Primaire de Pennsylvanie - Le ton s'est durci entre Clinton et Obama
22 avril 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Hillary Clinton s’adressant à une foule de sympathisants, hier, à Pittsburgh, en vue de la primaire de la Pennsylvanie, aujourd’hui.
Washington — Le ton est devenu plus agressif hier entre les deux prétendants démocrates à la Maison-Blanche à la veille de la primaire de Pennsylvanie dans laquelle Hillary Clinton, créditée de six à dix points d'avance, joue son va-tout.
La sénatrice de New York a lancé un nouveau clip de campagne où l'on voit pêle-mêle des images de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, de la crise des missiles à Cuba en 1962 et... Oussama ben Laden.
Le porte-parole de Barack Obama, Bill Burton a dénoncé cette campagne qui, selon lui, «joue sur la peur». «C'est ironique de constater qu'elle emprunte les tactiques du président [George W. Bush] dans sa propre campagne et qu'elle invoque Ben Laden pour marquer des points», a-t-il dit. «Nous avons déjà un président qui joue avec la politique de la peur et nous n'en avons pas besoin d'un autre», a-t-il ajouté.
Le stratège en chef de Mme Clinton, Geoff Garin, a estimé pour sa part qu'il s'agissait d'un clip «entièrement positif».
Après un débat télévisé mercredi durant lequel M. Obama s'était retrouvé sur la défensive et s'était plaint de l'agressivité de sa rivale, Mme Clinton avait répliqué que ce n'était rien comparé à ce qui attendait M. Obama face aux républicains s'il devenait le candidat démocrate. Elle avait ajouté que pour être président, il faut avoir les nerfs solides.
Ces derniers jours, les deux camps ont bombardé les chaînes de télévision locales de clips de campagne virulents, n'hésitant pas à étaler les divisons du camp démocrate sous l'oeil incrédule et ravi des républicains.
Le cinéaste Michael Moore a apporté son soutien à M. Obama se disant dégoûté par le ton négatif de la campagne de Mme Clinton qui, selon le cinéaste, cherche «à faire peur aux électeurs blancs».
Dans un entretien publié par le Philadelphia Inquirer, Mme Clinton a mis en doute la capacité de M. Obama de battre le républicain John McCain en novembre. «Il peut être élu. Je serai élue», a-t-elle dit.
De nouveaux sondages accordent à Mme Clinton une avance de six à dix points en Pennsylvanie. Il y a quelques semaines, elle avait une avance de vingt points dans cet État qui, du fait du profil des votants (majoritairement Blancs, assez âgés, moins diplômés que la moyenne nationale), est plutôt favorable à la sénatrice de New York.
Un échec de Mme Clinton en Pennsylvanie sonnerait le glas de ses ambitions présidentielles. Une sévère défaite de M. Obama serait également lourde de conséquences pour le sénateur de l'Illinois. M. Obama a certes gagné dans davantage d'États que sa rivale, il compte plus de délégués et a engrangé plus de voix que Mme Clinton au niveau national, mais il n'a remporté aucun «grand» État ou État-clef dans la perspective de l'élection présidentielle de novembre. Mme Clinton a remporté l'Ohio et la Floride.
«Si M. Obama est incapable de battre Mme Clinton en Pennsylvanie, cela signifiera qu'il aura perdu dans un autre État-clef [...] et cela augmentera les questions sur sa capacité à battre John McCain et sur qui serait notre meilleur candidat en novembre», a fait remarquer hier Howard Wolfson, un proche conseiller de Mme Clinton sur MSNBC.
En campagne hier à Scranton, le berceau familial de Mme Clinton, M. Obama a estimé que les résultats devraient être très serrés.
La sénatrice de New York a lancé un nouveau clip de campagne où l'on voit pêle-mêle des images de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, de la crise des missiles à Cuba en 1962 et... Oussama ben Laden.
Le porte-parole de Barack Obama, Bill Burton a dénoncé cette campagne qui, selon lui, «joue sur la peur». «C'est ironique de constater qu'elle emprunte les tactiques du président [George W. Bush] dans sa propre campagne et qu'elle invoque Ben Laden pour marquer des points», a-t-il dit. «Nous avons déjà un président qui joue avec la politique de la peur et nous n'en avons pas besoin d'un autre», a-t-il ajouté.
Le stratège en chef de Mme Clinton, Geoff Garin, a estimé pour sa part qu'il s'agissait d'un clip «entièrement positif».
Après un débat télévisé mercredi durant lequel M. Obama s'était retrouvé sur la défensive et s'était plaint de l'agressivité de sa rivale, Mme Clinton avait répliqué que ce n'était rien comparé à ce qui attendait M. Obama face aux républicains s'il devenait le candidat démocrate. Elle avait ajouté que pour être président, il faut avoir les nerfs solides.
Ces derniers jours, les deux camps ont bombardé les chaînes de télévision locales de clips de campagne virulents, n'hésitant pas à étaler les divisons du camp démocrate sous l'oeil incrédule et ravi des républicains.
Le cinéaste Michael Moore a apporté son soutien à M. Obama se disant dégoûté par le ton négatif de la campagne de Mme Clinton qui, selon le cinéaste, cherche «à faire peur aux électeurs blancs».
Dans un entretien publié par le Philadelphia Inquirer, Mme Clinton a mis en doute la capacité de M. Obama de battre le républicain John McCain en novembre. «Il peut être élu. Je serai élue», a-t-elle dit.
De nouveaux sondages accordent à Mme Clinton une avance de six à dix points en Pennsylvanie. Il y a quelques semaines, elle avait une avance de vingt points dans cet État qui, du fait du profil des votants (majoritairement Blancs, assez âgés, moins diplômés que la moyenne nationale), est plutôt favorable à la sénatrice de New York.
Un échec de Mme Clinton en Pennsylvanie sonnerait le glas de ses ambitions présidentielles. Une sévère défaite de M. Obama serait également lourde de conséquences pour le sénateur de l'Illinois. M. Obama a certes gagné dans davantage d'États que sa rivale, il compte plus de délégués et a engrangé plus de voix que Mme Clinton au niveau national, mais il n'a remporté aucun «grand» État ou État-clef dans la perspective de l'élection présidentielle de novembre. Mme Clinton a remporté l'Ohio et la Floride.
«Si M. Obama est incapable de battre Mme Clinton en Pennsylvanie, cela signifiera qu'il aura perdu dans un autre État-clef [...] et cela augmentera les questions sur sa capacité à battre John McCain et sur qui serait notre meilleur candidat en novembre», a fait remarquer hier Howard Wolfson, un proche conseiller de Mme Clinton sur MSNBC.
En campagne hier à Scranton, le berceau familial de Mme Clinton, M. Obama a estimé que les résultats devraient être très serrés.
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