à ceux capables de rencontrer leurs obligations. La situation est plus stable et ne risque pas de tourner en cauchemar comme aux États-Unis.

    Ceux qui ne connaissent pas la finance, les gens de l'opposition gogauche s'énervent et demandent des plans et des pourparlers pour décripter la problématique. Seul Harper peut avec son flegme anglais traverser la tempete de verre d'eau des opposants électoraux. Cette hystérie démontre leur manque flagrant de connaissances financières et dire qu'ils veulent dirtiger le pays.

    Bush a hérité d'un cadeau empoisonné d'interventionnisme de l'État intauré par des administrations démocrates précédentes (Clinton, Carter) comme le préconisent les libéraux et les NPD ici. Le manque de rigueur a créé le désastre.

    Ce qui se passe c'est que le gouvernement Bush sauve de riches banquiers dont certains se sont payés largement tel celui qui s'est versé. 160 millions en salaire annuel ou celui qui à la veille du crash financier actuel s'est versé un boni de 40 millions. S'il y a un autre plan, il faudrait que ces dirigeants soient pris à partie et fassent leur part sinon c'est comme si l'État aurait intervenu pour sauver Vincent Lacroix de la faillite. Qu'aurait dit les démonisateurs patentés comme Duceppe et Layton ? »

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 15h02
    Un autre abus de la population
    « Depuis des années, le gouvernement américain a décidé de ne pas intervenir par reglementation dans le déroulement des affaires financières. Il disait que c'est le marché et la compétition qui permettaient le fonctionnemet des institutions. Ce qu'il n'a pas voulu voir, c'est la cupidité des dirigeants de ces entreprises lesquels , sans aucun sentiment de justice envers leurs employés et le public n'ont agi que pour s'emplir les poches. Ils se sont payés des salaires faramineux, majorés de bonus très importants. ( Aucune comparaison avec les salaires des employés ordinaires)

    Et pour la cerise saur le gâteeau ils partaient avec des primes de séparation de plusieurs millions, primes gagnées à gérer leurs institutions pour un rendement immédiat, ne se souciant pas des moyens utilisés ni de l'intérêt du public.

    Le stratagème n'est pas nouveau; nous avons vu la chute d'empire tel qu'Enron et d'autres dont les dirigeants sont maintenant en prison , laissant leurs épouses jouir de leur argent.

    Par souci de justice envers les américains, le gouvernement doit laisser les institutions se débrouiller avec leurs problèmes. Ces institutions ne divent pas quêter le peuple pour se sortir d'une impasse qu'elles ont provoquée par leur cupidité.

    Laissons les les dirigeants utiliser la même intelligence pour se sortir de l'abime dans lequel ils sont tombés que celle utilisée pour créer cet abime par leur cuoidité insatiable.

    C'est très injuste pour le peuple américain que le gouvernement intervienne pour sauver ces institutions; il devrait plutôt aider les gens qui ne sont plus capables de payer leurs hypothèques.

    C'est prendre l'argent des pauvres pour enrichir les riches; ça ressemble à la politique de Bush, mais cela doit changer. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 17h30
    @M.Tremblay
    « G.W. va demenager au Paraguay, ou sa fille Jena a profite de son stage a l'Unicef pour acheter des centaines et des centaines d'acre de belle terre.... »

  • Jean Baillargeon
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 20h10
    Concernant le "refinancing act"
    « M. Trudel, le "Homeowners Refinancing Act" fut adopté par le congrès américain en 1933, et faisait partie du New Deal de F.D. Roosevelt. Je pense que la loi dont vous parlez est le "Community Reinvestment Act" adopté en 1977 sous l'administration de Jimmy Carter. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 20h41
    L"escroquerie
    « Il est renversant que les medias présentent comme une erreur des congressmen le rejet de ce plan qui est en fait un escroquerie de 700 miliarde pour faire payer a tout le monde les erreurs de Wall Street. La popolation selol un sondage en ligne de Lou Dobbs de CNN désapprouve ce plan a 91% On essaye le cacher aux Américains.Maintenant on est a corrompre les représentants un a un et ensuite on de felicitera de cette arnaque. Les médias traditionnels sortent déshonorées d ecetet affaire. La vérite n'est plus que dans les blogues

    http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/29/la-crise-dans-le-miroir/

    Pierre JC Allard »

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