Guantánamo - Salim Haram est condamné à cinq ans et demi de prison
8 août 2008
États-Unis
Guantánamo — Le chauffeur de ben Laden, Salim Hamdan, a été condamné hier par un tribunal militaire d'exception américain, à Guantánamo, à cinq ans et demi de prison pour soutien matériel au terrorisme.
«C'est mon devoir de président [du jury] de vous annoncer que la commission militaire vous a condamné à être emprisonné pendant 66 mois», a déclaré un des six membres du jury militaire à M. Hamdan.
M. Hamdan, qui a déjà passé plus de six ans dans la prison de Guantánamo, n'aurait plus à purger que cinq mois depuis la date où il a été inculpé. Mais le Pentagone a déjà rappelé qu'il ne devrait pas être libéré. Il reste en effet pour les États-Unis un «combattant ennemi», ce qui leur permet de le garder détenu indéfiniment, malgré les critiques nationales et internationales au nom des droits de la personne.
Le président militaire du tribunal, l'amiral Keith Allred, avait précisé avant les délibérations du jury sur sa culpabilité que la peine tiendrait compte des cinq années et un mois que le Yéménite a déjà passés en prison, depuis son inculpation en 2003. Une fois qu'il aura effectué ses cinq mois, «je ne sais pas ce qui se passera», a affirmé le juge Allred.
«Apparemment, vous pourrez bénéficier d'un réexamen administratif», a-t-il expliqué. Un jury mis en place par la prison décidera si l'ancien chauffeur constitue toujours une menace ou devrait être libéré, déchargé de sa condition de «combattant ennemi», a-t-il ajouté.
Des dizaines de détenus de Guantánamo, sur les quelque 800 en tout passés par le centre de détention, ont bénéficié de ce réexamen et ont été transférés dans leur pays d'origine, à l'exception de quelques-uns, qu'un rapatriement exposerait à la peine de mort ou à la torture.
Les avocats de la défense avaient estimé la veille de l'annonce de la condamnation de Salim Hamdan que les États-Unis allaient subir une forte pression internationale s'ils refusent de libérer le Yéménite dans cinq mois.
À l'énoncé du jugement, M. Hamdan a remercié le jury et déclaré: «Je voudrais présenter une nouvelle fois mes excuses». Puis, il a souri et étreint Charles Swift, un des avocats qui le suit depuis le plus longtemps.
Le jury, qui avait déjà abandonné mercredi la charge de complot, initialement retenue contre l'accusé, n'a pas suivi les réquisitions du procureur représentant le gouvernement américain, John Murphy, qui avait réclamé une peine «pas inférieure à 30 ans». «Quand vous examinez les faits dans cette affaire, vous devriez considérer [de le] condamner à la prison à vie», avait-il même demandé. Une sentence sévère aura «un effet si bénéfique que les autres y repenseront à deux fois avant de s'allier avec Oussama ben Laden ou le prochain Oussama ben Laden», avait-il ajouté.
De son côté, la défense avait rappelé que M. Hamdan s'était montré très coopératif avec les forces américaines après son arrestation. Me Swift avait demandé une peine inférieure à 45 mois de prison, estimant que M. Hamdan «a pris une série de mauvaises décisions» mais ne représentait plus aucun danger.
Prenant la parole pour le première fois depuis le début de son procès, le 21 juillet, Salim Hamdan a présenté ses excuses personnelles hier matin aux victimes.
«C'est mon devoir de président [du jury] de vous annoncer que la commission militaire vous a condamné à être emprisonné pendant 66 mois», a déclaré un des six membres du jury militaire à M. Hamdan.
M. Hamdan, qui a déjà passé plus de six ans dans la prison de Guantánamo, n'aurait plus à purger que cinq mois depuis la date où il a été inculpé. Mais le Pentagone a déjà rappelé qu'il ne devrait pas être libéré. Il reste en effet pour les États-Unis un «combattant ennemi», ce qui leur permet de le garder détenu indéfiniment, malgré les critiques nationales et internationales au nom des droits de la personne.
Le président militaire du tribunal, l'amiral Keith Allred, avait précisé avant les délibérations du jury sur sa culpabilité que la peine tiendrait compte des cinq années et un mois que le Yéménite a déjà passés en prison, depuis son inculpation en 2003. Une fois qu'il aura effectué ses cinq mois, «je ne sais pas ce qui se passera», a affirmé le juge Allred.
«Apparemment, vous pourrez bénéficier d'un réexamen administratif», a-t-il expliqué. Un jury mis en place par la prison décidera si l'ancien chauffeur constitue toujours une menace ou devrait être libéré, déchargé de sa condition de «combattant ennemi», a-t-il ajouté.
Des dizaines de détenus de Guantánamo, sur les quelque 800 en tout passés par le centre de détention, ont bénéficié de ce réexamen et ont été transférés dans leur pays d'origine, à l'exception de quelques-uns, qu'un rapatriement exposerait à la peine de mort ou à la torture.
Les avocats de la défense avaient estimé la veille de l'annonce de la condamnation de Salim Hamdan que les États-Unis allaient subir une forte pression internationale s'ils refusent de libérer le Yéménite dans cinq mois.
À l'énoncé du jugement, M. Hamdan a remercié le jury et déclaré: «Je voudrais présenter une nouvelle fois mes excuses». Puis, il a souri et étreint Charles Swift, un des avocats qui le suit depuis le plus longtemps.
Le jury, qui avait déjà abandonné mercredi la charge de complot, initialement retenue contre l'accusé, n'a pas suivi les réquisitions du procureur représentant le gouvernement américain, John Murphy, qui avait réclamé une peine «pas inférieure à 30 ans». «Quand vous examinez les faits dans cette affaire, vous devriez considérer [de le] condamner à la prison à vie», avait-il même demandé. Une sentence sévère aura «un effet si bénéfique que les autres y repenseront à deux fois avant de s'allier avec Oussama ben Laden ou le prochain Oussama ben Laden», avait-il ajouté.
De son côté, la défense avait rappelé que M. Hamdan s'était montré très coopératif avec les forces américaines après son arrestation. Me Swift avait demandé une peine inférieure à 45 mois de prison, estimant que M. Hamdan «a pris une série de mauvaises décisions» mais ne représentait plus aucun danger.
Prenant la parole pour le première fois depuis le début de son procès, le 21 juillet, Salim Hamdan a présenté ses excuses personnelles hier matin aux victimes.
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