Les États-Unis intensifient leurs opérations secrètes en Iran
30 juin 2008
États-Unis
Washington — Les États-Unis ont donné depuis quelques mois un coup d'accélérateur à leurs opérations clandestines en Iran, en vue de déstabiliser le régime de Téhéran dont ils redoutent les ambitions nucléaires, affirme hier le magazine américain The New Yorker.
Cette «intensification majeure» des opérations secrètes en Iran fait suite à l'approbation, l'an dernier par le Congrès américain, d'une enveloppe de 400 millions de dollars demandée par le président Bush à cette fin, ajoute le magazine, dont l'article cite parmi ses sources d'anciens militaires et des membres des services secrets et du Congrès.
L'auteur de l'article, Seymour Hersh, cite une augmentation du soutien aux minorités et aux organisations dissidentes et une collecte plus précise de renseignements concernant les installations nucléaires iraniennes.
Bien que ces activités ne soient pas nouvelles, l'article affirme que «l'échelle et le périmètre des opérations en Iran, qui associent la CIA et le Commandement spécial pour les opérations conjointes [Joint Special Operations Command, JSOC], sont désormais significativement plus larges».
L'ambassadeur américain en Irak, Ryan Crocker, a démenti hier à CNN les affirmations du New Yorker selon lesquelles les États-Unis mèneraient des opérations en Iran depuis l'autre côté de la frontière irakienne.
«Je peux vous dire de manière catégorique que les forces américaines ne mènent pas d'opérations en Iran en traversant la frontière irakienne», a-t-il dit.
Selon des sources proches du dossier, le Congrès américain a approuvé fin 2007 une demande de financement du président Bush pour des opérations secrètes en Iran, destinées principalement à «saper les ambitions nucléaires de l'Iran et à tenter de déstabiliser le gouvernement par un changement de régime».
Washington soupçonne Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que l'Iran dément, affirmant cantonner ses recherches au nucléaire civil.
Cette «intensification majeure» des opérations secrètes en Iran fait suite à l'approbation, l'an dernier par le Congrès américain, d'une enveloppe de 400 millions de dollars demandée par le président Bush à cette fin, ajoute le magazine, dont l'article cite parmi ses sources d'anciens militaires et des membres des services secrets et du Congrès.
L'auteur de l'article, Seymour Hersh, cite une augmentation du soutien aux minorités et aux organisations dissidentes et une collecte plus précise de renseignements concernant les installations nucléaires iraniennes.
Bien que ces activités ne soient pas nouvelles, l'article affirme que «l'échelle et le périmètre des opérations en Iran, qui associent la CIA et le Commandement spécial pour les opérations conjointes [Joint Special Operations Command, JSOC], sont désormais significativement plus larges».
L'ambassadeur américain en Irak, Ryan Crocker, a démenti hier à CNN les affirmations du New Yorker selon lesquelles les États-Unis mèneraient des opérations en Iran depuis l'autre côté de la frontière irakienne.
«Je peux vous dire de manière catégorique que les forces américaines ne mènent pas d'opérations en Iran en traversant la frontière irakienne», a-t-il dit.
Selon des sources proches du dossier, le Congrès américain a approuvé fin 2007 une demande de financement du président Bush pour des opérations secrètes en Iran, destinées principalement à «saper les ambitions nucléaires de l'Iran et à tenter de déstabiliser le gouvernement par un changement de régime».
Washington soupçonne Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que l'Iran dément, affirmant cantonner ses recherches au nucléaire civil.
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