George W. Bush survole une côte texane dévastée
17 septembre 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
À bord de Marine One, le président américain a pu constater les dégâts occasionnés par l’ouragan Ike dans la région de Galveston.
Houston — Le président américain George W. Bush a appelé hier à Houston (Texas) ses concitoyens à faire des dons pour aider les victimes de l'ouragan Ike, qui a fait au moins 40 morts, bloqué 30 000 personnes dans des abris publics et laissé deux millions de Texans sans électricité.
M. Bush, qui a été très critiqué pour sa gestion de l'ouragan Katrina en 2005, effectuait hier sa troisième visite pour inspecter des dommages causés par un ouragan en deux semaines. Les deux fois précédentes, il s'était déplacé après le passage du cyclone Gustav.
Devant la presse à Houston, première étape d'un déplacement dans les zones les plus touchées au Texas, George W. Bush a appelé hier les sinistrés à écouter l'avis des autorités locales avant de rentrer chez elles. Et le président américain a lancé un appel aux dons, mettant en garde contre la «lassitude» engendrée par les catastrophes. Il devait ensuite se rendre sur l'île de Galveston.
M. Bush a pu constater les dégâts subis par les côtes du Texas lors d'un survol de la zone en hélicoptère. Depuis les airs, il a pu voir des maisons réduites à l'état de fondations, des toits arrachés ou encore des routes jonchées de débris.
Le président américain devait ensuite faire étape sur l'île dévastée de Galveston, où Ike a touché terre avec des vents de 180 km/h comme ouragan de catégorie 2 samedi après avoir fait plus de 80 morts dans les Caraïbes. Galveston risque de mettre du temps à se relever de la catastrophe.
Les habitants des zones touchées par la tempête ont principalement besoin de vivres, d'eau et de glace. Ceux qui sont privés de courant au Texas pourraient rester des semaines sans électricité, et des milliers d'autres personnes être contraintes de séjourner aussi longtemps dans des abris publics. De nombreuses stations-service n'ont plus d'essence et certains axes routiers majeurs sont toujours sous l'eau.
Après le passage de l'ouragan Ike, l'attente s'annonce longue pour des dizaines de milliers d'habitants de la côte du Texas. Nombre d'entre eux vont devoir patienter des jours, voire des semaines avant de pouvoir rentrer chez eux pour un premier repas chaud ou une bonne douche.
Sur l'île, Carlos Silliman reconnaît qu'«un bon bain serait agréable». «Que les pompiers viennent nous arroser», ironise cet homme de 48 ans, assis sur un banc de pique-nique devant sa maison, où 46 centimètres d'eau ont inondé son garage et ruiné un congélateur rempli de venaison. «Je suis partant pour boire une bonne bière en lisant le journal».
Pour la plupart des sinistrés, un tel luxe n'est qu'un vieux souvenir. Une grande partie des stations-service n'ont plus d'essence et d'importantes autoroutes restent sous les eaux.
Les victimes d'Ike ont marché des kilomètres pour atteindre les centres de distribution d'aide, avant d'engloutir tout ce qui leur était proposé: un million de bouteilles d'eau, un million de repas et 272 000 kilos de glaçons rien que pour les 36 premières heures suivant le passage de l'ouragan.
Mais ce n'est pas assez. Et ceux qui envoient des camions d'approvisionnement aux centres de distribution espéraient voir quadrupler mardi le nombre de points de ravitaillement. L'un d'entre eux situé au nord de Houston a attiré lundi 10 000 personnes à la recherche d'eau et de nourriture. Les files d'attente étaient longues, mais la plupart des gens ont attendu patiemment.
«Nous ne serons jamais en manque de camions dans cette zone de transit et l'objectif est que les points de distribution ne soient jamais vides», a assuré Marty Bahamonde, porte-parole de la FEMA (Federal Emergency Management Agency), l'agence fédérale de gestion des catastrophe.
