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La guerre à trois

Serge Truffaut   27 mars 2008  États-Unis
Grâce à une diminution notable des actes de violence commis en 2007 en Irak, la Maison-Blanche escomptait le rapatriement de 20 000 soldats d'ici la fin de juillet. Mais voilà que l'état de guerre civile qui frappe le sud du pays commande d'ores et déjà une réévaluation des plans de l'armée comme des objectifs politiques de toutes les parties impliquées dans le bourbier irakien.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    27 mars 2008 01 h 59
    L'armée états-unienne, une demie... pas plus.
    «La demie? Il s'agit des avions américains...»

    Et si la "demie" se retirait?

    «...une immense inconnue: l'Iran. Meneur du jeu irakien davantage que la Maison-Blanche veut bien le reconnaître»

    Mais, quelles sont donc ces affirmations?

    Essaie-t-on de nous faire croire que le rôle de l'armée US en Irak est négligeable?
    Qui donc dirige l'Irak?
    Qui donc dirige "l'armée d'Irak"?

    Essaie-t-on de nous faire le coup de pousser l'idée que l'Iran est la "faiseuse" de trouble.
    L'Iran impérial?
    Le danger iranien?

    Essaie-t-on de nous dire que Washington répète que le rôle iranien n'est pas "important"? C'est drôle j'ai toujours entendu dire par la Maison Blanche que l'Iran fournissait armes, munitions et même chair à canon!

    Essaie-t-on de nous faire croire que la Maison-Blanche escomptait le rapatriement de 20 000 soldats d'ici la fin de juillet? Voyons, c'est comme si Harper comptait cesser l'occupation afghane en 2011!

    Finalement, on dit n'importe quoi. Pour nous faire croire n'importe quoi.
    « la diminution notable des actes de violence commis en 2007 en Irak »

    On nous l'a dit combien de fois, celle-là?
    Tout va bien, ça s'améliore, on pourra prendre ses vacances en Irak bientôt...
    Les Irakiens sont extrêmement reconnaissants de s'être fait libérer (sic).

    Un chausson aux pommes avec ça?

    Ces agneaux purs états-uniens représentent une sorte de demi-adversaire dans ce grand conflit! Ils sont négligeables. Par contre, l'Iran qui veut contrôler la région étend ses tentacules et favorise le trouble. L'Iran cherche la bagarre... bien sûr.
    Un autre chausson aux pommes avec ça?

    C'est comme en Amérique du Sud, les braves missionnaires états-uniens ont tout fait pour pacifier la région. Ingrid Bétancourt doit les remercier tous les jours dans ses prières. C'est la Colombie qui a été responsable du massacre, les États-Unis comptaient, sans doute, tout au plus, pour un quart dans cette tuerie de la paix.

    Les États-Unis, des pacificateurs missionnaires vous dis-je, pour le prouver, je vous offre un autre chausson aux pommes aussi gratuit qu'un Jos Louis.

    L'Iran cherche à déstabiliser le Moyen Orient.
    Et le Venezuela cherche à déstabiliser l'Amérique latine.

    Déstabiliser une région... il faut être simpliste pour imaginer que les États-Unis en seraient capables!
    Comme dit M. Brousseau dans son carnet radio canadien:
    "Pour certains observateurs des affaires du monde, les États-Unis seraient le Léviathan qui tire toutes les ficelles, toujours et partout. La réalité du 21e siècle dément de plus en plus cette vision simpliste."
    Il me reste encore un chausson aux pommes, le voulez-vous?

    Il faut vraiment être simpliste pour imaginer que les États-Unis avec leurs maigres moyens, puissent causer du tort à une région et pire qu'ils puissent vouloir contrôler un territoire!
    Incroyable tout de même comment certains sont vraiment simplistes!

    Le rôle des États-Unis dans le présent conflit en Irak, est, tout au plus, valable pour à peine 50% des problèmes et pour la Colombie, au maximum, 25%, et là, j'ai même l'impression d'exagérer.
    Tiens, je vais me prendre un chausson aux pommes et un Jos Louis, je le mérite bien.

    Un grand merci à M. Truffaut pour nous avoir éclairci la situation complexe de l'Irak.
    On comprend mieux maintenant: États-Unis: négligeables. Iran: vrai danger.

    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Yvon Montoya - Abonné
    27 mars 2008 08 h 23
    Analyse, please.
    Une analyse un cran en retard et qui n'éclaire pas la situation actuelle. Fondamentalement, il faut comprendre que Moqtada al-Sadr au sein de son mouvement depuis juillet/août 2007 a été le jouet de Maliki et des américains du fait qu'il mit les armes sous silencieux. La jeunesse de son mouvement le pousse actuellement à agir afin qu'il ne perde pas le terrain politique durement acquis antécédemment. C'est pour cette raison qu'ils ont fait une démonstration de force (et encore aujourd'hui) dans les quartiers chiites de Sadr-City, Kadhimiya et Choula à Bagdad pour réclamer la démission du gouvernement de Nouri al Maliki.
    Vous nous dites qu'al-Maliki n'était plus l'otage politique de Sadr. C'est une vue pro-occidentale et sans connexion avec la réalité. Maliki est un représentant de la politique américaine puisqu'il fut mis au pouvoir par les USA tout comme Musharraf ou Hamid Karza sous couvert d'activités pseudo-démocratiques. Vous dites que l'Iran est le « Meneur du jeu irakien davantage que la Maison-Blanche veut bien le reconnaître » sans en donner la moindre analyse pertinente. Comme un exercice de propagande, vous ne mettez pas en perspective les événements de la région. Ce sont les américains qui sont en Irak non les Iraniens. Ce sont les avions et hélicoptères américains qui tuent non les iraniens. Même si les Iraniens jouent un jeu important en Irak, vous ne dites rien de jeu américain en toute objectivité.
    Les américains on travaillé un temps avec le CSRII, proche de l'Iran et qui avait refusé de se battre contre Saddam Hussein. La diabolisation de l'Iran sans analyse éclairante me semble être de la propagande pure. Si vous ne mettez rien en perspective, c'est que vous ne savez pas les véritables enjeux de ce pays et rien des volontés politique tant américaines qu'Iraniennes. La fin de votre article le démontre : « Reste évidemment à savoir si ce sera al-Maliki ou le CSRII. » Nous n'avons rien appris. Dommage et tant mieux pour les autres sources plus informées vers lesquelles nous y allons de ce pas.
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