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Experts et escrocs

Serge Truffaut   22 avril 2008  États-Unis
À l'adage selon lequel «la première victime d'une guerre, c'est la vérité», le Pentagone a collé avec une volonté, une force, une constance inouïes. Grâce au travail de bénédictin, il n'y a pas d'autre mot, d'un journaliste du New York Times, on sait aujourd'hui que le pouvoir exécutif s'est appliqué à l'édification d'une machine de propagande si puissante qu'elle met en relief le dédain que Bush et compagnie nourrissent à l'égard de la démocratie.

Bien avant le drame du 11-Septembre, Torie Clarke, alors patronne des relations publiques au Pentagone, avait décidé la création d'un groupe de militaires retraités aptes à camper convenablement le rôle d'analyste à la télévision. Bien évidemment, elle avait pris un soin particulier à s'assurer que ces messieurs partageaient les vues néoconservatrices de l'administration.

Tout simple, son objectif consistait à subvertir le travail du journaliste traditionnel en occupant l'espace médiatique par l'intermédiaire d'experts à la solde du Pentagone. L'opération a remporté un succès dépassant les espérances de madame et celles de Donald Rumsfeld, alors ministre responsable de la Défense, et de Dick Cheney, le vice-président. Car les 80 généraux et colonels ayant défilé régulièrement sur les plateaux de télévision se sont révélés en fait les véritables chroniqueurs de la guerre en Irak. Et ce, à partir du moment où la Maison-Blanche avait décidé de renverser Saddam Hussein. Autrement dit, cette flopée de gradés a relayé et couvert jusqu'aux mensonges concernant les armes de destruction massive.

Le pire, c'est que les grands réseaux, de CBS à CNN en passant par Fox, NBC et ABC, ont eu recours à ces militaires sans avoir vérifié s'ils étaient en conflit d'intérêts, comme ils le font avec les journalistes. Or, selon l'enquête du New York Times, ces retraités de l'armée étaient et demeurent vice-présidents, conseillers ou lobbyistes pour un ensemble combiné de 150 compagnies fournissant le Pentagone en armes, biens et services divers. Plus ils martelaient les messages conçus par Rumsfeld et ses proches, plus le budget des armées augmentait et plus leurs entreprises empochaient.

Tout naturellement, ce conflit d'intérêts a eu pour effet pervers que ces soi-disant experts objectifs gommaient certains aspects du conflit irakien. Ainsi que le confie l'un d'entre eux, lorsque l'on savait que la stratégie de Rumsfeld et de son état-major connaissait des ratés, on s'abstenait de le mentionner de peur de perdre sur-le-champ tel ou tel contrat.

Tous les aspects, éléments ou facteurs de cette histoire permettent d'insister sur un... état d'esprit! Celui de Rumsfeld et Cheney. On ne répétera jamais assez que ces vétérans des administrations Nixon et Ford n'ont jamais digéré l'obligation qui leur a été faite, alors que Ford était à la Maison-Blanche, de gérer la réduction de pouvoirs conséquente au Watergate et à la Guerre du Vietnam. Lorsqu'ils sont revenus, leur inclination pour une Amérique impériale s'est combinée avec une délectation pour la revanche et la réappropriation des mandats perdus dans les années 70. Avec les dégâts que l'on sait.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 03h38
    Et Ponce Pilate s'en lava les mains!
    « «La première victime d'une guerre, c'est la vérité»
    Depuis le 11 septembre 2001, on nous a mis en guerre.
    Une guerre sans fin, une guerre qui s'auto alimente, une guerre où l'on peut, du jour au lendemain, choisir ses ennemis, sans que ceux-ci n'aient un mot à dire. Si vous vous retrouvez dans la liste des pays voyous, ou dans la liste des terroristes, impossible de contester, vous devenez alors un méchant à éliminer.
    C'est le cas du Hamas, à qui Jimmy Carter, contre toutes les règles de la guerre US imposée, a rendu visite. Une visite, presque illégale!
    Une démarche pour la paix, illégale! Vous rendez-vous compte!

