McCain propose de réduire l'arsenal nucléaire américain
28 mai 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Le candidat républicain prenait la parole hier à Denver.
Washington — John McCain, le prétendant républicain à la Maison-Blanche, a pris une nouvelle fois ses distances hier avec l'administration Bush en proposant de réduire l'arsenal nucléaire américain.
«Il y a un quart de siècle, le président Ronald Reagan a déclaré: "Notre rêve est de voir le jour où les armes nucléaires seront bannies de la surface de la terre." C'est également mon rêve», a dit le sénateur de l'Arizona lors d'un discours à Denver (Colorado).
«C'est un objectif à long terme et difficile», a prévenu M. McCain, expliquant qu'il fallait agir dans le domaine du désarmement avec «prudence et pragmatisme» pour ne pas mettre en péril la sécurité des États-Unis et de ses alliés. «Mais, a souligné
M. McCain, la guerre froide est finie depuis 20 ans et le temps est venu de prendre de nouvelles mesures pour réduire considérablement le nombre d'armes nucléaires dans les arsenaux du monde entier.»
«Il est temps que les États-Unis fassent preuve du leadership que le monde attend de nous, dans la tradition des présidents américains qui ont travaillé pour réduire la menace nucléaire pour l'humanité», a dit M. McCain.
Affirmant que la Russie n'était plus «l'ennemi mortel» des États-Unis, il a proposé de poursuivre le dialogue avec Moscou sur la réduction des arsenaux nucléaires des deux pays et la réduction, «voire l'élimination», du déploiement des armes nucléaires tactiques en Europe. Il a également proposé de poursuivre la discussion entamée avec la Russie par l'administration Bush sur le projet de bouclier antimissile américain en Europe en proposant d'associer les Russes aux décisions concernant ce bouclier antimissile.
M. McCain a aussi plaidé pour l'engagement d'«un dialogue avec
Pékin sur les questions nucléaires et stratégiques».
Dans son discours, M. McCain a semblé prendre une nouvelle fois ses distances avec l'administration. «Pour être un leader efficace au XXIe siècle, il ne suffit pas d'être fort. Nous devons être un modèle pour les autres», a encore dit le candidat républicain, citant notamment la lutte contre le réchauffement climatique et le combat pour la défense de l'environnement, deux sujets qui n'ont pas été une priorité de l'administration Bush.
Pour la première fois en trois mois, John McCain devait se retrouver brièvement hier à Phoenix, en Arizona, au côté du président George W. Bush, un allié indispensable mais encombrant.
Les deux hommes devaient participer ensemble en fin d'après-midi à une réunion privée en vue de lever des fonds destinés à financer la campagne du sénateur de l'Arizona, exercice dans lequel le président Bush excelle.
Mais M. McCain, qui espère profiter de cette manne, ne veut pas être trop étroitement associé à
M. Bush, dont il cherche à se démarquer. L'équipe de campagne de M. McCain a demandé aux équipes de télévision de ne pas trop couvrir cette rencontre.
Le candidat à l'investiture démocrate Barack Obama a ironisé sur cette rencontre «sans caméra ni journalistes» derrière «des portes closes».
«Le sénateur John McCain ne veut pas être vu en train de quémander auprès du président dont il veut poursuivre la politique désastreuse pendant quatre ans supplémentaires», a dit M. Obama au cours d'une réunion à Las Vegas.
La dernière fois où MM. Bush et McCain ont été vus ensemble remonte au 5 mars, quand le président a officiellement apporté son soutien au sénateur de l'Arizona au cours d'une brève cérémonie dans les jardins de la Maison-Blanche.
Selon le dernier sondage Wall Street Journal/NBC, seuls 27 % des Américains avaient une opinion favorable du président Bush en avril. Jamais ce taux n'a été aussi bas depuis son entrée en fonction en janvier 2001. Certains républicains craignent que la faible popularité du président Bush ne handicape M. McCain et les candidats républicains au Congrès en novembre.
Le candidat républicain a pris le contre-pied du président sur de nombreux sujets, mais a également repris à son compte nombre de sujets défendus par la Maison-Blanche. Il a ainsi promis, après y avoir été opposé, de poursuivre la politique de baisse des impôts entamée par M. Bush. M. McCain est le seul candidat en lice à vouloir poursuivre la guerre en Irak. Le plan de couverture santé proposé par le sénateur de l'Arizona ressemble à celui proposé par le président Bush l'an dernier.
