Palin tente de dissiper les doutes
Photo : Agence Reuters
Palin tente
de dissiper
les doutes
La «maman hockey» vante l’expérience politique acquise
en Alaska
Claude Lévesque
Dans un discours très attendu à la convention républicaine, Sarah Palin a tenté hier de convaincre ses compatriotes qu
Dans un discours très attendu à la convention républicaine, Sarah Palin a tenté hier de convaincre ses compatriotes qu'elle a les compétences nécessaires pour devenir vice-présidente des États-Unis. Pour ce faire, elle s'est présentée comme une simple mère de famille et une outsider, qui ne fait pas partie de l'élite politique américaine mais qui a néanmoins acquis de l'expérience à titre de mairesse d'une petite ville, puis de gouverneure de l'Alaska.
Comme plusieurs ténors du parti républicain qui ont parlé avant elle, Sarah Palin a décrié les idées «libérales» de ses adversaires démocrates, promettant qu'un gouvernement dirigé par le sénateur John McCain réduira les impôts et les dépenses gouvernementales et favorisera les forages pétroliers au large des côtes américaines.
Elle a également exalté les valeurs militaires, rappelant les états de service de John McCain au Vietnam et présentant son fils qui sera prochainement déployé en Irak.
Mme Palin devait hier soir faire oublier toutes les révélations potientiellement dommageables parues sur son compte depuis lundi dans les médias et sur Internet.
Au moins deux sondages sont venus confirmer hier les doutes sur la qualité du «ticket» républicain et sur ses chances d'être porté au pouvoir le 4 novembre.
Si le choix de la gouverneure de l'Alaska comme colistière de John McCain a été fait dans le but d'attirer vers le Grand Old Party (GOP) les partisanes de la démocrate Hillary Clinton, l'enquête du groupe féministe Emily's List donne à penser que c'est raté.
Selon ce sondage réalisé dimanche et lundi auprès de 800 électrices, une majorité d'Américaines (52 %) demeurent favorables au candidat démocrate Barack Obama et à son colistier Joseph Biden, tandis que le ticket républicain a la faveur de 41 % d'entre elles.
Plus spécifiquement, à peine plus de 9 % des femmes qui avaient appuyé l'ex-première dame des États-Unis pendant la campagne à l'investiture démocrate se disent aujourd'hui prêtes à voter pour le candidat républicain en novembre, selon le sondage.
Une majorité des sondées affirment même que la nomination de Sarah Palin les rendent encore moins enclines à le faire.
Se définissant comme une banale «maman qui accompagne ses enfants au hockey», elle a décrit ainsi son parcours politique:
«Je suppose [qu'être mairesse d'une petite ville] ressemble à la fonction de travailleur social... sauf que vous avez de vraies responsabilités», a-t-elle dit en faisant allusion à une fonction qu'a déjà occupé Barack Obama à Chicago.
«Je ne fais pas partie de l'establishment politique. J'ai vite appris, au cours des derniers jours, que si vous n'êtes pas un membre bien placé de l'élite à Washington, cela suffit pour que certains journalistes vous disqualifient.»
Elle a affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais «pour servir le peuple de ce pays».
Sarah Palin a profité de cette première intervention publique importante hier pour tacler le démocrate Barack Obama et plaider pour le changement à Washington.
«En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement», a-t-elle déclaré.
Sarah Palin s'est également vantée d'avoir, comme gouverneure de l'Alaska, réduit les dépenses publiques et résisté aux groupes de pression, y compris les sociétés pétrolières.
Elle a signalé que l'État de l'Alaska a dégagé un surplus budgétaire, une affirmation un peu risquée quand on pense aux déficits que huit ans de gouvernement républicain ont laissés à Washington.
