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Terrorisme: Bush attaque Obama

Le Devoir   16 mai 2008  États-Unis
Le président américain George W. Bush a fraternisé hier avec le premier ministre israélien Éhoud Olmert sur une tour de l’ancienne forteresse de Masada. M. Bush a déclenché une polémique en lançant une accusation à peine voilée de faiblesse
Photo : Agence France-Presse
Le président américain George W. Bush a fraternisé hier avec le premier ministre israélien Éhoud Olmert sur une tour de l’ancienne forteresse de Masada. M. Bush a déclenché une polémique en lançant une accusation à peine voilée de faiblesse
Le président George W. Bush s'est servi hier de son séjour en Israël pour mettre le feu aux poudres dans la campagne présidentielle américaine. Son discours dénonçant ceux qui se disent prêts à négocier avec les terroristes a été perçu comme une attaque voilée contre Barack Obama, qui n'a pas du tout apprécié l'ingérence du président sortant.

«Certains estiment que nous devrions négocier avec les terroristes et les extrémistes, comme si des arguments astucieux pouvaient les persuader qu'ils se trompent depuis le début», a lancé M. Bush devant la Knesset.

«Nous avons déjà entendu ce genre de folles illusions avant, a poursuivi le président. Au moment où les tanks nazis traversaient la Pologne, en 1939, un sénateur américain avait déclaré: "Seigneur, si seulement j'avais pu parler à Hitler, tout cela aurait pu être évité."»

Se sentant directement interpellé, le candidat à l'investiture démocrate pour la Maison-Blanche, Barack Obama, a dénoncé «une attaque politicienne» de George W. Bush. Il a immédiatement contre-attaqué.

«Il est navrant de constater que le président Bush utilise un discours devant la Knesset à l'occasion du 60e anniversaire d'Israël pour lancer une attaque politicienne infondée», a déclaré le sénateur de l'Illinois par voie de communiqué.

«Il est temps de tourner la page sur huit années d'une politique qui a renforcé l'Iran et rendu l'Amérique et son allié, Israël, plus vulnérables», a-t-il dit. «George W. Bush sait que je n'ai jamais soutenu le dialogue avec les terroristes», a ajouté M. Obama.

Au cours de la campagne, le sénateur de l'Illinois s'est dit prêt, s'il est élu président, à des discussions directes avec les dirigeants de pays comme l'Iran, la Syrie, Cuba ou le Venezuela. Mais il a précisé ne pas avoir l'intention d'engager le dialogue avec des organisations considérées terroristes comme le Hamas ou le Hezbollah.

Interpellée à Washington, la Maison-Blanche a répliqué que le président Bush ne visait pas spécifiquement Barack Obama... mais qu'il ne l'excluait pas non plus lorsqu'il a accusé de complaisance ceux qui recommandent de parler aux extrémistes.

M. Bush faisait «référence à toute une série de personnes qui ont suggéré que le fait de parler avec les terroristes et avec ceux qui les soutiennent était la bonne chose à faire», a dit un porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe. «Cela ne fait référence à aucune personne en particulier, et cela n'exclut personne», a-t-il souligné.

Interrogée spécifiquement pour savoir si M. Bush visait Obama, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a répondu: «Non.» Mais elle a aussitôt ajouté qu'il y a «beaucoup de gens qui ont suggéré de négocier avec des gens [les terroristes] avec lesquels le président Bush pense qu'il ne faut pas parler».

Ce n'est pas la première fois que M. Obama est accusé d'être trop accommodant avec les extrémistes. Le mois dernier, le candidat républicain John McCain avait accusé son adversaire d'être «le candidat favori du Hamas».

Le président du Parti démocrate, Howard Dean, a demandé à M. McCain de condamner les propos de M. Bush «dans les termes les plus vifs». Rahm Emmanuel, un des responsables démocrates à la Chambre des représentants, s'est demandé publiquement «si le président n'avait pas honte». Un des proches conseillers de M. Obama, Robert Gibbs, a quant à lui critiqué «la diplomatie de cow-boy» du président Bush et dénoncé une attaque «sans précédent» contre un candidat à la présidence.

