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Michelle, ambassadrice de Barack Obama

Claude Lévesque   26 août 2008  États-Unis
Photo : Agence France-Presse
Denver — Michelle Obama, l'épouse du candidat démocrate qui doit être adoubé jeudi, a partagé la vedette hier soir avec le sénateur Edward «Ted» Kennedy.

Un hommage au cadet des frères Kennedy, qui souffre d'un cancer du cerveau, était bel et bien prévu, mais le discours passionné qu'il a prononcé d'une voix forte, ne l'était pas vraiment et il a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements dans l'amphithéâtre de Denver qui accueille depuis hier la convention démocrate.

«C'est merveilleux d'être ici. Pour rien au monde, je n'aurais manqué la rencontre spéciale de ce soir», a dit le vieux routier de la politique américaine, qui venait d'être présenté par sa nièce Caroline.

Le sénateur du Massachusetts a lui-même rendu un hommage appuyé à Barack Obama, qu'il avait déjà appuyé dans sa campagne contre l'ex-première dame Hillary Clinton.

Il a été particulièrement applaudi lorsqu'il a promis d'être présent au Sénat à Washington en janvier prochain le jour de l'assermentation de celui qu'il veut aider à se faire élire président des États-Unis le 4 novembre. Edward (Ted) Kennedy, 76 ans, qui se bat depuis mai dernier contre un cancer du cerveau incurable, est non seulement le patriarche de la famille la plus célèbre des États-Unis, mais incarne à lui seul «le coeur et l'esprit» de la famille démocrate.

Michelle Obama, dont le discours est venu clore une première journée à l'horaire très chargé, a mis très fortement l'accent sur les valeurs familiales. Elle a été présentée par son frère, Craig Robinson, et, à la fin de son allocution, elle a fait monter ses deux filles sur la scène pour participer à une conversation à distance avec Barack Obama, qui se trouvait chez des proches au Kansas.

La convention démocrate est lancée sur le thème des valeurs de la classe moyenne et des classes laborieuses qui veulent trouver des raisons de croire à nouveau au «rêve américain».

Michelle Obama est née de parents noirs aux revenus modestes dans le South Side, un quartier pauvre de Chicago. Après des études à Princeton et à la Harvard Law School, elle a travaillé pour le bureau d'avocats Sidley Austin de Chicago, où elle a fait la connaissance de son mari.

«Je me présente comme une fille qui a été élevée dans le South Side de Chicago par un père qui était un col bleu et une mère qui restait au foyer avec mon frère et moi», a dit cette femme de carrière.

Ellle a aussi souligné le fait que son mari a choisi, après ses études, d'oeuvrer à des projets communautaires dans les quartiers défavorisés de Chicago «plutôt que de se diriger vers Wall Street».

Quelque 50 000 personnes ont convergé à Denver, dont 4200 délégués et 15 000 journalistes, pour cet événement qui doit mettre le parti en ordre de marche afin de soutenir M. Obama jusqu'à la présidentielle dans deux mois, après des primaires inhabituellement longues et acharnées.

Hier, Hillary Clinton et Barack Obama ont multiplié les signes de conciliation. Selon certaines enquêtes, Obama éprouverait des difficultés à rallier sur sa candidature les voix qui s'étaient portées sur sa rivale dans la course à l'investiture: un électeur sur quatre ayant voté pour Hillary Clinton lors des primaires rechignerait à le soutenir.

S'exprimant hier devant des élus hispaniques à Denver, Mme Clinton a appelé ses partisans d'origine latino-américaine à «travailler aussi dur pour Barack Obama que vous l'avez fait pour moi pendant les primaires».

L'ex-première dame s'est aussi rebiffée contre l'utilisation de son image par l'équipe de campagne de M. McCain, qui utilise des archives où elle dénigre le manque d'expérience de M. Obama.

Autre signe d'apaisement, un responsable démocrate a indiqué que Mme Clinton autoriserait ses partisans à voter s'ils le veulent pour M. Obama lors du scrutin prévu demain. La sénatrice de New York va prononcer son discours à la convention ce soir.

De son côté, M. Obama a rendu hommage à son ex-rivale et a salué son appel à voter pour lui. «Elle ne pouvait être plus claire aujourd'hui. Elle n'aurait pas pu être plus claire au cours de ces derniers mois», a-t-il dit.

La convention se terminera jeudi en apothéose par un discours du sénateur de l'Illinois dans un stade de football de 75 000 places.

***

Avec Agence France-Presse, Reuters et Associated Press






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  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 26 août 2008 10h58
    L'espoire, la joie,le retour des années 60
    « Je serai bref.En écoutant Edward et Michelle, j'ai retrouvé l'euphorie de mes vingt ans,la joie incommensurable de l'élection de 1976.Hier j'étais jeune.Que cela fait du bien d'entendre des gens qui croient qu'une utopie se réalisera.J'ai vu des gens pleurer en écoutant les paroles de ces personnes VRAIES.L'élection qui s'en vient aux E.U aura un impact profond sur l'avenir de l'Humanité.Pour moi, c'est le combat du bien contre le mal.
    Une des belles journée de ma vie. »

  • Étienne Gilbert
    Abonné
    mardi 26 août 2008 12h40
    Les années 60
    « Effectivement ce sera comme dans les années 60 Monsieur Leclaire: si Obama veut changer les choses, il sera assassiné. L'Humanité est condamnée. »

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