Deux mois pour convaincre les électeurs américains - Les candidats partent en campagne
John McCain et sa colistière faisaient hier campagne dans le Wisconsin.
Saint Paul — Les camps républicain et démocrate, requinqués et rassemblés après les congrès d'investiture de St. Paul et de Denver, sont désormais prêts à se mesurer devant le peuple américain pour une bataille qui va durer deux mois et qui s'annonce très serrée.
John McCain, le républicain, et Barack Obama, le démocrate, qui s'opposent sur presque tous les sujets (Irak, énergie, assurance santé, etc.), affirment tous les deux incarner le changement et doivent convaincre, au-delà de leur camp, les électeurs indépendants pour espérer remporter la Maison-Blanche, le 4 novembre.
M. McCain a promis de faire souffler le vent du changement sur Washington, se présentant comme un réformateur qui travaillera «la main tendue» avec tous ceux qui seront prêts à l'aider «pour faire de nouveau avancer le pays».
Cotes d'écoute
Le candidat républicain a battu son adversaire démocrate dans la bataille des cotes d'écoute. Selon l'institut Nielsen, 39, 9 milions de téléspectateurs ont regardé son discours d'acceptation jeudi, comparativement à 38,3 millions pour celui de Barack Obama une semaine plus tôt.
«Le bilan de John McCain montre qu'il se bat pour le changement», a assuré hier Steve Schmidt, son principal stratège, sur les ondes de NBC. Le conseiller républicain a en revanche estimé que, en ce qui concerne M. Obama, le changement était «un joli mot» et s'apparentait à «une tactique électorale».
On ne peut pas compter sur M. McCain pour incarner le changement, a rétorqué David Axelrod, le principal stratège de M. Obama, sur les ondes de CBS. «Hier soir, le sénateur McCain a utilisé le mot "changement", mais la politique qu'il a décrite semblait très familière», a estimé M. Axelrod, affirmant que M. McCain veut se contenter de poursuivre la politique suivie ces huit dernières années par l'impopulaire président George W. Bush.
Les derniers chiffres sur le chômage devraient apporter de l'eau au moulin des démocrates. Le chômage a bondi en août à son plus haut niveau en cinq ans aux États-Unis, à 6,1 % de la population active.
«John McCain a démontré hier soir qu'il a l'intention de continuer la politique économique qui a occasionné, pour cette seule année, la perte de 605 000 emplois», a commenté M. Obama.
«Quand l'économie va mal, la dernière chose qu'on doit faire est d'augmenter les impôts comme Barack Obama entend le faire», a estimé son adversaire républicain.
Les deux candidats étaient coude à coude dans les sondages publiés avant l'intervention de M. McCain, même si Barack Obama, premier Noir de l'histoire des États-Unis à briguer la Maison-Blanche, semblait en mesure de l'emporter dans plusieurs États déterminants.
Hier, au lendemain du congrès d'investiture républicain de St. Paul (Minnesota), M. McCain, flanqué de sa colistière, Sarah Palin, était attendu dans le Wisconsin et surtout dans l'État industriel sinistré du Michigan. Dans son discours d'acceptation de sa nomination comme candidat, M. McCain est demeuré très vague sur ses projets économiques.
La campagne sur le terrain va constituer un baptême du feu pour Sarah Palin. Un sondage publié hier par la chaîne ABC News relève que 50 % des Américains estiment qu'elle n'a pas l'expérience nécessaire pour devenir éventuellement présidente, contre 42 % qui lui accordent ce crédit.
M. McCain est âgé de 72 ans, et le fait d'avoir choisi comme colistière une femme de 44 ans sans aucune expérience de la politique fédérale pourrait, selon des experts, se révéler être un atout, si Mme Palin réussit à attirer des électrices déçues par l'absence de Hillary Clinton dans la course.
Le premier débat télévisé qui opposera MM. McCain et Obama est prévu le 26 septembre.
John McCain, le républicain, et Barack Obama, le démocrate, qui s'opposent sur presque tous les sujets (Irak, énergie, assurance santé, etc.), affirment tous les deux incarner le changement et doivent convaincre, au-delà de leur camp, les électeurs indépendants pour espérer remporter la Maison-Blanche, le 4 novembre.
M. McCain a promis de faire souffler le vent du changement sur Washington, se présentant comme un réformateur qui travaillera «la main tendue» avec tous ceux qui seront prêts à l'aider «pour faire de nouveau avancer le pays».
Cotes d'écoute
Le candidat républicain a battu son adversaire démocrate dans la bataille des cotes d'écoute. Selon l'institut Nielsen, 39, 9 milions de téléspectateurs ont regardé son discours d'acceptation jeudi, comparativement à 38,3 millions pour celui de Barack Obama une semaine plus tôt.
«Le bilan de John McCain montre qu'il se bat pour le changement», a assuré hier Steve Schmidt, son principal stratège, sur les ondes de NBC. Le conseiller républicain a en revanche estimé que, en ce qui concerne M. Obama, le changement était «un joli mot» et s'apparentait à «une tactique électorale».
On ne peut pas compter sur M. McCain pour incarner le changement, a rétorqué David Axelrod, le principal stratège de M. Obama, sur les ondes de CBS. «Hier soir, le sénateur McCain a utilisé le mot "changement", mais la politique qu'il a décrite semblait très familière», a estimé M. Axelrod, affirmant que M. McCain veut se contenter de poursuivre la politique suivie ces huit dernières années par l'impopulaire président George W. Bush.
Les derniers chiffres sur le chômage devraient apporter de l'eau au moulin des démocrates. Le chômage a bondi en août à son plus haut niveau en cinq ans aux États-Unis, à 6,1 % de la population active.
«John McCain a démontré hier soir qu'il a l'intention de continuer la politique économique qui a occasionné, pour cette seule année, la perte de 605 000 emplois», a commenté M. Obama.
«Quand l'économie va mal, la dernière chose qu'on doit faire est d'augmenter les impôts comme Barack Obama entend le faire», a estimé son adversaire républicain.
Les deux candidats étaient coude à coude dans les sondages publiés avant l'intervention de M. McCain, même si Barack Obama, premier Noir de l'histoire des États-Unis à briguer la Maison-Blanche, semblait en mesure de l'emporter dans plusieurs États déterminants.
Hier, au lendemain du congrès d'investiture républicain de St. Paul (Minnesota), M. McCain, flanqué de sa colistière, Sarah Palin, était attendu dans le Wisconsin et surtout dans l'État industriel sinistré du Michigan. Dans son discours d'acceptation de sa nomination comme candidat, M. McCain est demeuré très vague sur ses projets économiques.
La campagne sur le terrain va constituer un baptême du feu pour Sarah Palin. Un sondage publié hier par la chaîne ABC News relève que 50 % des Américains estiment qu'elle n'a pas l'expérience nécessaire pour devenir éventuellement présidente, contre 42 % qui lui accordent ce crédit.
M. McCain est âgé de 72 ans, et le fait d'avoir choisi comme colistière une femme de 44 ans sans aucune expérience de la politique fédérale pourrait, selon des experts, se révéler être un atout, si Mme Palin réussit à attirer des électrices déçues par l'absence de Hillary Clinton dans la course.
Le premier débat télévisé qui opposera MM. McCain et Obama est prévu le 26 septembre.
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