Autrement, M. Bush a souligné dans son discours — son premier devant le Parlement israélien — que «l'alliance entre [ces deux] gouvernements est inaltérable». Il a mis en parallèle le nazisme et la vision du monde des organisations anti-israéliennes ou antisémites du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais, d'al-Qaïda et du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui «rêve de ramener le Proche-Orient au Moyen Âge et qui appelle à rayer Israël de la carte».

«La population d'Israël s'élève peut-être à un peu plus de sept millions de personnes, mais quand vous faites face à la terreur et au mal, vous êtes 307 millions, parce que l'Amérique est à vos côtés», a ajouté M. Bush, acclamé quand il a souhaité en hébreu à Israël une «joyeuse journée de l'indépendance».

Un retrait en 2013?

En marge de la polémique d'hier, le candidat républicain John McCain a de son côté promis que la guerre en Irak sera gagnée d'ici 2013 et que le chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, aura été capturé ou sera mort à cette date.

«D'ici janvier 2013, l'Amérique aura rapatrié la plupart de ses soldats qui se sont sacrifiés terriblement pour que l'Amérique soit plus sûre et conserve sa liberté», a lancé le sénateur de l'Arizona dans un discours prononcé à Columbus.

«La guerre en Irak aura été gagnée», a-t-il assuré. La violence ne sera plus que «sporadique» et aura été «considérablement réduite». «La guerre civile aura été évitée, les milices dissoutes, les forces de sécurité irakiennes seront professionnelles et compétentes, al-Qaïda en Irak aura été battu», a ajouté le sénateur de l'Arizona.

Seul candidat favorable à la poursuite de la guerre en Irak, M. McCain a récemment suggéré que des soldats américains pourraient rester en Irak pendant encore 100 ans sur le modèle de ce qui s'est produit à la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Allemagne ou au Japon, voire en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée.

Les deux prétendants démocrates à la Maison-Blanche, Barack Obama et Hillary Clinton, ont pour leur part promis de retirer les soldats américains d'Irak à partir de 2009.

Dans son discours de Columbus, M. McCain a précisé qu'il envisageait «une présence militaire» américaine en Irak au début de 2013 — à la fin de son éventuel premier mandat à la Maison-Blanche —, mais «plus petite» qu'actuellement, et que les soldats américains «ne seront pas directement engagés dans des opérations de combat».

Il y a 158 000 soldats américains en Irak en ce moment.

***

D'après l'Agence France-Presse et Reuters






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 16 mai 2008 02h23
    Campagne US: Ben Laden est demandé en renfort
    « Le terrorisme et Ben Laden devraient faire facilement passer McCain.

    Comme je le notais dimanche dernier lors de mon commentaire
    " Je suis d'un pessimisme indécrottable "
    http://www.ledevoir.com/2008/05/10/commentaires/0805111041562.html

    Je crois que facilement, Ben Laden, ou Al-Qaïda, par de bons messages bien certifiés, par la très états-uniennes, SITE Intelligence Group, peut-être accompagné de quelques catastrophes terroristes, viendront soudainement comme un grand vent en poupe, remettre McCain en tête de peloton.


    D'ailleurs, aujourd'hui même, le très renseigné "SITE Institute" nous livre en avant première, le contenu du futur message de Ben Laden.
    " Ben Laden va diffuser un message sur la création d'Israël "
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080515/CPMONDE/80515238/1032/CPMONDE


    Ça semble anodin, mais, Ben Laden connaît très bien son impact.
    Le parti républicain ne l'a pas engagé pour rien.
    Il trouvera les mots pour mettre du souffle dans la voile de McCain.