«Nos adversaires répètent, encore et encore, que les forages ne résoudront pas tous nos problèmes énergétiques... comme si nous ne le savions pas déjà. Mais le fait que les forages ne résoudront pas nos problèmes, ce n'est pas une excuse pour ne rien faire», a-t-elle dit. Dès janvier, avec un gouvernement McCain Palin sous allons contruire de nouvelles pipelines... plus de centrales nucléaires... créer des emplois grâce au charbon propre et nous orienter vers les sources énergie alternatives comme le soleil, le vent et la géothermie.»
John McCain, qui a été officiellement désigné candidat par acclamation, est apparu aux côtès de sa colistière après le discours de celle-ci.
Auparavant, l'ancien maire de New York, Rudolph Giuliani avait mené la charge contre le candidat démocrate Barack Obama, martelant qu'il manque d'esprit de décision et qu'il «n'a jamais eu à diriger une ville, un État ou une unité militaire».
Giuliani a dit que les électeurs allaient le 4 novembre «élire quelqu'un pour remplir une importante tâche liés à la sécurité et la sécurité de votre famille».
Vantant aussi bien les qualités de héro du Vietnam de John McCain que ses idées sur la guerre en Irak, M. Giuliani a assuré que le candidat républicain allait protéger les Américains «contre le terrorisme». Il a vanté le succès et la popularité de Sarah Palin en tant que gouverneure, mais surtout son «expérience». L'ex-maire de New York a également présenté le parti républicain comme étant celui de la liberté.
Un autre candidat à l'investiture républicaine défait par John McCain, Mitt Romney, a plaidé pour un «changement» allant dans le sens de la «révolution conservatrice» entreprise par Ronald Reagan il y a presque trente ans.
M. Obama «a eu tort sur l'Irak. Il mésestime l'Iran. Il n'a ni connaissance, ni expérience, ni jugement. Il ne sait pas comment fonctionne le monde, ni comment fonctionne l'armée», a par ailleurs affirmé John McCain, interrogé en début de soirée sur la chaîne ABC News. M. Mc Cain, qui doit prononcer aujourd'hui son propre discours d'acceptation à la convention de Saint Paul, a également promis de capturer le terroriste Oussama ben Laden.
Le candidat démocrate a, de son côté, souligné que les républicains avaient à peine évoqué la difficile situation économique lors de leur deuxième journée de convention mardi. L'économie constitue, selon les sondages, la principale préoccupation des électeurs américains.
***
Avec l'Agence France-Presse et Reuters.
Comme plusieurs ténors du parti républicain qui ont parlé avant elle, Sarah Palin a décrié les idées «libérales» de ses adversaires démocrates, promettant qu'un gouvernement dirigé par le sénateur John McCain réduira les impôts et les dépenses gouvernementales et favorisera les forages pétroliers au large des côtes américaines.
Elle a également exalté les valeurs militaires, rappelant les états de service de John McCain au Vietnam et présentant son fils qui sera prochainement déployé en Irak.
Mme Palin devait hier soir faire oublier toutes les révélations potientiellement dommageables parues sur son compte depuis lundi dans les médias et sur Internet.
Au moins deux sondages sont venus confirmer hier les doutes sur la qualité du «ticket» républicain et sur ses chances d'être porté au pouvoir le 4 novembre.
Si le choix de la gouverneure de l'Alaska comme colistière de John McCain a été fait dans le but d'attirer vers le Grand Old Party (GOP) les partisanes de la démocrate Hillary Clinton, l'enquête du groupe féministe Emily's List donne à penser que c'est raté.
Selon ce sondage réalisé dimanche et lundi auprès de 800 électrices, une majorité d'Américaines (52 %) demeurent favorables au candidat démocrate Barack Obama et à son colistier Joseph Biden, tandis que le ticket républicain a la faveur de 41 % d'entre elles.
Plus spécifiquement, à peine plus de 9 % des femmes qui avaient appuyé l'ex-première dame des États-Unis pendant la campagne à l'investiture démocrate se disent aujourd'hui prêtes à voter pour le candidat républicain en novembre, selon le sondage.