    Nous vivons encore quelques minutes de grâce, quelques minutes où l'on parle de la "Vérité" et du mensonge.
    Pour les médias, une sorte de "mea-culpa" par la bande.
    Pour les journalistes, chroniqueurs, éditorialistes, on laisse tomber le "mea", on le transforme tout simplement en "culpa".

    «On sait aujourd'hui que le pouvoir exécutif s'est appliqué à l'édification d'une machine de propagande»
    Qui donc est "On"?
    Bien des gens dénoncent la propagande.
    Il ne faut pas avoir la "tête à Papineau" pour noter le fossé qu'il y a entre la réalité et les discours véhiculés. N'importe quel observateur, le moindrement attentif, peut facilement déceler que nous vivons dans un monde médiatique de propagande constante.
    Même la dénonciation est habilement récupérée.
    Demain, le porte-parole de la Maison Blanche annoncera n'importe quoi, que les éditorialistes reprendront l'annonce comme une vérité et broderont une magnifique frange pour habiller le tout.
    «Washington a dit...»
    «Le porte-parole de la Maison Blanche a laissé entendre que...»
    «Bush s'est dit...»
    «Rice a avoué...»
    «Harper a nié...»

    Le journalisme (sic) est devenu le système de diffusion de la bonne parole.
    Regardons la campagne phénoménale contre la Chine. Ooooh! Qu'elle est méchante la Chine!

    500 000 millions de morts en Irak et jamais la moindre petite campagne de condamnation.
    Des raids aériens et des assassinats constants à Gaza et en Palestine: jamais de condamnation pour ces attaques musclées contre ce peuple écrasé.
    1600 milliards en achat d'arme en 2007 par le régime Bush: jamais aucun titre alarmiste.
    La Chine a un budget de 60 milliards et ce sont les cris et la panique médiatique.
    La Chine, elle est méchante!
    On la dénonce en Afrique.
    Qu'a donc fait la France en Afrique? Combien de dirigeants africains comme Sankara ( http://www.dailymotion.com/related/2152354/video/x17idb_discours-de-thomas-sankara-a-addis_politics ) ont-ils été éliminés pour être remplacé par des dictateurs plus compréhensifs?
    http://www.pressafrique.com/m394.html
    " Le recours à l'assassinat politique contre les mouvements de libération"
    Victoria Brittain (2006-10-19)
    http://www.pambazuka.org/fr/category/features/37893


    Parler du «dédain que Bush et compagnie nourrissent à l'égard de la démocratie», n'est, en fait, que de parler de la pointe de l'iceberg qui soudainement émerge. Il y a 90% du problème dont on ne dit mot.
    Nous pourrions sortir les nombreux, très nombreux rapports impliquant la CIA dans le piétinement de la démocratie. Revoyez le film de Costa Gavras "Missing" avec Jack Lemon au sujet du coup d'État du 11 septembre au Chili (http://pserve.club.fr/Missing.html ),
    visionnez les excellentes entrevues du journaliste australien John Pilger, faites avec des ex membres de la CIA, le plus puissant organisme de mensonge et d'infiltration au monde.
    ("The War of Democracy"
    http://video.google.ca/videoplay?docid=-3739500579629840148&q=%22THE+WAR+ON+DEMOCRACY%22&total=138&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0&hl=en-CA )

    Lisez l'excellente enquête de l'avocate américano-vénézuélienne, Eva Gollinger, "Code Chávez" ( http://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/CALVO_OSPINA/14380 ) sur l'implication et les mensonges de la CIA lors du coup d'État contre le gouvernement Chávez et mis en déroute par la population.