    Parler de terrorisme, a toujours été payant pour faire élire n'importe quel crétin chez nos voisins. La peur est un excellent filon.
    Peur, patriotisme et religion, avec une bonne dose d'assurance imbécile et le tour est joué. Avec ces ingrédients, on peut faire élire "démocratiquement", avec quelques centaines de millions, le pire psychopathe pouvant engendrer les pires tueries.
    Imaginez un psychopathe aux commandes de 1600 milliards d'armements (http://www.ledevoir.com/2008/04/02/183206.html )

    Bientôt, nous n'aurons plus à l'imaginer, nous le verrons agir!

    Oui, oui, je vous ai dit :
    " Je suis d'un pessimisme indécrottable "


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • ntet mitond
    Inscrit
    vendredi 16 mai 2008 06h04
    origine des terroristes
    « L'occident tout entier parle des terroristes, des états qui les soutiennent et de la guerre infinie à mener contre eux. Connaissons-nous les origines et les causes réelles de cette recrudescence du terrorisme? A-t-on jamais eu l'audace d'y réfléchir?

    Pour en connaître les causes, il est important de se demander en premier lieux d'où proviennent ces terroristes? Qui étaient des partenaires des régimes des pays qui hébergent les terroristes aujourd'hui? Qui est était l'ami de l'Iran du shah chassé du pouvoir par les islamistes, qui été l'ami de Saddam ? Qui était en Afghanistan? La liste est longue mais la question est simple ; quel était la gouvernance dans ces pays?

    A-t-on pensé aux différentes misères des peuples de ces pays? Une autre question est de savoir pour quoi les chefs terroristes déplacent leurs camps d'entrainement dans des pays pauvres et pour quoi ils réussissent si bien à recruter des nouveaux candidats?

    Les spécialistes ont certainement des réponses toutes faites. Mais essayons de répondre à cette question : Peut-on raisonner une personne qui crève de la faim ou autrement dit, peux t-empêcher une personne affamée de voler un pain qu'il voit à travers d'une vitrine?

    Il est vraiment temps de se poser les vraies questions sur les causes de l'insurgence du terrorisme, des guerres multiples dans des pays dit du tiers monde et de l'insécurité croissante en occident notamment des Lusiades des masses. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 16 mai 2008 07h48
    Les aigles et les colombes américaines ne s'aiment pas du tout
    « Pas surprenant. Ce n'est pas pire pour Bush qui a déclaré la guerre à l'Irak sous de fausses représentations et qui s'est fait réélire par son peuple même s'il sait qu'il s'est fait a mentir aller-retour.

    Les Américains peuvent donc compter plus de 50 % de caves ou de masochistes ou de trop peureux pour comprendre qu'ils se sont fait attaquer par des Saoudiens, entraînés chez-eux et ils se sont vengés sur des Afghans et des Irakiens, probablement pour le pétrole, ce qui n'a pas aidé à faire baisser le prix du produit convoité.

    W. Bush est un aigle qui ne veut pas qu'une colombe lui succède, rien de surprenant à ça. Si le peuple américain est assez cave pour élire McCain, il aura ce qu'il mérite comme nous si nous osons réélire S. Harper, cet amoureux de la guerre à l'est et des pétrolières polluantes de l'ouest canadien. Comme M. Dion n'est pas une "option", il nous reste le N.P.D si on est fédéraliste et le BLOC si on est souverainiste. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    vendredi 16 mai 2008 07h48
    Tactique inchangée
    « La tactique du président Bush est bien connue. Lorsque cela va mal, il fait appel au terrorisme pour rallier derrière lui les Étatsuniens. Cette tactique a marché lorsqu'il a décidé d'envahir l'Irak, mais les arguments qu'il a avancés pour le faire ayant perdu leur crédibilité face à la réalité, il a lui-même perdu sa propre crédibilité

    Entre temps, entre l'invasion irakienne et l'atteinte de la cote de popularité la plus basse jamais obtenue par un président des États-Unis, Bush a tenté de galvaniser la population à plusieurs reprises, par des menaces d'attaques auxquelles personnes n'a plus accordé d'importance, par des discours enflammés qui ne sont que la répétition d'une rhétoriques surannée.

