Investiture démocrate - Les républicains voulaient Clinton
25 août 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Joseph Biden et Barack Obama ont fait leur première apparition ensemble samedi, en Illinois.
Denver — À 24 heures de l'ouverture de la convention démocrate, aujourd'hui à Denver, des responsables républicains ont pris la défense de son ex-rivale Hillary Clinton, exclue du «ticket».
En choisissant Joe Biden comme colistier, «le sénateur Obama a souligné ses faiblesses plutôt que sa force», a dit hier l'ancien maire républicain de New York Rudolph Giuliani, interrogé sur ABC. «Le meilleur choix, le choix évident aurait été de choisir Hillary Clinton», a ajouté M. Giuliani.
Les républicains frappent là où le bât blesse côté démocrate. Un sondage publié hier par le Washington Post, et réalisé avant que M. Obama n'annonce le nom de son colistier, affirme que 70 % des électeurs de Mme Clinton durant les primaires sont prêts à voter pour le sénateur de l'Illinois en novembre. Mais, souligne ce sondage, 20 % des partisans de Mme Clinton souhaitent voter pour son adversaire John McCain.
Ce sondage accorde seulement quatre points d'avance à M. Obama sur M. McCain (49 % contre 45 %) dans la perspective du duel de novembre.
Le camp républicain a lancé hier un nouveau clip télévisé, diffusé dans plusieurs États clés, qui vante les mérites de Mme Clinton au détriment de M. Obama.
«Elle a obtenu des millions de voix, mais elle n'est pas sur le "ticket". Pourquoi? Parce qu'elle a dit la vérité» sur les faiblesses de M. Obama, dit une voix off dans ce clip: «La vérité blesse et M. Obama n'aime pas ça».
Mme Clinton a salué la nomination de M. Biden comme colistier de M. Obama, mais l'attitude de ses partisans — environ 2000 délégués pro-Clinton doivent siéger à la convention — demeure l'une des principales inconnues de la grand-messe. Mme Clinton a obtenu entre 17 et 18 millions de voix lors des primaires.
Hillary Clinton doit s'exprimer devant la convention demain soir et son mari, l'ancien président Bill Clinton, souvent très critique à l'encontre de M. Obama durant les primaires, doit parler mercredi soir.
Le nom de Mme Clinton sera mis aux voix mercredi soir. Mme Clinton n'a arithmétiquement pas assez de délégués pour remporter l'investiture démocrate, mais un score serré de M. Obama pourrait souligner la division du camp démocrate et fragiliser sa candidature. Traditionnellement, le candidat démocrate est désigné par acclamations.
Hier, au cours des émissions télévisées, plusieurs ténors du parti ont assuré que leur formation serait unie à l'issue de la convention.
Le principal stratège de M. Obama, David Axelrod, a assuré que le sénateur de l'Illinois avait «énormément de considération pour Mme Clinton». «Elle aura un rôle important dans la campagne, ce sera une voix qui comptera pour faire avancer ce pays dans la prochaine administration», a dit M. Axelrod.
M. Obama, attendu jeudi soir à Denver, battait la campagne hier dans le Wisconsin. Son colistier Joe Biden est reparti quant à lui dans son État du Delaware. Les deux hommes ont assisté à des services religieux dans la matinée. M. Obama dans une église luthérienne d'Eau Claire (Wisconsin), et M. Biden dans une église catholique près de sa maison à Greenville (Delaware).
M. McCain est depuis jeudi dans son ranch de Sedona pour préparer la convention républicaine qui débute le 1er septembre à Minneapolis-Saint-Paul.
Présenté comme l'un des favoris pour être son colistier, le gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty, interrogé sur CNN, a refusé de répondre aux questions concernant le «ticket» républicain. «Nous savons qu'il sera connu bientôt. Qui que soit le colistier, [les républicains] auront un meilleur bilan pour la Pennsylvanie et l'Amérique que le tandem Barack Obama-Joe Biden», a-t-il affirmé.
En choisissant Joe Biden comme colistier, «le sénateur Obama a souligné ses faiblesses plutôt que sa force», a dit hier l'ancien maire républicain de New York Rudolph Giuliani, interrogé sur ABC. «Le meilleur choix, le choix évident aurait été de choisir Hillary Clinton», a ajouté M. Giuliani.
Les républicains frappent là où le bât blesse côté démocrate. Un sondage publié hier par le Washington Post, et réalisé avant que M. Obama n'annonce le nom de son colistier, affirme que 70 % des électeurs de Mme Clinton durant les primaires sont prêts à voter pour le sénateur de l'Illinois en novembre. Mais, souligne ce sondage, 20 % des partisans de Mme Clinton souhaitent voter pour son adversaire John McCain.
Ce sondage accorde seulement quatre points d'avance à M. Obama sur M. McCain (49 % contre 45 %) dans la perspective du duel de novembre.
Le camp républicain a lancé hier un nouveau clip télévisé, diffusé dans plusieurs États clés, qui vante les mérites de Mme Clinton au détriment de M. Obama.
«Elle a obtenu des millions de voix, mais elle n'est pas sur le "ticket". Pourquoi? Parce qu'elle a dit la vérité» sur les faiblesses de M. Obama, dit une voix off dans ce clip: «La vérité blesse et M. Obama n'aime pas ça».
Mme Clinton a salué la nomination de M. Biden comme colistier de M. Obama, mais l'attitude de ses partisans — environ 2000 délégués pro-Clinton doivent siéger à la convention — demeure l'une des principales inconnues de la grand-messe. Mme Clinton a obtenu entre 17 et 18 millions de voix lors des primaires.
Hillary Clinton doit s'exprimer devant la convention demain soir et son mari, l'ancien président Bill Clinton, souvent très critique à l'encontre de M. Obama durant les primaires, doit parler mercredi soir.
Le nom de Mme Clinton sera mis aux voix mercredi soir. Mme Clinton n'a arithmétiquement pas assez de délégués pour remporter l'investiture démocrate, mais un score serré de M. Obama pourrait souligner la division du camp démocrate et fragiliser sa candidature. Traditionnellement, le candidat démocrate est désigné par acclamations.
Hier, au cours des émissions télévisées, plusieurs ténors du parti ont assuré que leur formation serait unie à l'issue de la convention.
Le principal stratège de M. Obama, David Axelrod, a assuré que le sénateur de l'Illinois avait «énormément de considération pour Mme Clinton». «Elle aura un rôle important dans la campagne, ce sera une voix qui comptera pour faire avancer ce pays dans la prochaine administration», a dit M. Axelrod.
M. Obama, attendu jeudi soir à Denver, battait la campagne hier dans le Wisconsin. Son colistier Joe Biden est reparti quant à lui dans son État du Delaware. Les deux hommes ont assisté à des services religieux dans la matinée. M. Obama dans une église luthérienne d'Eau Claire (Wisconsin), et M. Biden dans une église catholique près de sa maison à Greenville (Delaware).
M. McCain est depuis jeudi dans son ranch de Sedona pour préparer la convention républicaine qui débute le 1er septembre à Minneapolis-Saint-Paul.
Présenté comme l'un des favoris pour être son colistier, le gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty, interrogé sur CNN, a refusé de répondre aux questions concernant le «ticket» républicain. «Nous savons qu'il sera connu bientôt. Qui que soit le colistier, [les républicains] auront un meilleur bilan pour la Pennsylvanie et l'Amérique que le tandem Barack Obama-Joe Biden», a-t-il affirmé.
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