Les pacifistes se méfient des démocrates
28 août 2008
États-Unis
Denver — Plusieurs milliers d'opposants à la guerre en Irak se sont rassemblés hier au Coliseum de Denver, où ils ont écouté les concerts de Rage against the Machine et d'autres artistes, avant de marcher sous un soleil de plomb vers l'autre amphithéâtre, le Pepsi Center, où se tient la Convention du Parti démocrate, à une demi-douzaine de kilomètres de distance. Cette manifestation s'est tenue quelques heures à peine avant que Barack Obama soit officiellement désigné comme candidat à la présidence.
Le sénateur de l'Illinois aura beau répéter qu'il s'est opposé au déclenchement de cette guerre en 2003, des militants pacifistes, parmi lesquels se trouvent un bon nombre d'anciens combattants, reprochent aux élus de ce parti, majoritaires dans les deux Chambres du Congrès depuis novembre 2006, d'avoir voté les fonds nécessaires à sa poursuite.
«Les démocrates ont été élus en faisant de fausses promesses, comme celles de mettre fin à la guerre et d'aider les anciens combattants en haussant leurs prestations, a dénoncé Garett Reppenhagen, porte-parole du groupe Iraq Veterans against the War (IVAW). Nous n'acceptons plus les fausses promesses. Nous exigeons de la vigilance et de la diligence de la part de nos élus.»
«Nous ciblons le Pepsi Center parce que nous avons demandé à Barack Obama d'appuyer nos trois revendications — rapatriement des troupes actuellement en Irak, meilleure prise en charge quand elles reviennent au pays et reconstruction de l'Irak — et qu'il ne nous a jamais répondu», a poursuivi l'ancien tireur d'élite de 1re division d'infanterie, un vétéran du Kosovo et de l'Irak.
Hier, en milieu d'après-midi, des militants commençaient à se préparer en vue de leur défilé pendant que les concerts se poursuivaient à l'intérieur du Coliseum: un groupe hétéroclite et bigarré, qui tranchait avec la mise soignée des congressistes qu'on rencontre au Centre Pepsi.
Deux étudiantes venue de la ville voisine de Boulder ont fait écho aux récrimination du militaire de l'IVAW. «Nous voulons être entendues. Nous avons protesté auprès de nos élus et de sociétés impliquées dans l'armement, comme Lockheed, et nous n'avons eu aucun accusé de réception», s'est plaint Rebecca Diaz.
Un peu plus loin, un sexagénaire en fauteuil roulant, portant un macaron des Yippies, se présente comme un «vétéran de la protestation» qui suit les conventions des deux partis politiques depuis 1972. «Je n'aime pas leurs positions concernant la guerre. Elles répondent aux priorités des gens du gros argent», affirme Aaron Kaye.
Un peu plus d'un millier de manifestants se sont rendus au Pepsi Center et ils s'étaient dispersés pacifiquement, au moment de metrre sous presse notre première édition.
Le candidat démocrate à la présidence n'échappe pas aux critiques des opposants à la guerre en Irak.
«Il a fait un voyage de relations publiques dans la zone de guerre en Irak afin de se bâtir une crédibilité, mais il a peur d'affronter des vétérans opposés à la guerre et des milliers de protestataires dans son propre pays», a poursuivi Garett Rappenhagen lors d'un point de presse impromptu.
«Je vote pas pour l'espoir, je veux des solutions pratiques, a-t-il conclu. C'est bon cop, mauvais cop, Barack Obama étant le bon cop. Je ne veux pas voter pour ce genre de personne. Je veux quelqu'un qui représente véritablement la majorité des citoyens de ce pays, qui souhaitent le rapatriement immédiat de nos troupes.»
Les démocrates ont beau se présenter comme le parti du changement «auquel on peut croire» et celui qui défendra les intérêts de la classe moyenne et de la classe ouvrière, ils n'ont pas convaincu tout le monde.
Chaque jour, des groupes de pression d'importance et de tendances diverses se rassemblent dans certains sites désignés, tous situés à une bonne distance du périmètre de sécurité tracé autour de la Convention démocrate.
On y trouve, se côtoyant dans une relative harmonie, des anarchistes, des partisans de Ralph Nader (qui en est à sa cinquième candidature à une élection présidentielle à titre d'indépendant), des partisanes inconsolables de Hillary Clinton, des «pro-vie» et des «pro-choix», des militants pro-Palestiniens, des groupes religieux progressistes et pacifistes, et d'autres, qui sont carrément conservateurs et intégristes.
Hier matin, dans un grand parc du centre-ville, une vingtaine de policiers ont du s'interposer entre une poignée de chrétiens anti-homosexuels et un groupe de jeunes anarchistes qui les invectivaient.
