Irak et Afghanistan - Le cinquième des vétérans américains souffrent de troubles psychologiques
18 avril 2008
États-Unis
Washington — Près de 20 % des soldats revenant d'Irak et d'Afghanistan, soit 300 000 en tout, souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure, alors qu'à peine la moitié se font soigner, indiquait hier un rapport de la Rand Corporation.
Cette étude du centre de recherches américain a été menée auprès de 1965 soldats venant de 24 régions des États-Unis. Depuis octobre 2001, environ 1,6 million de soldats ont été déployés lors des guerres contre l'Irak et l'Afghanistan.
Parmi les 20 % d'anciens combattants présentant des syndromes de stress post-traumatique (SSPT) et des dépressions, la moitié expliquent qu'ils ont été le témoin de la mort d'un camarade ou de ses blessures graves.
Quelque 45 % racontent qu'ils ont vu des corps de civils tués ou gravement blessés. Enfin, 10 % disent qu'ils ont été eux-mêmes blessés et hospitalisés.
Les taux de SSPT et de sérieuse dépression sont plus importants dans le corps des marines et de l'Armée de terre. Les femmes et les hispaniques y sont aussi davantage sujets, mais il apparaît que le facteur commun de l'émergence d'une dépression est toujours l'exposition au combat. Pourtant, près de la moitié des soldats souffrant de troubles psychologiques ne cherchent pas à se soigner parce qu'ils craignent que cela ne les handicape plus tard pour trouver un emploi. Et lorsqu'ils le font, souligne l'étude, la moitié n'obtiennent que des soins psychologiques minimum.
Les chercheurs ont évalué que les syndromes de stress post-traumatique et de dépressions des soldats allaient coûter au pays 6,2 milliards de dollars au cours des deux ans ayant suivi leur déploiement.
Ces coûts comprennent les dépenses de soins directes mais aussi les coûts de productivité perdue et les suicides, indique le rapport, qui estime qu'investir dans un traitement de qualité de ces troubles psychologiques permettrait d'économiser deux milliards de dollars. Les coûts sociaux sur deux ans d'un ancien combattant psychologiquement en détresse peuvent aller de 6000 $ à 25 000 $ par cas.
«Si les SSPT et la dépression ne sont pas traités ou à peine, il y a une cascade de conséquences», indique Terri Tanielian, coauteur de l'étude. «Usage de drogues, suicides, problèmes de couple, chômage sont autant de conséquences [...] qui ne sont bonnes ni pour les individus ni pour la société en général.»
Cette étude du centre de recherches américain a été menée auprès de 1965 soldats venant de 24 régions des États-Unis. Depuis octobre 2001, environ 1,6 million de soldats ont été déployés lors des guerres contre l'Irak et l'Afghanistan.
Parmi les 20 % d'anciens combattants présentant des syndromes de stress post-traumatique (SSPT) et des dépressions, la moitié expliquent qu'ils ont été le témoin de la mort d'un camarade ou de ses blessures graves.
Quelque 45 % racontent qu'ils ont vu des corps de civils tués ou gravement blessés. Enfin, 10 % disent qu'ils ont été eux-mêmes blessés et hospitalisés.
Les taux de SSPT et de sérieuse dépression sont plus importants dans le corps des marines et de l'Armée de terre. Les femmes et les hispaniques y sont aussi davantage sujets, mais il apparaît que le facteur commun de l'émergence d'une dépression est toujours l'exposition au combat. Pourtant, près de la moitié des soldats souffrant de troubles psychologiques ne cherchent pas à se soigner parce qu'ils craignent que cela ne les handicape plus tard pour trouver un emploi. Et lorsqu'ils le font, souligne l'étude, la moitié n'obtiennent que des soins psychologiques minimum.
Les chercheurs ont évalué que les syndromes de stress post-traumatique et de dépressions des soldats allaient coûter au pays 6,2 milliards de dollars au cours des deux ans ayant suivi leur déploiement.
Ces coûts comprennent les dépenses de soins directes mais aussi les coûts de productivité perdue et les suicides, indique le rapport, qui estime qu'investir dans un traitement de qualité de ces troubles psychologiques permettrait d'économiser deux milliards de dollars. Les coûts sociaux sur deux ans d'un ancien combattant psychologiquement en détresse peuvent aller de 6000 $ à 25 000 $ par cas.
«Si les SSPT et la dépression ne sont pas traités ou à peine, il y a une cascade de conséquences», indique Terri Tanielian, coauteur de l'étude. «Usage de drogues, suicides, problèmes de couple, chômage sont autant de conséquences [...] qui ne sont bonnes ni pour les individus ni pour la société en général.»
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