    Or, voilà que Barack Obama constitue une nouvelle menace pour le parti républicain, en ayant toutes les chances de l'emporter comme candidat démocrate, et de battre ensuite le candidat républicain John McCain, un va-t-en guerre qui risque de ne pas susciter l'enthousiasme de nombre d'électeurs étatsunien. Donc, Bush reprend sa vieille et pourtant éculée tactique en attaquant de manière à peine voilée le candidat Obama. Bien évidemment, on ne saurait attendre autre chose de la part de G.W. Bush, qui n'hésite pas à ressortir sans cesse les mêmes arguments usées jusqu'à la corde. Peu lui chaut!

    Mais indirectement, il donne un bon coup de pouce à Barack Obama. En effet, s'il s'en prend à lui contrairement à toutes les règles établies et qui plus est, de l'étranger, c'est qu'il perçoit en ce candidat plus qu'un simple candidat, mais son éventuel successeur. Attaquer Obama, c'est reconnaître tout le poids qu'il représente désormais dans la vie politique étatsunienne. Finalement, c'est un bel hommage. M. Obama a raison de protester contre cette attaque inconvenante, faiet à distance comme si Bush craignait un affrontement direct sur le terrain. Mais dans le fond, il peut se réjouir de devenir la cible du président en exercice. Il est « dangereux » pour la succession républicaine de Bush. Une bonne nouvelle en somme. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    vendredi 16 mai 2008 11h14
    Trop complexe!
    « Le président Bush, les faits le démontrent amplement, n'a pas les capacités intellectuelles suffisantes pour bien comprendre les origines du terrorisme, donc aussi pour le combattre efficacement. L'homme est simpliste, plutôt sectaire, alors que le terrorisme est une affaire très complexe. Alors on voit le résultat... »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 16 mai 2008 15h14
    Au moins il a la mémoire du passé.
    « Terrorisme, Barack Obama, George W. Bush, Élection, États-Unis (pays)

    Quand il rappèle ces faits :«Nous avons déjà entendu ce genre de folles illusions avant, a poursuivi le président. Au moment où les tanks nazis traversaient la Pologne, en 1939, un sénateur américain avait déclaré: "Seigneur, si seulement j'avais pu parler à Hitler, tout cela aurait pu être évité."» Bush a raison.

    Il serait peut-être temps que les colombes reviennent sur terre pour voir la réalité de l'Islam intégiste et revendicateur. »

  • Lenseclaes Denis
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 04h41
    Bush propage la haine et le mensonge
    « Bush représente les pires côtés des USA. Les américains ne se rendent pas compte à quel point leur image s'est déteriorée en 8 ans à cause de ce type. Cet extrémiste basique prétendant défendre la démocratie n'est autre que le pantin d'une oligarchie décadente, une oligarchie qui s'est construite sur la peur (les armes) et le mépris (le pétrole). Or on sait en psychologie que la peur génère l'agressivité, ce que les USA ont en effet propagés dans le monde durant le règne de ce fils à papa. Bush a contribué à infantiliser son pays par l'infotainment et la chasse aux sorcières. Comme il l'a souvent dit « Si tu n'est pas avec moi, donc tu es contre moi », preuve s'il en est qu'il est un antidémocrate primaire.

    Avec Bush, la haine, l'hypocrisie et le mensonge ont atteint des niveaux innégalés dans l'histoire démocratique de l'occident, à en perdre la foi en la démocratie.

    Je conseillerai aux américains d'assigner ce gars à résidence en Irak. Et qu'on lui interdise le droit d'utiliser le terme « French Fries ».

    Un belge. »

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