    Pour quiconque est le moindrement à l'affût de la réalité, l'article percutant de David Barstow du NYT :
    " Message Machine "
    " Behind Analysts, the Pentagon's Hidden Hand "
    dans le New York Time
    http://www.nytimes.com/2008/04/20/washington/20generals.html?_r=1&pagewanted=print&oref=slogin
    n'est pas une révélation. Ce n'est que la réalité qui s'affirme.
    On peut masquer la réalité un certain temps, mais tôt ou tard, la vérité s'impose, les mensonges s'effritent.
    Depuis des années qu'on nous alarme sur le "méchant" Chávez, pourtant, la réalité du Venezuela nous saute aux yeux, c'est une réussite. Bien sûr, c'est un long travail pour remettre la justice et l'équité dans un pays ravagé par des décennies de corruption et d'exclusion. Malgré toute la propagande, l'Amérique latine est en marche. La démocratie a remplacé les dictatures et les caudillos. Dimanche Fernando Lugo a été élu au Paraguay.
    Malgré la propagande, il y a maintenant plein de Chávez en Amérique latine.


    Étonnement

    La chose qui m'étonne, c'est qu'un éditorialiste qui a repris avec entrain la plupart de la propagande véhiculée par ces "experts" (sic) recrutés et formés au Pentagone, puisse dire sans gène:
    « Bien avant le drame du 11-Septembre, Torie Clarke, alors patronne des relations publiques au Pentagone, avait décidé la création d'un groupe de militaires retraités aptes à camper convenablement le rôle d'analyste à la télévision. Bien évidemment, elle avait pris un soin particulier à s'assurer que ces messieurs partageaient les vues néoconservatrices de l'administration. »

    Ce phénomène est connu de tous ceux qui sont sensibles à l'information douteuse. Comment un éditorialiste ou chroniqueur nous abreuvant constamment de cette propagande peut-il "révéler" la machination sans s'excuser d'y avoir participé?

    «subvertir le travail du journaliste traditionnel»
    Combien de journalistes "traditionnels" y a-t-il aujourd'hui?

    «L'opération a remporté un succès dépassant les espérances de madame et celles de Donald Rumsfeld»
    Cette "opération" aurait été sans effet si nous avions eu plus de "journalistes traditionnels" et je dirais "professionnels" dans les médias.
    Une connerie est facilement "dénonçable" si on prend le temps de la confronter à la réalité.
    On peut facilement voir que l'Afghanistan n'a pas été envahi pour sauver les femmes. Juste à suivre la non-évolution de la condition féminine en Afghanistan et le tour est joué. On pourrait faire une campagne médiatique percutante sur ce point, qui selon moi, est bien plus honteux et révoltant que ce que fait la Chine au Tibet. On nous ment en pleine figure et les éditorialistes participent au mensonge.
    Comme les 935 mensonges sur l'Irak. Combien de fois ces 935 mensonges ont-ils été repris tel quel par les valeureux chroniqueurs et éditorialistes? C'est une honte pour la profession.

    Je trouve presque indécent ce discours de «l'auteur-sans-tache» de cet éditorial.

    «Plus ils martelaient les messages conçus par Rumsfeld et ses proches, plus le budget des armées augmentait et plus leurs entreprises empochaient.»
    Non, mais, est-ce une découverte???
    Où donc croyez-vous qu'ont été 1600 milliards en 2007!!!
    Est-ce une découverte??? M. Truffaut le découvre-t-il???
    Est-il imbécile à ce point???

    «Tout naturellement, ce conflit d'intérêts a eu pour effet pervers que ces soi-disant experts objectifs gommaient certains aspects du conflit irakien.»
    Pour ces "experts" en conflit d'intérêts, on comprend facilement pourquoi il "gommaient certains aspects du conflit irakien", mais pour un éditorialiste, pourquoi donc???
    C'est la question que je me pose depuis longtemps.
    Pourquoi donc certains journalistes (sic), chroniqueurs ou éditorialistes, «gomment» certains aspects pourtant évidents de la réalité???
    Pourquoi???
    Comme je le demandais à M. Truffaut le 7 décembre 2007.
    ( http://www.ledevoir.com/2007/12/07/167596.html )
    " Pourquoi cette désinformation? "
    http://www.ledevoir.com/2007/12/07/commentaires/0712071317767.html

    M. Paul Verreault se demandait: " Porte-parole de la CIA ? "
    http://www.ledevoir.com/2007/12/07/commentaires/0712091556147.html


    Donc, aujourd'hui quand je lis cet éditorial qui met en lumière cette énorme machine de propagande, une mise ne lumière par un de ces haut-parleurs et ça me choque.

