Washington a déjà envisagé une attaque nucléaire contre la Chine
1 mai 2008
États-Unis
Washington — L'armée de l'Air américaine avait envisagé de lancer des attaques nucléaires contre la Chine lors d'une confrontation avec Taïwan en 1958, mais la décision a été rejetée, indiquent des documents déclassifiés rendus publics hier.
Quand il a eu connaissance de ce projet, le président américain Dwight Eisenhower a en lieu et place demandé à l'aviation américaine d'utiliser des bombes conventionnelles contre les forces armées chinoises au cas où la crise avec Taïwan dégénérerait, selon ces documents restés jusqu'ici confidentiels.
Les instructions du président ont apparemment stupéfait les grands pontes de l'aviation, mais l'auteur d'une des études publiées a indiqué que les responsables politiques avaient reconnu que les frappes atomiques avaient des «désavantages inhérents» à cause du danger de retombées radioactives dans la région et du risque d'escalade nucléaire.
Le rapport sur la crise, réalisé par Bernard Nalty, historien auprès de l'aviation à l'époque, détaille le projet d'attaque nucléaire, notamment un plan prévoyant de lancer une bombe de 10 à 15 kilotonnes sur des aérodromes à Amoy (aujourd'hui appelée Xiamen) au cas où Pékin aurait bloqué l'accès au groupe d'îles proches de la Chine entourant Taïwan.
Le rapport a été rendu public par le National Security Archive, institut non gouvernemental de l'Université George Washington, dans la capitale, qui collecte et publie des documents déclassifiés obtenus en vertu de la loi sur le droit à l'information (US Freedom of Information Act).
«S'il y avait eu une vraie guerre, qui sait ce qui se serait passé, mais il n'y en a pas eu heureusement», a déclaré William Burr, expert au National Security Archive.
Quand il a eu connaissance de ce projet, le président américain Dwight Eisenhower a en lieu et place demandé à l'aviation américaine d'utiliser des bombes conventionnelles contre les forces armées chinoises au cas où la crise avec Taïwan dégénérerait, selon ces documents restés jusqu'ici confidentiels.
Les instructions du président ont apparemment stupéfait les grands pontes de l'aviation, mais l'auteur d'une des études publiées a indiqué que les responsables politiques avaient reconnu que les frappes atomiques avaient des «désavantages inhérents» à cause du danger de retombées radioactives dans la région et du risque d'escalade nucléaire.
Le rapport sur la crise, réalisé par Bernard Nalty, historien auprès de l'aviation à l'époque, détaille le projet d'attaque nucléaire, notamment un plan prévoyant de lancer une bombe de 10 à 15 kilotonnes sur des aérodromes à Amoy (aujourd'hui appelée Xiamen) au cas où Pékin aurait bloqué l'accès au groupe d'îles proches de la Chine entourant Taïwan.
Le rapport a été rendu public par le National Security Archive, institut non gouvernemental de l'Université George Washington, dans la capitale, qui collecte et publie des documents déclassifiés obtenus en vertu de la loi sur le droit à l'information (US Freedom of Information Act).
«S'il y avait eu une vraie guerre, qui sait ce qui se serait passé, mais il n'y en a pas eu heureusement», a déclaré William Burr, expert au National Security Archive.
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