Une majorité des sondées affirment même que la nomination de Sarah Palin les rendent encore moins enclines à le faire.
Se définissant comme une banale «maman qui accompagne ses enfants au hockey», elle a décrit ainsi son parcours politique:
«Je suppose [qu'être mairesse d'une petite ville] ressemble à la fonction de travailleur social... sauf que vous avez de vraies responsabilités», a-t-elle dit en faisant allusion à une fonction qu'a déjà occupé Barack Obama à Chicago.
«Je ne fais pas partie de l'establishment politique. J'ai vite appris, au cours des derniers jours, que si vous n'êtes pas un membre bien placé de l'élite à Washington, cela suffit pour que certains journalistes vous disqualifient.»
Elle a affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais «pour servir le peuple de ce pays».
Sarah Palin a profité de cette première intervention publique importante hier pour tacler le démocrate Barack Obama et plaider pour le changement à Washington.
«En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement», a-t-elle déclaré.
Sarah Palin s'est également vantée d'avoir, comme gouverneure de l'Alaska, réduit les dépenses publiques et résisté aux groupes de pression, y compris les sociétés pétrolières.
Elle a signalé que l'État de l'Alaska a dégagé un surplus budgétaire, une affirmation un peu risquée quand on pense aux déficits que huit ans de gouvernement républicain ont laissés à Washington.
«Nos adversaires répètent, encore et encore, que les forages ne résoudront pas tous nos problèmes énergétiques... comme si nous ne le savions pas déjà. Mais le fait que les forages ne résoudront pas nos problèmes, ce n'est pas une excuse pour ne rien faire», a-t-elle dit. Dès janvier, avec un gouvernement McCain Palin sous allons contruire de nouvelles pipelines... plus de centrales nucléaires... créer des emplois grâce au charbon propre et nous orienter vers les sources énergie alternatives comme le soleil, le vent et la géothermie.»
John McCain, qui a été officiellement désigné candidat par acclamation, est apparu aux côtès de sa colistière après le discours de celle-ci.
Auparavant, l'ancien maire de New York, Rudolph Giuliani avait mené la charge contre le candidat démocrate Barack Obama, martelant qu'il manque d'esprit de décision et qu'il «n'a jamais eu à diriger une ville, un État ou une unité militaire».
Giuliani a dit que les électeurs allaient le 4 novembre «élire quelqu'un pour remplir une importante tâche liés à la sécurité et la sécurité de votre famille».
Vantant aussi bien les qualités de héro du Vietnam de John McCain que ses idées sur la guerre en Irak, M. Giuliani a assuré que le candidat républicain allait protéger les Américains «contre le terrorisme». Il a vanté le succès et la popularité de Sarah Palin en tant que gouverneure, mais surtout son «expérience». L'ex-maire de New York a également présenté le parti républicain comme étant celui de la liberté.
Un autre candidat à l'investiture républicaine défait par John McCain, Mitt Romney, a plaidé pour un «changement» allant dans le sens de la «révolution conservatrice» entreprise par Ronald Reagan il y a presque trente ans.
M. Obama «a eu tort sur l'Irak. Il mésestime l'Iran. Il n'a ni connaissance, ni expérience, ni jugement. Il ne sait pas comment fonctionne le monde, ni comment fonctionne l'armée», a par ailleurs affirmé John McCain, interrogé en début de soirée sur la chaîne ABC News. M. Mc Cain, qui doit prononcer aujourd'hui son propre discours d'acceptation à la convention de Saint Paul, a également promis de capturer le terroriste Oussama ben Laden.
Le candidat démocrate a, de son côté, souligné que les républicains avaient à peine évoqué la difficile situation économique lors de leur deuxième journée de convention mardi. L'économie constitue, selon les sondages, la principale préoccupation des électeurs américains.
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Avec l'Agence France-Presse et Reuters.
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