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Présidentielle américaine - Les colistiers sortiront de l'ombre sous peu

4 août 2008  États-Unis
Les tractations de coulisses sur le choix des colistiers de Barack Obama et de John McCain devraient prendre fin dans les prochains jours.
Photo : Agence France-Presse
Les tractations de coulisses sur le choix des colistiers de Barack Obama et de John McCain devraient prendre fin dans les prochains jours.
Washington — Les deux camps sont discrets sur leurs intentions, mais, à moins d'un mois des conventions du Parti démocrate et du Parti républicain, le processus de désignation des candidats à la vice-présidence est entrée dans sa dernière ligne droite.

Des conseillers du candidat républicain ont confié que l'annonce était imminente et devait intervenir avant les Jeux de Pékin qui débutent le 8 août. La campagne McCain est restée prudente et souligne que le moment sera celui choisi par le candidat.

Le choix d'un colistier est souvent considéré comme la plus importante décision qu'un candidat à la présidence est amené à prendre avant l'élection. Pour M. McCain qui fêtera ses 72 ans le 29 août et qui avoue des lacunes en économie, le choix d'un colistier relativement jeune et au fait des questions économiques semble une nécessité.

M. Obama qui aura 47 ans aujourd'hui et qui n'est sénateur que depuis 2005 a besoin au contraire d'une personne expérimentée, notamment sur les questions de sécurité nationale. «Je veux quelqu'un d'intègre [...] Je veux quelqu'un d'indépendant, qui soit prêt à me dire à quel moment il ou elle pense que j'ai tort», a dit récemment M. Obama.

Plusieurs noms circulent. Côté républicain, l'ancien gouverneur du Massachusetts et ancien rival de M. McCain dans la course à l'investiture républicaine, Mitt Romney, est souvent cité. Choisir Romney, un talentueux homme d'affaires, «donnerait à McCain une crédibilité sur les questions économiques», affirme Thomas Whalen, professeur de sciences politiques à l'université de Boston. Mais M. Romney est mormon et cela pourrait effrayer certains chrétiens évangélistes.

Ancien représentant au Commerce, puis directeur des affaires budgétaires à la Maison-Blanche, Rob Portman est également un candidat crédible pour figurer sur le «ticket» républicain. M. Portman est un ancien parlementaire de l'Ohio (nord), un État jugé crucial dans la perspective de l'élection de novembre.

Il est également souvent question de Tim Pawlenty et Charlie Crist, respectivement gouverneur du Minnesota (nord) et de Floride (sud-est). Le nom du gouverneur de Caroline du Sud (sud-est), Mark Sanford ou celui du sénateur du Dakota du Sud John Thune sont parfois cités. Deux femmes, l'ancienne PDG de Hewlett Packard Carly Fiorina et la gouverneure d'Alaska Sarah Palin, pourraient créer la surprise. Faisant fi des inquiétudes sur son âge, M. McCain pourrait choisir l'ancien colistier d'Al Gore, l'ex-démocrate Joe Lieberman, 66 ans ou l'ex-responsable de la lutte antiterroriste, Tim Ridge, 62 ans.

Du côté démocrate, le gouverneur de Virginie (est), Tim Kaine semble avoir le vent en poupe. M. Kaine, 50 ans, est gouverneur d'un État considéré comme crucial dans la perspective de l'élection présidentielle de novembre.

Le sénateur et ancien gouverneur de l'Indiana (nord) Evan Bayh, spécialiste des questions de sécurité nationale, fait également figure de candidat sérieux tout comme le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Joe Biden.

Dimanche, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a appelé M. Obama à ajouter Chet Edwards à sa liste. Edwards, 56 ans, est un représentant peu connu, élu du Texas. Mme Pelosi s'est félicitée du «grand éventail» de personnalités mais a espéré qu'Edwards serait «choisi».

Parmi les autres noms cités figurent celui de l'ex-héros de la guerre du Vietnam, Chuck Hagel, sénateur républicain du Nebraska (centre) qui a accompagné M. Obama en Afghanistan et en Irak, et celui de la gouverneure du Kansas (centre) Kathleen Sebelius.

Le gouverneur du Nouveau-Mexique (sud-ouest) Bill Richardson, ancien ambassadeur américain à l'ONU, a l'avantage d'avoir une solide expérience en politique étrangère et d'être populaire dans la communauté hispanique.

Enfin, l'hypothèse d'un «ticket» avec Hillary Clinton reste possible bien que peu probable.
 
 
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