Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Les citoyens du monde entier éliraient Obama
Photo : Agence Reuters
Le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, Barack Obama, obtient 82 % d’appuis en France et 70 % au Canada.
Si l'élection présidentielle américaine, qui s'annonce très serrée, était ouverte aux citoyens du monde entier, le démocrate Barack Obama l'emporterait haut la main, avec 64 % des voix, contre 16 % pour son adversaire républicain, John McCain.
C'est ce qu'indique un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette mené dans 14 pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie et dont les résultats sont publiés à Montréal aujourd'hui, à l'occasion d'un congrès de la Société européenne des études de marché et d'opinion publique (ESOMAR).
Ce coup de sonde, qui confirme l'impopularité du président sortant George W. Bush, indique également que le premier ministre canadien, Stephen Harper, est généralement bien perçu dans le monde (25 % d'opinions favorables contre 8 % d'opinions défavorables), beaucoup mieux que dans son propre pays.
Au Canada, le chef conservateur n'a en effet été jugé positivement que par 42 % des répondants, et défavorablement par 45 % d'entre eux, ce qui n'empêche toutefois pas son parti d'être actuellement en avance dans les intentions de vote aux élections générales du 14 octobre.
Fait à signaler, 68 % des répondants dans l'ensemble des 14 pays sondés ont coché «pas d'opinion» ou «refus de répondre» à la question sur le premier ministre canadien, ce qui tranche avec l'intérêt beaucoup plus vif qu'ils manifestent pour la politique américaine.
Ainsi, ces «non-réponses» ne totalisent que 20 % en ce qui concerne le choix du prochain locataire de la Maison-Blanche, et 15 % quand il s'agit d'évaluer le président américain sortant. Ce dernier n'est crédité que de 16 % d'opinions positives contre 68 % d'opinion négatives (la pire de toutes les «performances»). Aux États-Unis, le taux d'insatisfaction à l'égard de M. Bush atteint 62 %, selon le sondage Léger Marketing.
Barack Obama obtient la faveur de la majorité des citoyens dans 13 des 14 pays où cette étude a été menée (avec une dizaine de partenaires locaux), l'exception étant la Russie, où le sénateur de l'Illinois accuse un léger déficit dans les «intentions de vote» (36 % contre 37 % pour John McCain).
«En Russie, les individus apprécient la relation qu'ils ont avec les États-Unis, ayant embrassé le mode de vie américain, même si des conflits peuvent opposer les deux gouvernements. Ils ne se soucient pas tellement de savoir si Obama ou McCain sera élu président, croit Jean-Marc Léger, le président de Léger Marketing. Les Russes ont de l'admiration pour les États-Unis, et même pour certaines des politiques de George W. Bush.»
C'est en France que M. Obama compte le plus solide appui (82 % des répondants), l'Islande et la Suisse suivant de près (81 %). Barack Obama est le favori de 70 % des répondants canadiens, tandis que John McCain obtient la faveur de 16 % d'entre eux.
«Les Français sont peut-être plus émotifs et ils gardent la nostalgie de John F. Kennedy, à qui ils comparent volontiers Barack Obama», note Jean-Marc Léger.
Aux États-Unis, Barack Obama a obtenu la faveur de 47 % des répondants (contre 39 % pour John McCain), un résultat plutôt conforme à ceux des autres études d'opinion menées à la même date, c'est-à-dire pendant les deux derniers jours et au lendemain de la convention du Parti démocrate, en août.
«Les données socio-démographiques indiquent que, globalement, plus d'hommes que de femmes appuient John McCain et que la proportion de répondants qui favorisent [ce dernier] augmente avec l'âge», indiquent par ailleurs les auteurs du sondage. Le corollaire étant que M. Obama bénéficierait du soutien de la majorité chez les femmes et chez les jeunes.
La plupart des études d'opinion réalisées depuis un mois aux États-Unis ont donné des résultats comparables à ces deux chapitres, sauf pendant la période qui a suivi le choix de Sarah Palin comme candidate républicaine à la vice-présidence.
Harper, le deuxième
Stephen Harper est jugé favorablement dans tous les pays où le sondage a été réalisé, à l'exception du Canada. Sa cote «globale» est même la deuxième des 14 chefs d'État ou de gouvernement évalués, après celle de la chancelière allemande Angela Merkel.
Tous les répondants ont été appelés à évaluer les dirigeants de treize pays étrangers et leurs propres dirigeants, sauf les Chinois, qui n'ont pas eu la possibilité de critiquer leurs gouvernants.
Le sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette a été réalisé en collaboration avec la plupart des membres du WIN (Worldwide Independent Network of Market Research), un regroupement des «principaux instituts de sondage indépendants» fondé l'an dernier par Jean-Marc Léger.
Il s'agit du premier projet mené par le WIN. Les interviews ont été faites par téléphone, par Internet ou en personne, pendant des laps de temps variant selon les pays, entre le 13 août et le 10 septembre. Les marges d'erreur oscillent entre 2,52 % et 4,38 %.
En pleine tourmente économique et financière, les sondeurs ont également demandé à leurs répondants d'évaluer la gestion de l'économie dans leur pays, sur une échelle allant de 1 (très mauvaise) à 10 (excellente). Les responsables canadiens se tirent assez bien d'affaire, au cinquième rang avec une note de 5,4, mieux que leur homologues américains (3,7), mais moins bien que les maîtres de la Chine (6,1), de la Russie (5,9), de la Suisse (5,8) et des Pays-Bas (5,7).
«Il y a une relation directe entre l'évaluation de la gestion de l'économie et le taux de popularité des gouvernants», note Jean-Marc Léger. Les données du sondage montrent aussi que les personnes appartenant à la tranche des 18-24 ans sont les plus satisfaites de la gestion de leur économie, et celles de 45-54 ans, les plus insatisfaites.