«Mais qu'est-ce que tu racontes?, a demandé un jeune homme à un costaud qui criait dans son porte-voix: «Ni Obama ni Clinton ne peut résoudre vos problèmes, seul Dieu le peut.»
Le sénateur de l'Illinois aura beau répéter qu'il s'est opposé au déclenchement de cette guerre en 2003, des militants pacifistes, parmi lesquels se trouvent un bon nombre d'anciens combattants, reprochent aux élus de ce parti, majoritaires dans les deux Chambres du Congrès depuis novembre 2006, d'avoir voté les fonds nécessaires à sa poursuite.
«Les démocrates ont été élus en faisant de fausses promesses, comme celles de mettre fin à la guerre et d'aider les anciens combattants en haussant leurs prestations, a dénoncé Garett Reppenhagen, porte-parole du groupe Iraq Veterans against the War (IVAW). Nous n'acceptons plus les fausses promesses. Nous exigeons de la vigilance et de la diligence de la part de nos élus.»
«Nous ciblons le Pepsi Center parce que nous avons demandé à Barack Obama d'appuyer nos trois revendications — rapatriement des troupes actuellement en Irak, meilleure prise en charge quand elles reviennent au pays et reconstruction de l'Irak — et qu'il ne nous a jamais répondu», a poursuivi l'ancien tireur d'élite de 1re division d'infanterie, un vétéran du Kosovo et de l'Irak.
Hier, en milieu d'après-midi, des militants commençaient à se préparer en vue de leur défilé pendant que les concerts se poursuivaient à l'intérieur du Coliseum: un groupe hétéroclite et bigarré, qui tranchait avec la mise soignée des congressistes qu'on rencontre au Centre Pepsi.
Deux étudiantes venue de la ville voisine de Boulder ont fait écho aux récrimination du militaire de l'IVAW. «Nous voulons être entendues. Nous avons protesté auprès de nos élus et de sociétés impliquées dans l'armement, comme Lockheed, et nous n'avons eu aucun accusé de réception», s'est plaint Rebecca Diaz.
Un peu plus loin, un sexagénaire en fauteuil roulant, portant un macaron des Yippies, se présente comme un «vétéran de la protestation» qui suit les conventions des deux partis politiques depuis 1972. «Je n'aime pas leurs positions concernant la guerre. Elles répondent aux priorités des gens du gros argent», affirme Aaron Kaye.
Un peu plus d'un millier de manifestants se sont rendus au Pepsi Center et ils s'étaient dispersés pacifiquement, au moment de metrre sous presse notre première édition.
Le candidat démocrate à la présidence n'échappe pas aux critiques des opposants à la guerre en Irak.
«Il a fait un voyage de relations publiques dans la zone de guerre en Irak afin de se bâtir une crédibilité, mais il a peur d'affronter des vétérans opposés à la guerre et des milliers de protestataires dans son propre pays», a poursuivi Garett Rappenhagen lors d'un point de presse impromptu.
«Je vote pas pour l'espoir, je veux des solutions pratiques, a-t-il conclu. C'est bon cop, mauvais cop, Barack Obama étant le bon cop. Je ne veux pas voter pour ce genre de personne. Je veux quelqu'un qui représente véritablement la majorité des citoyens de ce pays, qui souhaitent le rapatriement immédiat de nos troupes.»
Les démocrates ont beau se présenter comme le parti du changement «auquel on peut croire» et celui qui défendra les intérêts de la classe moyenne et de la classe ouvrière, ils n'ont pas convaincu tout le monde.
Chaque jour, des groupes de pression d'importance et de tendances diverses se rassemblent dans certains sites désignés, tous situés à une bonne distance du périmètre de sécurité tracé autour de la Convention démocrate.
On y trouve, se côtoyant dans une relative harmonie, des anarchistes, des partisans de Ralph Nader (qui en est à sa cinquième candidature à une élection présidentielle à titre d'indépendant), des partisanes inconsolables de Hillary Clinton, des «pro-vie» et des «pro-choix», des militants pro-Palestiniens, des groupes religieux progressistes et pacifistes, et d'autres, qui sont carrément conservateurs et intégristes.
Hier matin, dans un grand parc du centre-ville, une vingtaine de policiers ont du s'interposer entre une poignée de chrétiens anti-homosexuels et un groupe de jeunes anarchistes qui les invectivaient.
«Mais qu'est-ce que tu racontes?, a demandé un jeune homme à un costaud qui criait dans son porte-voix: «Ni Obama ni Clinton ne peut résoudre vos problèmes, seul Dieu le peut.»
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