La zone verte attaquée à Bagdad
9 juin 2008
États-Unis
Bagdad — La «zone verte», secteur ultraprotégé de Bagdad, a été visée hier par un tir au mortier qui a tué au moins trois personnes et en a blessé sept, malgré les mesures draconiennes prises par l'armée américaine pour empêcher ces attaques.
Parallèlement, au moins dix civils ont été tués dans deux attentats à Bagdad et dans une attaque d'hommes armés sur un marché près de la frontière avec l'Iran. Hier matin, un obus qui visait le ministère irakien de la Défense, situé dans la «zone verte», est tombé sur une des entrées de ce secteur qui abrite l'ambassade des États-Unis et les institutions du gouvernement, tuant trois personnes et en blessant sept. La nationalité et la fonction des victimes n'ont pas été dévoilées.
En avril et mai, les armées irakienne et américaine ont mené sept semaines durant des opérations militaires de grande envergure à Sadr City, le bastion chiite du leader radical Moqtada Sadr, dans le nord-est de Bagdad, d'où étaient régulièrement tirées des roquettes katioucha ou des obus de mortier.
Le commandement américain avait alors expliqué que son objectif était de chasser de la partie sud de ce quartier les groupes extrémistes qui prennent pour cible la «zone verte», et un mur a été construit pour isoler ce secteur.
Ailleurs, un groupe d'inconnus a fait irruption hier soir sur un marché de Qazania, au nord-est de Bagdad, tuant cinq personnes avant de disparaître, a dit un responsable local de la police. Auparavant, l'explosion d'une bombe devant un centre de recrutement de la police a tué quatre civils et en a blessé 23 dans le quartier d'Al-Yarmouk, dans l'ouest de Bagdad.
Les victimes venaient faire acte de candidature pour intégrer la police irakienne quand la déflagration s'est produite.
La veille, un policier et un civil avaient été tués dans un attentat suicide, dans le même quartier. Un kamikaze avait lancé son véhicule contre une voiture de police, blessant également six personnes. Plus au sud, dans le quartier d'Iskandarya, un Irakien a été tué par une bombe qui visait une voiture de police.
L'armée américaine a également annoncé qu'un de ses soldats avait péri samedi dans l'explosion d'un engin piégé au passage de son véhicule dans l'est de Bagdad, portant à 4092 le nombre de militaire américains tués depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, d'après un décompte du site Internet indépendant icasualties.org.
Ce nouveau décès intervient alors que le mois de mai 2008, avec 19 victimes, a été le moins meurtrier pour l'armée américaine depuis le début de la guerre.
Il porte à six le nombre de militaires américains tués depuis le début juin. Sur le terrain de la lutte contre les extrémistes chiites, l'armée américaine a affirmé avoir capturé dans la nuit à Bagdad deux hommes, dont le «commandant» présumé d'un escadron de la mort opérant à Bassora et accusé d'être soutenu par les services iraniens.
Parallèlement, au moins dix civils ont été tués dans deux attentats à Bagdad et dans une attaque d'hommes armés sur un marché près de la frontière avec l'Iran. Hier matin, un obus qui visait le ministère irakien de la Défense, situé dans la «zone verte», est tombé sur une des entrées de ce secteur qui abrite l'ambassade des États-Unis et les institutions du gouvernement, tuant trois personnes et en blessant sept. La nationalité et la fonction des victimes n'ont pas été dévoilées.
En avril et mai, les armées irakienne et américaine ont mené sept semaines durant des opérations militaires de grande envergure à Sadr City, le bastion chiite du leader radical Moqtada Sadr, dans le nord-est de Bagdad, d'où étaient régulièrement tirées des roquettes katioucha ou des obus de mortier.
Le commandement américain avait alors expliqué que son objectif était de chasser de la partie sud de ce quartier les groupes extrémistes qui prennent pour cible la «zone verte», et un mur a été construit pour isoler ce secteur.
Ailleurs, un groupe d'inconnus a fait irruption hier soir sur un marché de Qazania, au nord-est de Bagdad, tuant cinq personnes avant de disparaître, a dit un responsable local de la police. Auparavant, l'explosion d'une bombe devant un centre de recrutement de la police a tué quatre civils et en a blessé 23 dans le quartier d'Al-Yarmouk, dans l'ouest de Bagdad.
Les victimes venaient faire acte de candidature pour intégrer la police irakienne quand la déflagration s'est produite.
La veille, un policier et un civil avaient été tués dans un attentat suicide, dans le même quartier. Un kamikaze avait lancé son véhicule contre une voiture de police, blessant également six personnes. Plus au sud, dans le quartier d'Iskandarya, un Irakien a été tué par une bombe qui visait une voiture de police.
L'armée américaine a également annoncé qu'un de ses soldats avait péri samedi dans l'explosion d'un engin piégé au passage de son véhicule dans l'est de Bagdad, portant à 4092 le nombre de militaire américains tués depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, d'après un décompte du site Internet indépendant icasualties.org.
Ce nouveau décès intervient alors que le mois de mai 2008, avec 19 victimes, a été le moins meurtrier pour l'armée américaine depuis le début de la guerre.
Il porte à six le nombre de militaires américains tués depuis le début juin. Sur le terrain de la lutte contre les extrémistes chiites, l'armée américaine a affirmé avoir capturé dans la nuit à Bagdad deux hommes, dont le «commandant» présumé d'un escadron de la mort opérant à Bassora et accusé d'être soutenu par les services iraniens.
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