À une semaine de la primaire de Pennsylvanie - Le torchon brûle chez les démocrates
16 avril 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Barack Obama
Philadelphie — Condamnée à gagner la primaire de Pennsylvanie avec une large marge si elle veut conserver intactes ses chances d'être élue présidente, la candidate Hillary Clinton a sorti l'artillerie lourde contre son rival Barack Obama, accusé d'être élitiste.
Première consultation depuis la primaire du Mississippi, remportée le 11 mars par Barack Obama, la primaire de la Pennsylvanie prévue le 22 avril déchaîne les passions dans le camp démocrate.
Un sondage publié hier par l'université Quinnipiac donne Mme Clinton en tête avec 50 % d'intentions de vote, contre 44 % pour son rival, M. Obama. Ce sondage a été réalisé en partie avant la polémique autour des propos jugés «élitistes» du sénateur de l'Illinois.
Au cours d'une collecte de fonds tenu à San Francisco le 5 avril, M. Obama a estimé que dans les petites villes américaines, l'Américain moyen ressentait de l'amertume en raison de la crise économique et se raccrochait à la religion, aux armes à feu ou au discours anti-immigration.
Avec la diffusion des propos de M. Obama sur Internet, vendredi, ses adversaires y ont vu une bourde qu'ils estiment irréparable et en ont fait un argument de campagne. Après Obama «l'inexpérimenté», Mme Clinton et le républicain John McCain dénoncent Obama «l'élitiste» déconnecté, selon eux, de la réalité vécue par une majorité d'Américains.
«Je crois que les gens ne se "raccrochent" pas à la religion. Ils tiennent simplement à leur foi. On ne se "raccroche" pas aux armes à feu, on aime simplement chasser ou pratiquer des sports de tir», a affirmé lundi Mme Clinton en tournée électorale à Pittsburgh, ancien berceau sinistré de la sidérurgie américaine, dans l'ouest de la Pennsylvanie.
«Je ne crois pas que [M. Obama] ait vraiment compris que les gens recherchent un président qui soit à leurs côtés, et pas un président qui les dénigre», a-t-elle martelé.
M. Obama est désormais sur la défensive et a passé ces derniers jours à tenter de se justifier. «Je regrette les mots que j'ai choisis, d'une part parce qu'ils ont pu blesser certaines personnes, d'autre part parce qu'ils ont servi une fois de plus à nous détourner du débat capital que nous devrions avoir durant cette campagne», a dit lundi M. Obama lors d'une rencontre avec les représentants de la presse américaine à Washington.
La religion tient une place très importante dans la vie politique américaine et une écrasante majorité d'Américains affirment qu'ils ne sauraient voter pour un athée ou un agnostique. Et alors que le deuxième amendement de la Constitution garantit aux Américains le droit au port d'armes, toute critique même voilée de ce droit est considérée comme antipatriotique.
Les études électorales ont révélé que M. Obama faisait ses meilleurs scores chez les jeunes, les personnes ayant un haut niveau d'éducation et bénéficiant de bons revenus. Or, la Pennsylvanie, État qui a perdu environ 207 000 emplois industriels depuis 2000, compte de nombreux cols bleus et retraités qui ont vu fondre leur pension. Leur vote pourrait se révéler déterminant.
Quel que soit le résultat de la primaire de Pennsylvanie et des neuf autres consultations à venir, ni Mme Clinton, ni M. Obama ne sont en mesure d'obtenir les 2025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture.
L'objectif du camp Clinton est de convaincre les «super délégués» (caciques et élus du parti démocrate dont le choix sera déterminant lors de la convention) que leur candidate est la mieux placée pour battre John McCain en novembre.
Première consultation depuis la primaire du Mississippi, remportée le 11 mars par Barack Obama, la primaire de la Pennsylvanie prévue le 22 avril déchaîne les passions dans le camp démocrate.
Un sondage publié hier par l'université Quinnipiac donne Mme Clinton en tête avec 50 % d'intentions de vote, contre 44 % pour son rival, M. Obama. Ce sondage a été réalisé en partie avant la polémique autour des propos jugés «élitistes» du sénateur de l'Illinois.
Au cours d'une collecte de fonds tenu à San Francisco le 5 avril, M. Obama a estimé que dans les petites villes américaines, l'Américain moyen ressentait de l'amertume en raison de la crise économique et se raccrochait à la religion, aux armes à feu ou au discours anti-immigration.
Avec la diffusion des propos de M. Obama sur Internet, vendredi, ses adversaires y ont vu une bourde qu'ils estiment irréparable et en ont fait un argument de campagne. Après Obama «l'inexpérimenté», Mme Clinton et le républicain John McCain dénoncent Obama «l'élitiste» déconnecté, selon eux, de la réalité vécue par une majorité d'Américains.
«Je crois que les gens ne se "raccrochent" pas à la religion. Ils tiennent simplement à leur foi. On ne se "raccroche" pas aux armes à feu, on aime simplement chasser ou pratiquer des sports de tir», a affirmé lundi Mme Clinton en tournée électorale à Pittsburgh, ancien berceau sinistré de la sidérurgie américaine, dans l'ouest de la Pennsylvanie.
«Je ne crois pas que [M. Obama] ait vraiment compris que les gens recherchent un président qui soit à leurs côtés, et pas un président qui les dénigre», a-t-elle martelé.
M. Obama est désormais sur la défensive et a passé ces derniers jours à tenter de se justifier. «Je regrette les mots que j'ai choisis, d'une part parce qu'ils ont pu blesser certaines personnes, d'autre part parce qu'ils ont servi une fois de plus à nous détourner du débat capital que nous devrions avoir durant cette campagne», a dit lundi M. Obama lors d'une rencontre avec les représentants de la presse américaine à Washington.
La religion tient une place très importante dans la vie politique américaine et une écrasante majorité d'Américains affirment qu'ils ne sauraient voter pour un athée ou un agnostique. Et alors que le deuxième amendement de la Constitution garantit aux Américains le droit au port d'armes, toute critique même voilée de ce droit est considérée comme antipatriotique.
Les études électorales ont révélé que M. Obama faisait ses meilleurs scores chez les jeunes, les personnes ayant un haut niveau d'éducation et bénéficiant de bons revenus. Or, la Pennsylvanie, État qui a perdu environ 207 000 emplois industriels depuis 2000, compte de nombreux cols bleus et retraités qui ont vu fondre leur pension. Leur vote pourrait se révéler déterminant.
Quel que soit le résultat de la primaire de Pennsylvanie et des neuf autres consultations à venir, ni Mme Clinton, ni M. Obama ne sont en mesure d'obtenir les 2025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture.
L'objectif du camp Clinton est de convaincre les «super délégués» (caciques et élus du parti démocrate dont le choix sera déterminant lors de la convention) que leur candidate est la mieux placée pour battre John McCain en novembre.
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