L'Obamanie s'empare de Denver
Denver — La fameuse Obamamanie s'est officiellement emparée de la capitale du Colorado hier. Le centre-ville est tapissé d'affiches aux couleurs du Parti démocrate ou à l'effigie de son candidat.
Le Pepsi Center, l'aréna de hockey qui héberge la convention démocrate pendant les trois premiers jours, avant le discours de jeudi dans un stade de football, est entouré d'un vaste périmètre où la sécurité, assurée par le «secret service», est aussi stricte sinon plus que dans les aéroports.
Dans les parcs environnants, des partisans de Barack Obama mais aussi de Hillary Clinton, sa grande rivale de la campagne à l'investiture, ont monté des stands où ils font la promotion de leurs idoles respectives.
Tout près du site de la convention, deux septuagénaires blancs originaires du Missouri tiennent une grande bannière où l'on peut lire: «Rednecks for Obama».
«C'est le bon candidat pour le job. il arrive au bon moment, qui est d'ailleurs un moment critique dans notre histoire», dit Les Spencer, un agent d'assurance vie à la retraite, au sujet de Barack Obama. M. Spencer se décrit comme un «redneck» parce qu'il affectionne la chasse et la pêche, de même que certaines valeurs du Vieux Sud, mais il n'aime pas les républicains.
«Je l'ai écouté dans les débats et j'ai trouvé qu'il est intelligent en plus d'avoir du caractère», opine son compagnon Tony Viessman, un policier de la route, également à la retraite.
«Il défend la classe moyenne avec son projet d'assurance maladie. Il est vrai que Hillary Clinton l'a fait aussi. Ce fut un choix difficile. Mes neuf frères et moi avons été élevés pendant la Grande Dépression, et mon père disait toujours: "Les temps seront durs si les républicains sont élus".»
On sent que la campagne électorale qui bat son plein revêt un caractère historique pour beaucoup d'Américains. Ce sentiment est exprimé avec emphase par les quelques personnes auxquelles nous avons pu parler hier.
«J'ai commence à m'intéresser à la politique dès mes premières années de high school, dit Gibran Baydoun, du Nevada, qui, à 19 ans, doit être un des plus jeunes délégués. À cette époque, j'avais participé à une conférence de jeunes et c'est là que j'ai rencontré Barack Obama pour la première fois. Je me suis alors mis à aimer la politique, et spécialement la façon dont Barack Obama peut changer ce pays.»
Qu'attend-il de la convention en cours? Comme apparemment presque tout le monde ici, il semble croire que le candidat démocrate à la présidentielle est porteur de grands changements.
«J'attends de cette convention que nous nous mettions à la tâche avec le feu sacré et qu'en tant que délégués, nous apportions ce changement dans nos communautés en convainquant les gens d'aller voter», dit le jeune étudiant en science politique.
M. Baydoun se dit préoccupé par l'économie, le coût de l'essence, le coût croissant de l'éducation, mais aussi par la guerre en Irak.
Même enthousiasme et même foi dans Obama chez la dame noire de 66 ans qui se tient à ses côtés. «Je suis commissaire scolaire et je me suis toujours impliquée en politique, mais c'est première fois que je suis déléguée.»
«Je suis tellement excitée d'être ici; c'est à cause de la présence de Hillary Clinton et de Barack Obama dans la course que j'ai voulu être déléguée», dit Mamie Yarbrough, du Michigan, un des États dont les délégués ont bien failli être exclus de la convention à cause d'un différend entre l'état-major national et l'organisation locale.
Quelque 4400 délégués venus de tous les États et territoires des États-Unis, des permanents et des élus du parti, de même que leurs invités ont commencé hier leurs travaux, qui culmineront avec le discours que Barack Obama prononcera jeudi dans le stade de football de la ville. Ils sont observés par des journalistes aussi nombreux qu'eux: 15 000 se sont accrédités selon les organisateurs du Parti démocrate.
Le Pepsi Center, l'aréna de hockey qui héberge la convention démocrate pendant les trois premiers jours, avant le discours de jeudi dans un stade de football, est entouré d'un vaste périmètre où la sécurité, assurée par le «secret service», est aussi stricte sinon plus que dans les aéroports.
Dans les parcs environnants, des partisans de Barack Obama mais aussi de Hillary Clinton, sa grande rivale de la campagne à l'investiture, ont monté des stands où ils font la promotion de leurs idoles respectives.
Tout près du site de la convention, deux septuagénaires blancs originaires du Missouri tiennent une grande bannière où l'on peut lire: «Rednecks for Obama».
«C'est le bon candidat pour le job. il arrive au bon moment, qui est d'ailleurs un moment critique dans notre histoire», dit Les Spencer, un agent d'assurance vie à la retraite, au sujet de Barack Obama. M. Spencer se décrit comme un «redneck» parce qu'il affectionne la chasse et la pêche, de même que certaines valeurs du Vieux Sud, mais il n'aime pas les républicains.
«Je l'ai écouté dans les débats et j'ai trouvé qu'il est intelligent en plus d'avoir du caractère», opine son compagnon Tony Viessman, un policier de la route, également à la retraite.
«Il défend la classe moyenne avec son projet d'assurance maladie. Il est vrai que Hillary Clinton l'a fait aussi. Ce fut un choix difficile. Mes neuf frères et moi avons été élevés pendant la Grande Dépression, et mon père disait toujours: "Les temps seront durs si les républicains sont élus".»
On sent que la campagne électorale qui bat son plein revêt un caractère historique pour beaucoup d'Américains. Ce sentiment est exprimé avec emphase par les quelques personnes auxquelles nous avons pu parler hier.
«J'ai commence à m'intéresser à la politique dès mes premières années de high school, dit Gibran Baydoun, du Nevada, qui, à 19 ans, doit être un des plus jeunes délégués. À cette époque, j'avais participé à une conférence de jeunes et c'est là que j'ai rencontré Barack Obama pour la première fois. Je me suis alors mis à aimer la politique, et spécialement la façon dont Barack Obama peut changer ce pays.»
Qu'attend-il de la convention en cours? Comme apparemment presque tout le monde ici, il semble croire que le candidat démocrate à la présidentielle est porteur de grands changements.
«J'attends de cette convention que nous nous mettions à la tâche avec le feu sacré et qu'en tant que délégués, nous apportions ce changement dans nos communautés en convainquant les gens d'aller voter», dit le jeune étudiant en science politique.
M. Baydoun se dit préoccupé par l'économie, le coût de l'essence, le coût croissant de l'éducation, mais aussi par la guerre en Irak.
Même enthousiasme et même foi dans Obama chez la dame noire de 66 ans qui se tient à ses côtés. «Je suis commissaire scolaire et je me suis toujours impliquée en politique, mais c'est première fois que je suis déléguée.»
«Je suis tellement excitée d'être ici; c'est à cause de la présence de Hillary Clinton et de Barack Obama dans la course que j'ai voulu être déléguée», dit Mamie Yarbrough, du Michigan, un des États dont les délégués ont bien failli être exclus de la convention à cause d'un différend entre l'état-major national et l'organisation locale.
Quelque 4400 délégués venus de tous les États et territoires des États-Unis, des permanents et des élus du parti, de même que leurs invités ont commencé hier leurs travaux, qui culmineront avec le discours que Barack Obama prononcera jeudi dans le stade de football de la ville. Ils sont observés par des journalistes aussi nombreux qu'eux: 15 000 se sont accrédités selon les organisateurs du Parti démocrate.
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