Les autorités tentent par ailleurs d'empêcher les vols et les pillages. À Houston, 108 citations ont été délivrées et 33 personnes interpellées pour avoir violé le couvre-feu en vigueur depuis dimanche, a précisé le chef de la police, Harold Hurtt. Parmi les personnes interpellées, figurent plusieurs se trouvaient dans une voiture volée, remplie de biens pillés.
M. Bush, qui a été très critiqué pour sa gestion de l'ouragan Katrina en 2005, effectuait hier sa troisième visite pour inspecter des dommages causés par un ouragan en deux semaines. Les deux fois précédentes, il s'était déplacé après le passage du cyclone Gustav.
Devant la presse à Houston, première étape d'un déplacement dans les zones les plus touchées au Texas, George W. Bush a appelé hier les sinistrés à écouter l'avis des autorités locales avant de rentrer chez elles. Et le président américain a lancé un appel aux dons, mettant en garde contre la «lassitude» engendrée par les catastrophes. Il devait ensuite se rendre sur l'île de Galveston.
M. Bush a pu constater les dégâts subis par les côtes du Texas lors d'un survol de la zone en hélicoptère. Depuis les airs, il a pu voir des maisons réduites à l'état de fondations, des toits arrachés ou encore des routes jonchées de débris.
Le président américain devait ensuite faire étape sur l'île dévastée de Galveston, où Ike a touché terre avec des vents de 180 km/h comme ouragan de catégorie 2 samedi après avoir fait plus de 80 morts dans les Caraïbes. Galveston risque de mettre du temps à se relever de la catastrophe.
Les habitants des zones touchées par la tempête ont principalement besoin de vivres, d'eau et de glace. Ceux qui sont privés de courant au Texas pourraient rester des semaines sans électricité, et des milliers d'autres personnes être contraintes de séjourner aussi longtemps dans des abris publics. De nombreuses stations-service n'ont plus d'essence et certains axes routiers majeurs sont toujours sous l'eau.
Après le passage de l'ouragan Ike, l'attente s'annonce longue pour des dizaines de milliers d'habitants de la côte du Texas. Nombre d'entre eux vont devoir patienter des jours, voire des semaines avant de pouvoir rentrer chez eux pour un premier repas chaud ou une bonne douche.
Sur l'île, Carlos Silliman reconnaît qu'«un bon bain serait agréable». «Que les pompiers viennent nous arroser», ironise cet homme de 48 ans, assis sur un banc de pique-nique devant sa maison, où 46 centimètres d'eau ont inondé son garage et ruiné un congélateur rempli de venaison. «Je suis partant pour boire une bonne bière en lisant le journal».
Pour la plupart des sinistrés, un tel luxe n'est qu'un vieux souvenir. Une grande partie des stations-service n'ont plus d'essence et d'importantes autoroutes restent sous les eaux.
Les victimes d'Ike ont marché des kilomètres pour atteindre les centres de distribution d'aide, avant d'engloutir tout ce qui leur était proposé: un million de bouteilles d'eau, un million de repas et 272 000 kilos de glaçons rien que pour les 36 premières heures suivant le passage de l'ouragan.
Mais ce n'est pas assez. Et ceux qui envoient des camions d'approvisionnement aux centres de distribution espéraient voir quadrupler mardi le nombre de points de ravitaillement. L'un d'entre eux situé au nord de Houston a attiré lundi 10 000 personnes à la recherche d'eau et de nourriture. Les files d'attente étaient longues, mais la plupart des gens ont attendu patiemment.
«Nous ne serons jamais en manque de camions dans cette zone de transit et l'objectif est que les points de distribution ne soient jamais vides», a assuré Marty Bahamonde, porte-parole de la FEMA (Federal Emergency Management Agency), l'agence fédérale de gestion des catastrophe.
Les autorités tentent par ailleurs d'empêcher les vols et les pillages. À Houston, 108 citations ont été délivrées et 33 personnes interpellées pour avoir violé le couvre-feu en vigueur depuis dimanche, a précisé le chef de la police, Harold Hurtt. Parmi les personnes interpellées, figurent plusieurs se trouvaient dans une voiture volée, remplie de biens pillés.
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