Abbas rend compte à Washington des difficiles négociations de paix
25 avril 2008
États-Unis
Washington — Le président George W. Bush a cherché hier à rassurer le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas sur les chances d'un accord sur un État palestinien, le présentant comme «une haute priorité» pour son administration, dont le mandat s'achèvera en janvier.
«J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un État [palestinien]. J'ai aussi confiance dans le fait que cela exigera de travailler dur», a dit M. Bush à l'issue d'un entretien avec M. Abbas, dans le bureau ovale à la Maison-Blanche.
«La question sur laquelle je concentre mon attention est comment définir un État [palestinien] qui serait acceptable pour les deux parties [les Palestiniens et Israël]. Je suis confiant que cela se fera», a-t-il ajouté.
Après sept ans d'impasse, Palestiniens et Israéliens avaient relancé leurs négociations de paix lors de la conférence d'Annapolis aux États-Unis, en novembre, avec l'objectif avoué de parvenir à un accord en 2008, avant la fin du mandat de M. Bush.
Mais les négociations, qui portent sur des questions aussi complexes que le sort de Jérusalem, des colonies juives en Cisjordanie occupée et des réfugiés palestiniens, ainsi que sur le tracé de frontières, ont été minées par des divergences compromettant les chances de parvenir à un accord au cours des prochains mois.
Les discussions ont également été plombées par les violences dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas et où Israël multiplie les attaques meurtrières en représailles à des tirs de roquettes sur son territoire.
«J'ai assuré au président qu'un État palestinien est une haute priorité pour moi et pour mon administration, un État viable, qui ne ressemble pas à un gruyère», a ajouté M. Bush. M. Abbas s'est pour sa part dit «sûr» que M. Bush «oeuvre pour voir un règlement se conclure avant la fin de son mandat». Le président américain a hoché la tête, en signe d'accord.
Les déclarations de M. Bush sur «la définition» d'un État palestinien semblent rejoindre celles de M. Abbas, qui s'était dit dimanche déterminé à parvenir un «accord cadre», jetant les bases d'un traité de paix avec Israël avant la fin du mandat de M. Bush et rejetant un éventuel «accord de principes» plus vague.
M. Bush a en outre indiqué qu'il rencontrerait à nouveau M. Abbas en mai, lors de sa visite prévue au Proche-Orient, notamment pour participer aux célébrations marquant le 60e anniversaire de la création d'Israël. En l'absence de toute percée dans les négociations israélo-palestiniennes, la porte-parole de M. Bush, Dana Perino, a reconnu hier que le processus lancé à Annapolis «n'avance pas assez vite».
Le Hamas se dit prêt à une trêve
Par ailleurs, le mouvement islamiste Hamas est prêt à une trêve dans la bande de Gaza d'abord, et qui s'étendrait ensuite à la Cisjordanie, à la condition qu'Israël lève son blocus, a rapporté hier l'agence de presse officielle égyptienne Mena.
L'ancien ministre palestinien des Affaires étrangères et membre du Hamas Mahmoud Zahar a fait une déclaration en ce sens à l'issue d'une rencontre au Caire avec le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Souleimane.
Plus tôt, un responsable du Hamas, Ghazi Hamad, avait indiqué que le Hamas s'orientait «vers le début d'une trêve dans la bande de Gaza qui s'étendrait à la Cisjordanie dans un deuxième temps, à condition que cesse l'agression de l'ennemi et que soient rouverts les points de passage, dont celui de Rafah avec l'Égypte».
La délégation du Hamas menée par Mahmoud Zahar se trouvait hier au Caire pour discuter avec l'Égypte d'une trêve avec Israël. L'Égypte joue le rôle de médiateur entre Israéliens et le Hamas.
«J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un État [palestinien]. J'ai aussi confiance dans le fait que cela exigera de travailler dur», a dit M. Bush à l'issue d'un entretien avec M. Abbas, dans le bureau ovale à la Maison-Blanche.
«La question sur laquelle je concentre mon attention est comment définir un État [palestinien] qui serait acceptable pour les deux parties [les Palestiniens et Israël]. Je suis confiant que cela se fera», a-t-il ajouté.
Après sept ans d'impasse, Palestiniens et Israéliens avaient relancé leurs négociations de paix lors de la conférence d'Annapolis aux États-Unis, en novembre, avec l'objectif avoué de parvenir à un accord en 2008, avant la fin du mandat de M. Bush.
Mais les négociations, qui portent sur des questions aussi complexes que le sort de Jérusalem, des colonies juives en Cisjordanie occupée et des réfugiés palestiniens, ainsi que sur le tracé de frontières, ont été minées par des divergences compromettant les chances de parvenir à un accord au cours des prochains mois.
Les discussions ont également été plombées par les violences dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas et où Israël multiplie les attaques meurtrières en représailles à des tirs de roquettes sur son territoire.
«J'ai assuré au président qu'un État palestinien est une haute priorité pour moi et pour mon administration, un État viable, qui ne ressemble pas à un gruyère», a ajouté M. Bush. M. Abbas s'est pour sa part dit «sûr» que M. Bush «oeuvre pour voir un règlement se conclure avant la fin de son mandat». Le président américain a hoché la tête, en signe d'accord.
Les déclarations de M. Bush sur «la définition» d'un État palestinien semblent rejoindre celles de M. Abbas, qui s'était dit dimanche déterminé à parvenir un «accord cadre», jetant les bases d'un traité de paix avec Israël avant la fin du mandat de M. Bush et rejetant un éventuel «accord de principes» plus vague.
M. Bush a en outre indiqué qu'il rencontrerait à nouveau M. Abbas en mai, lors de sa visite prévue au Proche-Orient, notamment pour participer aux célébrations marquant le 60e anniversaire de la création d'Israël. En l'absence de toute percée dans les négociations israélo-palestiniennes, la porte-parole de M. Bush, Dana Perino, a reconnu hier que le processus lancé à Annapolis «n'avance pas assez vite».
Le Hamas se dit prêt à une trêve
Par ailleurs, le mouvement islamiste Hamas est prêt à une trêve dans la bande de Gaza d'abord, et qui s'étendrait ensuite à la Cisjordanie, à la condition qu'Israël lève son blocus, a rapporté hier l'agence de presse officielle égyptienne Mena.
L'ancien ministre palestinien des Affaires étrangères et membre du Hamas Mahmoud Zahar a fait une déclaration en ce sens à l'issue d'une rencontre au Caire avec le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Souleimane.
Plus tôt, un responsable du Hamas, Ghazi Hamad, avait indiqué que le Hamas s'orientait «vers le début d'une trêve dans la bande de Gaza qui s'étendrait à la Cisjordanie dans un deuxième temps, à condition que cesse l'agression de l'ennemi et que soient rouverts les points de passage, dont celui de Rafah avec l'Égypte».
La délégation du Hamas menée par Mahmoud Zahar se trouvait hier au Caire pour discuter avec l'Égypte d'une trêve avec Israël. L'Égypte joue le rôle de médiateur entre Israéliens et le Hamas.
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