    Et cette chute :
    «...cette histoire permettent d'insister sur un... état d'esprit! ... leur inclination pour une Amérique impériale .... Avec les dégâts que l'on sait. »

    Les dégâts que l'on sait!!!
    Et Ponce Pilate s'en lava les mains!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 07h06
    Médias...
    « « ... à subvertir le travail du journaliste traditionnel », on ne peut vous suivre là-dessus car les « journalistes » traditionnel font partie désormais du Panthéon historique. Les non-traditionnels sont tout aussi dans le conflit d'intérêt que ces militaires car ils suivent la ligne politique/éditoriale de leurs journaux. La « flopée de gradés » peut être une »flopée de journalistes ». On a vu des journalistes à Bagdad se coiffer/maquiller face aux caméras de leurs chaînes de TV alors que l'armée américaine bombardait la ville irakienne et que des enfants et femmes et hommes mouraient innocents sous les bombes. Et que dire des journalistes embarqués « embedded » dans l'armée américaine et ça à commencé au Viêt-Nam justement? De ces journalistes «embarqués» au sein de l'armée dévoilant un processus servant à couvrir les mensonges de «La maison Blanche» pour lui permettre d'atteindre ses objectifs en Irak. Bien nourris, bien logés, bien protégés pour bien servir. L'article du NYT démontre incidemment les mécanismes d'une gigantesque manipulation médiatique qui ne concerne pas uniquement les militaires.
    La réflexion est celle de se demander et de se dire avec force que les médias manipulent et se jettent sur les évènements comme des charognards afin d'en titrer profit. La dite « pipolisation » des médias surtout dans le champ politique, on l'a vu en France mais il n'y a pas que là, explique cela. Les articles dits d'opinion et non plus de réflexion digne de ce nom n'existent pour ainsi plus. Nous n'avons droit qu'à des humeurs et des rumeurs.
    Un exemple simple, c'est votre article. Il nous dit que les médias ont été manipulés : « « Le pire, c'est que les grands réseaux, de CBS à CNN en passant par Fox, NBC et ABC, ont eu recours à ces militaires sans avoir vérifié s'ils étaient en conflit d'intérêts, comme ils le font avec les journalistes. » Mais il arrive souvent que nous ne comprenions pas des articles au vu et au su des informations sures que nous avons aussi. Nous pouvons nous interroger sur le sérieux des médias à contrôler les dires de leurs journalistes. Et ce de plus en plus.
    Vous écrivez: « Tout naturellement, ce conflit d'intérêts a eu pour effet pervers que ces soi-disant experts objectifs gommaient certains aspects du conflit irakien. » Là aussi, on remarque que la plupart de journalistes, de plus en plus non traditionnels, effacent la réalité telle qu'elle est pour nous donner une version de faits qui s'avèrent par la suite totalement fausse. On le sait de manière patente depuis le 11 septembre 2001. Les analyses des médias furent non-objectives au maximum et il n'y a pas eu de véritable réflexion importante voire cruciale sur le sujet. Les journalistes du jour au lendemain sont devenus comme par enchantement des experts dans la question arabe, proche-Orientale et religieuse. Comme pour la Louisiane où ils se sont mis à pleurer dans leurs journaux et télévision face à des millions de gens à cause de la condition sauvage dans laquelle vivait la population noire ainsi découverte grâce aux vents violents de l'ouragan Katerina. Aujourd'hui la condition reste la même mais ça ne fait plus médiatique alors on n'en parle plus. On « gomme » comme vous le dites pour les « certains aspects du conflit irakien » cette réalité qui est toujours là.
    Les médias manipulent et c'est pour ça que n'importe qui tend à les manipuler. Il faut contrôler les médias comme leurs sources avec des organismes compétents et citoyens. Les médias c'est toxique plus qu'on ne le croit. Il faut être très formé, informé avec des sources autres que médiatiques, pour ne pas être dupe de leurs tentatives à brasser les cerveaux humains. Suivez la guerre médiatique qui se joue entre la Chine et la France actuellement ou du conflit des lycées en France et de l'attitude du pouvoir à changer la donne par médias interposés. En voilà un exemple en dehors de ces militaires. C'est le prix de l'objectivité et par conséquent de la non-manipulation. »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 08h13
    Le pouvoir et l'information ne font qu'un.
    « On monte aux barricades pour dénoncer les médias de masses américains, aux services du pouvoir, qui manipulent l'informations. Ici on a la convergence de Gesca-SRC liè par une entente secrète pour nous manipuler et nous vendre l'idéologie du fédéralisme et on a pas un journaliste qui pose des questions, sauf M Patrick Bourgeois du journal Le Québecois.On y apprend qu'il y a de l'intimidation de journaliste chez GESCA (La Presse) et que jamais les journalistes du Québec ne se sont autant couché devant le pouvoir:http://www.resistancequebecoise.org/affichen.php?page=0&id=903
    Jean Claude Pomerleau »