Le phénomène serait particulièrement accentué dans les nouveaux terrains de l'économie de marché, Russie et Chine, selon le sondeur.
C'est ce qu'indique un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette mené dans 14 pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie et dont les résultats sont publiés à Montréal aujourd'hui, à l'occasion d'un congrès de la Société européenne des études de marché et d'opinion publique (ESOMAR).
Ce coup de sonde, qui confirme l'impopularité du président sortant George W. Bush, indique également que le premier ministre canadien, Stephen Harper, est généralement bien perçu dans le monde (25 % d'opinions favorables contre 8 % d'opinions défavorables), beaucoup mieux que dans son propre pays.
Au Canada, le chef conservateur n'a en effet été jugé positivement que par 42 % des répondants, et défavorablement par 45 % d'entre eux, ce qui n'empêche toutefois pas son parti d'être actuellement en avance dans les intentions de vote aux élections générales du 14 octobre.
Fait à signaler, 68 % des répondants dans l'ensemble des 14 pays sondés ont coché «pas d'opinion» ou «refus de répondre» à la question sur le premier ministre canadien, ce qui tranche avec l'intérêt beaucoup plus vif qu'ils manifestent pour la politique américaine.
Ainsi, ces «non-réponses» ne totalisent que 20 % en ce qui concerne le choix du prochain locataire de la Maison-Blanche, et 15 % quand il s'agit d'évaluer le président américain sortant. Ce dernier n'est crédité que de 16 % d'opinions positives contre 68 % d'opinion négatives (la pire de toutes les «performances»). Aux États-Unis, le taux d'insatisfaction à l'égard de M. Bush atteint 62 %, selon le sondage Léger Marketing.
Barack Obama obtient la faveur de la majorité des citoyens dans 13 des 14 pays où cette étude a été menée (avec une dizaine de partenaires locaux), l'exception étant la Russie, où le sénateur de l'Illinois accuse un léger déficit dans les «intentions de vote» (36 % contre 37 % pour John McCain).
«En Russie, les individus apprécient la relation qu'ils ont avec les États-Unis, ayant embrassé le mode de vie américain, même si des conflits peuvent opposer les deux gouvernements. Ils ne se soucient pas tellement de savoir si Obama ou McCain sera élu président, croit Jean-Marc Léger, le président de Léger Marketing. Les Russes ont de l'admiration pour les États-Unis, et même pour certaines des politiques de George W. Bush.»
C'est en France que M. Obama compte le plus solide appui (82 % des répondants), l'Islande et la Suisse suivant de près (81 %). Barack Obama est le favori de 70 % des répondants canadiens, tandis que John McCain obtient la faveur de 16 % d'entre eux.
«Les Français sont peut-être plus émotifs et ils gardent la nostalgie de John F. Kennedy, à qui ils comparent volontiers Barack Obama», note Jean-Marc Léger.
Aux États-Unis, Barack Obama a obtenu la faveur de 47 % des répondants (contre 39 % pour John McCain), un résultat plutôt conforme à ceux des autres études d'opinion menées à la même date, c'est-à-dire pendant les deux derniers jours et au lendemain de la convention du Parti démocrate, en août.
«Les données socio-démographiques indiquent que, globalement, plus d'hommes que de femmes appuient John McCain et que la proportion de répondants qui favorisent [ce dernier] augmente avec l'âge», indiquent par ailleurs les auteurs du sondage. Le corollaire étant que M. Obama bénéficierait du soutien de la majorité chez les femmes et chez les jeunes.
La plupart des études d'opinion réalisées depuis un mois aux États-Unis ont donné des résultats comparables à ces deux chapitres, sauf pendant la période qui a suivi le choix de Sarah Palin comme candidate républicaine à la vice-présidence.
Harper, le deuxième
Stephen Harper est jugé favorablement dans tous les pays où le sondage a été réalisé, à l'exception du Canada. Sa cote «globale» est même la deuxième des 14 chefs d'État ou de gouvernement évalués, après celle de la chancelière allemande Angela Merkel.
Tous les répondants ont été appelés à évaluer les dirigeants de treize pays étrangers et leurs propres dirigeants, sauf les Chinois, qui n'ont pas eu la possibilité de critiquer leurs gouvernants.
Le sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette a été réalisé en collaboration avec la plupart des membres du WIN (Worldwide Independent Network of Market Research), un regroupement des «principaux instituts de sondage indépendants» fondé l'an dernier par Jean-Marc Léger.
Il s'agit du premier projet mené par le WIN. Les interviews ont été faites par téléphone, par Internet ou en personne, pendant des laps de temps variant selon les pays, entre le 13 août et le 10 septembre. Les marges d'erreur oscillent entre 2,52 % et 4,38 %.
En pleine tourmente économique et financière, les sondeurs ont également demandé à leurs répondants d'évaluer la gestion de l'économie dans leur pays, sur une échelle allant de 1 (très mauvaise) à 10 (excellente). Les responsables canadiens se tirent assez bien d'affaire, au cinquième rang avec une note de 5,4, mieux que leur homologues américains (3,7), mais moins bien que les maîtres de la Chine (6,1), de la Russie (5,9), de la Suisse (5,8) et des Pays-Bas (5,7).
«Il y a une relation directe entre l'évaluation de la gestion de l'économie et le taux de popularité des gouvernants», note Jean-Marc Léger. Les données du sondage montrent aussi que les personnes appartenant à la tranche des 18-24 ans sont les plus satisfaites de la gestion de leur économie, et celles de 45-54 ans, les plus insatisfaites.
Le phénomène serait particulièrement accentué dans les nouveaux terrains de l'économie de marché, Russie et Chine, selon le sondeur.
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