«Il y a un quart de siècle, le président Ronald Reagan a déclaré: "Notre rêve est de voir le jour où les armes nucléaires seront bannies de la surface de la terre." C'est également mon rêve», a dit le sénateur de l'Arizona lors d'un discours à Denver (Colorado).
«C'est un objectif à long terme et difficile», a prévenu M. McCain, expliquant qu'il fallait agir dans le domaine du désarmement avec «prudence et pragmatisme» pour ne pas mettre en péril la sécurité des États-Unis et de ses alliés. «Mais, a souligné
M. McCain, la guerre froide est finie depuis 20 ans et le temps est venu de prendre de nouvelles mesures pour réduire considérablement le nombre d'armes nucléaires dans les arsenaux du monde entier.»
«Il est temps que les États-Unis fassent preuve du leadership que le monde attend de nous, dans la tradition des présidents américains qui ont travaillé pour réduire la menace nucléaire pour l'humanité», a dit M. McCain.
Affirmant que la Russie n'était plus «l'ennemi mortel» des États-Unis, il a proposé de poursuivre le dialogue avec Moscou sur la réduction des arsenaux nucléaires des deux pays et la réduction, «voire l'élimination», du déploiement des armes nucléaires tactiques en Europe. Il a également proposé de poursuivre la discussion entamée avec la Russie par l'administration Bush sur le projet de bouclier antimissile américain en Europe en proposant d'associer les Russes aux décisions concernant ce bouclier antimissile.
M. McCain a aussi plaidé pour l'engagement d'«un dialogue avec
Pékin sur les questions nucléaires et stratégiques».
Dans son discours, M. McCain a semblé prendre une nouvelle fois ses distances avec l'administration. «Pour être un leader efficace au XXIe siècle, il ne suffit pas d'être fort. Nous devons être un modèle pour les autres», a encore dit le candidat républicain, citant notamment la lutte contre le réchauffement climatique et le combat pour la défense de l'environnement, deux sujets qui n'ont pas été une priorité de l'administration Bush.
Pour la première fois en trois mois, John McCain devait se retrouver brièvement hier à Phoenix, en Arizona, au côté du président George W. Bush, un allié indispensable mais encombrant.
Les deux hommes devaient participer ensemble en fin d'après-midi à une réunion privée en vue de lever des fonds destinés à financer la campagne du sénateur de l'Arizona, exercice dans lequel le président Bush excelle.
Mais M. McCain, qui espère profiter de cette manne, ne veut pas être trop étroitement associé à
M. Bush, dont il cherche à se démarquer. L'équipe de campagne de M. McCain a demandé aux équipes de télévision de ne pas trop couvrir cette rencontre.
Le candidat à l'investiture démocrate Barack Obama a ironisé sur cette rencontre «sans caméra ni journalistes» derrière «des portes closes».
«Le sénateur John McCain ne veut pas être vu en train de quémander auprès du président dont il veut poursuivre la politique désastreuse pendant quatre ans supplémentaires», a dit M. Obama au cours d'une réunion à Las Vegas.
La dernière fois où MM. Bush et McCain ont été vus ensemble remonte au 5 mars, quand le président a officiellement apporté son soutien au sénateur de l'Arizona au cours d'une brève cérémonie dans les jardins de la Maison-Blanche.
Selon le dernier sondage Wall Street Journal/NBC, seuls 27 % des Américains avaient une opinion favorable du président Bush en avril. Jamais ce taux n'a été aussi bas depuis son entrée en fonction en janvier 2001. Certains républicains craignent que la faible popularité du président Bush ne handicape M. McCain et les candidats républicains au Congrès en novembre.
Le candidat républicain a pris le contre-pied du président sur de nombreux sujets, mais a également repris à son compte nombre de sujets défendus par la Maison-Blanche. Il a ainsi promis, après y avoir été opposé, de poursuivre la politique de baisse des impôts entamée par M. Bush. M. McCain est le seul candidat en lice à vouloir poursuivre la guerre en Irak. Le plan de couverture santé proposé par le sénateur de l'Arizona ressemble à celui proposé par le président Bush l'an dernier.
Haut de la page