  • Michel Samson
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 09h09
    Harper fait l'éloge de Bush...
    « ...celui qui a nommé Rumsfeld à la Défense, chez nos voisins du Sud.

    Quelle remarquable ironie de la mise en page que de découvrir tout de suite après votre texte, dans la version électronique que je reçois, ce texte dont le contenu en dit plus long que tout éditorial, à la suite de la lecture de votre billet.

    «Le premier ministre Stephen Harper a fait l'éloge de George W. Bush au début du Sommet des leaders nord-américains, affirmant que le président américain n'avait jamais fait de promesse qu'il ne pouvait pas tenir.»

    Ai-je besoin d'ajouter quoique ce soit ? »

  • Marc Gendron
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 09h25
    Une certaine paresse
    « Le poids de l'expert est énorme dans l'opinion publique. C'est l'arbitre, même devant le tribunal. Dans les médias, c'est finalement le journaliste qui est le "juge", c'est lui qui valide la crédibilité de l'expert.

    Alors, il faut faire le travail de bénédictin, la validation des sources, avant le reportage ou l'émission d'affaires publiques.

    Sinon l'info dérape dans la manipulation grossière, le spectacle quand ce n'est pas le divertissement. L'indolence de la profession, sa satisfaction devant les suggestions des relationistes ont tué la vérité. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 11h09
    J'ai fait une grossière erreur!
    « En me lisant "en ligne", ma grossière erreur m'est apparue de tout son lustre.

    Vous aurez compris que le mot "millions" dans ma phrase:
    "500 000 millions de morts en Irak et jamais la moindre petite campagne de condamnation."
    n'avait pas sa place.

    Le "millions" s'est glissé inopportunément dans l'entrain de mon écriture nocturne.

    Veuillez, évidemment lire:

    "500 000 morts en Irak et jamais la moindre petite campagne de condamnation."

    Plus précisément, voici un lien qui avance ce chiffre:

    Le 16 octobre 2006 (il y a près de deux ans), un rapport du Johns Hopkins University évaluait à 654,965 personnes décédés par la violence en Irak.

    http://www.jhsph.edu/publichealthnews/press_releases/2006/burnham_iraq_2006.html

    http://www.jhu.edu/~gazette/2006/16oct06/16iraq.html

    Résumé en français:

    "655.000 morts en Irak depuis l'arrivée des Américains ?"

    http://www.suchablog.com/index.php?2006/11/06/
    1815-655000-morts-en-irak-depuis-l-arrivee-des-americains

    Cependant, le Irak Body count
    évalue à seulement (sic) 90 521 personnes décédés par violence en Irak

    http://www.iraqbodycount.org/


    Donc la Vérité avec un grand "V" se situe probablement entre les deux. Chose sure, il y a eu plus de morts en Irak qu'au Tibet. Ce qui ne veut pas dire que les Tibétains vivent au paradis, mais il faut s'offusquer et monter sur ses grands chevaux pour les bonnes raisons.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 11h46
    Hitler aurait-il été cloné ?
    « C'est à la fois fascinant et effrayant de constater à quel point le banditisme de très haut niveau s'est raffiné et avec quelle élégance ces despotes des temps modernes portent chemise, cravate, chapeau melon et avec quelle sens de l'opportunisme le machiavélique Bush a serré la main de Sa Sainteté Josef Ratzinger, en fin de semaine dernière.

