Hillary Clinton laisse à Barack Obama le soin de lui proposer la vice-présidence
L'ex-première dame mettra un point final à sa campagne demain à Washington
6 juin 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Le candidat démocrate à la présidence a fait hier des déplacements en Virginie et au Tennessee.
Washington — La sénatrice de New York, Hillary Clinton, a fait savoir hier qu'elle ne solliciterait pas la vice-présidence des États-Unis, sans préciser quelle serait sa réponse si le candidat démocrate à la présidentielle, Barack Obama, la lui proposait.
«La sénatrice Clinton a indiqué clairement qu'elle fera tout ce qu'elle peut pour l'élection d'un démocrate à la Maison-Blanche. Elle ne recherche pas la vice-présidence et personne n'a à parler pour elle à ce sujet, sauf elle. Le choix appartient seulement au sénateur Obama», a affirmé hier après-midi un communiqué transmis par son équipe de campagne.
Interrogé hier sur CNN, M. Obama a réaffirmé que le nom de Mme Clinton serait sur «la liste des favoris» pour le poste de vice-président de n'importe quel candidat. Mais, a-t-il précisé, «la recherche d'un vice-président est la plus importante décision que je vais devoir prendre avant de devenir président. C'est quelque chose que je dois considérer sérieusement», indiquant ainsi implicitement que son choix n'était pas encore arrêté.
Il a rappelé qu'il avait mis en place une commission de trois personnes pour rechercher des candidats susceptibles de figurer sur son «ticket» et qu'il fallait laisser travailler cette commission.
Mme Clinton mettra un terme demain à une campagne longue de 16 mois, à l'occasion d'une réunion à laquelle elle a convié ses partisans à Washington. Sa décision a été prise à la suite d'une discussion avec une trentaine de parlementaires démocrates, qui l'ont exhortée à quitter la course le plus vite possible pour que le parti puisse enfin s'unir autour de son candidat, Obama.
Mais quelle place Mme Clinton va-t-elle occuper dans la campagne? Certains de ses partisans plaident pour qu'elle figure sur le «ticket» démocrate comme candidate à la vice-présidence. «Ce serait absolument le meilleur choix pour elle», estime l'historienne Doris Kearns Goodwin, une spécialiste de la présidence américaine.
Dans la presse américaine d'hier, plusieurs analystes soulignaient les personnalités antagonistes des deux ex-rivaux. Le Wall Street Journal jugeait très «improbable» que Mme Clinton soit la numéro deux du «ticket» démocrate.
En insistant pour que Mme Clinton figure sur le «ticket» démocrate, certains de ses partisans risquent de rallumer le feu sous la cendre, estiment des experts.
«Plus [les partisans de Mme Clinton] évoquent la question de la vice-présidence, plus ils affirment que la sénatrice est vivement intéressée par le "ticket", plus grand sera le problème si [M. Obama] rejette cette perspective», affirme Stuart Rothenberg, un expert indépendant. «Cela sera vu comme un affront», dit-il.
Or, pour battre le républicain John McCain en novembre, M. Obama aura besoin de rassembler sur son nom le coeur de l'électorat de Mme Clinton (les femmes, les ouvriers, les personnes âgées et les Américains d'origine hispanique). Ces électeurs lui ont fait défaut durant les primaires et leur soutien n'est pas assuré. Mme Clinton pourrait aider à les convaincre de ne pas s'abstenir ou voter républicain cet automne. Plus de 17 millions de personne ont voté pour
Mme Clinton.
«La sénatrice Clinton a indiqué clairement qu'elle fera tout ce qu'elle peut pour l'élection d'un démocrate à la Maison-Blanche. Elle ne recherche pas la vice-présidence et personne n'a à parler pour elle à ce sujet, sauf elle. Le choix appartient seulement au sénateur Obama», a affirmé hier après-midi un communiqué transmis par son équipe de campagne.
Interrogé hier sur CNN, M. Obama a réaffirmé que le nom de Mme Clinton serait sur «la liste des favoris» pour le poste de vice-président de n'importe quel candidat. Mais, a-t-il précisé, «la recherche d'un vice-président est la plus importante décision que je vais devoir prendre avant de devenir président. C'est quelque chose que je dois considérer sérieusement», indiquant ainsi implicitement que son choix n'était pas encore arrêté.
Il a rappelé qu'il avait mis en place une commission de trois personnes pour rechercher des candidats susceptibles de figurer sur son «ticket» et qu'il fallait laisser travailler cette commission.
Mme Clinton mettra un terme demain à une campagne longue de 16 mois, à l'occasion d'une réunion à laquelle elle a convié ses partisans à Washington. Sa décision a été prise à la suite d'une discussion avec une trentaine de parlementaires démocrates, qui l'ont exhortée à quitter la course le plus vite possible pour que le parti puisse enfin s'unir autour de son candidat, Obama.
Mais quelle place Mme Clinton va-t-elle occuper dans la campagne? Certains de ses partisans plaident pour qu'elle figure sur le «ticket» démocrate comme candidate à la vice-présidence. «Ce serait absolument le meilleur choix pour elle», estime l'historienne Doris Kearns Goodwin, une spécialiste de la présidence américaine.
Dans la presse américaine d'hier, plusieurs analystes soulignaient les personnalités antagonistes des deux ex-rivaux. Le Wall Street Journal jugeait très «improbable» que Mme Clinton soit la numéro deux du «ticket» démocrate.
En insistant pour que Mme Clinton figure sur le «ticket» démocrate, certains de ses partisans risquent de rallumer le feu sous la cendre, estiment des experts.
«Plus [les partisans de Mme Clinton] évoquent la question de la vice-présidence, plus ils affirment que la sénatrice est vivement intéressée par le "ticket", plus grand sera le problème si [M. Obama] rejette cette perspective», affirme Stuart Rothenberg, un expert indépendant. «Cela sera vu comme un affront», dit-il.
Or, pour battre le républicain John McCain en novembre, M. Obama aura besoin de rassembler sur son nom le coeur de l'électorat de Mme Clinton (les femmes, les ouvriers, les personnes âgées et les Américains d'origine hispanique). Ces électeurs lui ont fait défaut durant les primaires et leur soutien n'est pas assuré. Mme Clinton pourrait aider à les convaincre de ne pas s'abstenir ou voter républicain cet automne. Plus de 17 millions de personne ont voté pour
Mme Clinton.
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