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Rien ne va plus

Serge Truffaut   9 avril 2008  États-Unis
Après avoir congédié la directrice de sa campagne pour une longue série de revers, voilà que Hillary Clinton vient de montrer la porte au patron de la stratégie. Son nom? Mark Penn. La cause de ce renvoi est toute simple: ce dernier se livrait au mélange des genres. Le plus mauvais d'entre eux.
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  • Nathalie Collin - Abonnée
    8 avril 2008 23 h 20
    Excellente analyse.
    Je tenais à souligner l'excellente analyse sobre et merveilleusement écrite de Serge Truffaut. Vraiment bien résumé. Pauvre Hillary, elle ne mérite pas cette fonction. Il faut plus qu'être un homme ou une femme. Il faut de la compétence. Mieux vaut avant qu'après. Stéphane Gendron
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    9 avril 2008 04 h 16
    L'hypocrisie institutionnalisée
    Une fois de plus, cette nouvelle, qui ne restera pas longtemps dans la mémoire collective et médiatique, démontre clairement que ces champions de la démocratie sont en fait, les champions de l'hypocrisie.

    Il n'est pas surprenant de constater qu'avec des centaines de millions utilisés pour faire campagne, on puisse se permettre hypocrisie, propagande et camouflage. L'hypocrisie est institutionnalisée chez nos voisins et c'est devenu le cas, chez nous aussi. Que voulez-vous, c'est la démocratie!

    Comment peut-il en être autrement? Le 4e pouvoir (jadis) prend tout ce qui est dit pour du "cash" et nous le présente comme la pure réalité. Les politiciens millionnaires ont beau jeu d'avoir le beau sourire de la duplicité. Pendant que d'un côté, on dit les belles choses qu'il faut et que les journalistes (sic) les rapportent sans sourciller, de l'autre, on agit autrement. De plus, lorsque le subterfuge est su, ce n'est jamais la faute de ces "pauvres" (sic) politiciens. Ils ne savaient jamais, ce sont des purs. Ils trouvent toujours un bouc émissaire à utiliser pour y jeter le blâme en cas de révélation inattendue.

    «des internautes eurent apporté la preuve que Clinton avait menti grossièrement»

    Puisque ce 4e pouvoir ne remplit plus ses fonctions, il faut, sans relâche, en fouillant la réalité qui nous est offerte comme un casse-tête à mille petits morceaux, par les voyageurs, les observateurs, les enquêteurs en herbe, les archivistes de gestes et de déclarations (qu'on voudrait faire disparaître) et les passionnés de l'Histoire, découvrir l'anguille sous roche et la brandir à bout de bras, afin de dénoncer les machinations.

    Les "régimes" chinois et russes, bien qu'ils soient plus répressifs, sont peut-être un brin moins hypocrites.

    Serge Charbonneau
    Québec
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