    Comme les irakiens, les afghans, les tibétains et nombre d'africains, les états-uniens sont assis sur des bombes et parcourent des terres minées par leurs propres gouvernants.

    Quelqu'un n'a-t-il pas déjà dit ou écrit que Ben Laden était une créature du Pentagone? La CIA pourrait-elle, par inadvertance, échapper la liste des occupants d'un Boeing, en partance de Washington, le soir du 11 septembre 2001, en direction du Moyen Orient?

    C'en est rendu au point de se demander si les travaux relatifs à la canonisation de Pol Pot ne devraient pas être initiés. Et dire que les frères John et Robert Kennedy ont été les cibles de complots dans lesquels aurait trempé de très puissants états-uniens, dont potentiellement Lyndon B. Johnson, en personne. Et dire que du premier des irakiens, Sadam Hussein, jusqu'au dernier des milliers d'entre eux qui ont été exécutés, grâce au mensonge états-unien, sont tous des témoins réduits au silence et des victimes de meurtres gratuits et orchestrés par la Maison des Blanchiments, meurtres dont G.W. Bush a confié la tâche aux soldats qu'ont dirigés et pilotés cette gang de généraux et de colonels complices du plan Donald Rumsfeld / Dick Cheney, les hommes de main de G.W. Bush.

    Qui de l'Iran, du Pakistan, de la Palestine et d'ailleurs deviendront les prochaines cibles des cribles états-uniens? Le vocable MONDIALISATION prend donc un sens tout aussi inique qu'unique. Quelle puissance économique, au Monde, pourra rivaliser avec la NUCLÉAIRE PUISSANCE ATOMIQUE DESTROY DES USA?

    C'est probablement ce que Stephen Harper aurait compris, depuis quelques lunes...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 14h08
    Démocratie à contourner
    « Bush et Harper voient la démocratie comme un système de gouvernement à contourner pour s'installer et se maintenir au pouvoir. Existe-t-il beaucoup de politiciens qui s'en distinguent vraiment ? Parions que s'il y en a quelques-uns, ils ne nageront pas longtemps dans la mer de duplicité qu'est la politique.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 14h50
    La vérité qui peut se cacher sous le tapis de la propagande
    « L'important dans tout ça, c'est que la vérité finissent par sortir. C'est en même temps un message d'espoir pour éduquer les gens à faire un certain recul quand les messages de ces propagandistes, qui cherchent à parvenir à leur fin, nous semblent trop clair. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 15h45
    Religion et démocratie
    « On observe au États-Unis une montée de la droite religieuse. Le pape en est d'ailleurs très heureux. Or, l'histoire et le temps présent nous apprennent que la religion et la démocratie sont des forces antinomiques. Les religions ont toujours voulu remplacer la démocratie par le pouvoir absolu de droit divin. Bush n'est pas un Hitler réincarné, ni l'auteur d'une grande manignance; il est tout bêtement un chrétien qui se voit comme la main de Dieu à l'instar du Pape, de feu Claude Ryan, de Louis XIV, de Moïse, de Pinochet et de Ben Laden. Du pareil au même. Priez mes biens chers frères pour l'avènement du règne de Dieu. Vous n'aurez plus à penser, seulement à vous conformer à la vérité absolue transmise par des imans barbus et des preachers pédophiles. »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 17h53
    Et les journalistes ont trouvé un outil rêvé, à leur mesure ...
    « Les blogues. Pas d'enquête, pas de réflexion, juste du direct, de l'instantanéité, du vrai quoi. Il y a même un blogueur de la Presse qui est tellement paresseux qu'il cite dans le texte : ce qui veut dire copier/coller en anglais. »

  • Nadeau Béa
    Inscrite
    mardi 22 avril 2008 22h35
    Un résumé sur ces dits experts
    « 11 septembre 2001 : quelques faits méconnus
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8758 »

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