Cinq ans de guerre en Irak - Bush ne regrette rien
Le président fait miroiter une victoire majeure
20 mars 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
George W. Bush hier lors de son passage au Pentagone.
Washington — Le président George W. Bush a marqué le cinquième anniversaire de la guerre en Irak hier en disant ne pas regretter une décision toujours contestée et en faisant miroiter une «victoire stratégique majeure» malgré l'incertitude sur l'issue du conflit.
Cinq ans après être apparu sur les télévisions pour confirmer que les États-Unis avaient, «avec réticence», commencé à bombarder un «régime hors la loi qui menace la paix avec des armes de meurtre en masse», M. Bush a déclaré que, malgré le prix «élevé» payé depuis lors — près de 4000 soldats américains tués et 500 milliards de dollars dépensés —, «chasser Saddam Hussein du pouvoir était la bonne décision, et ceci est un combat que l'Amérique peut et doit gagner».
Dans plusieurs villes, notamment New York et Los Angeles, le mouvement contre la guerre tentait hier de secouer son relatif engourdissement. «Plus un mort, plus un dollar, pas d'argent pour des crimes de guerre», proclamait une banderole déployée par environ 200 personnes à Washington.
Toutefois, au moment où les Américains attendent qu'il décide bientôt s'il continuera à réduire les effectifs, M. Bush les a prévenus que les gains enregistrés depuis 2007 en Irak étaient fragiles et réversibles et qu'il ne ferait rien qui les remettrait en cause.
Après l'approbation massive des débuts, ce conflit a profondément divisé les Américains, qui ne savent pas quand ni comment prendra fin la deuxième guerre la plus longue de leur histoire moderne, après celle du Vietnam. Un sondage pour la chaîne CBS montre que 64 % des Américains estiment que la guerre n'en valait pas la peine.
«Et alors?», a répondu le vice-président Dick Cheney, interrogé à ce sujet par la chaîne ABC.
Dans son discours, M. Bush a quant à lui jugé compréhensible que le débat continue mais a livré un argumentaire connu: les Américains doivent combattre al-Qaïda en Irak pour ne pas le combattre aux États-Unis; se retirer trop rapidement sèmerait le chaos et enhardirait les «terroristes» et l'Iran voisin. Il a surtout fait valoir les progrès accomplis depuis 2007 et la diminution des violences grâce à l'envoi d'environ 30 000 soldats supplémentaires.
«À quoi sommes-nous arrivés malgré tous ces sacrifices?», a demandé Barack Obama, candidat démocrate à la succession de M. Bush. «Je fixerai un nouvel objectif dès le premier jour quand je serai commandant en chef: je mettrai fin à cette guerre», a-t-il dit.
La démocrate Hillary Clinton promet elle aussi un désengagement. Mais elle et M. Obama s'opposent sur leurs positions passées ou présentes sur la guerre ainsi que sur les modalités du retrait.
Les militants antiguerre ont tenté de retrouver de la voix hier à Washington et dans de nombreuses villes des États-Unis pour appeler à la fin de l'engagement militaire américain en Irak, cinq ans après le début du conflit.
Alors que des rassemblements étaient prévus à Los Angeles, Chicago, Miami et New York, la journée dans la capitale fédérale a débuté par un blocage des portes du Service des impôts (Internal Revenue Service).
Trente-deux personnes ont été arrêtées mercredi à Washington lorsqu'elles ont voulu symboliquement bloquer les entrées de l'immeuble du fisc.
Des policiers ont indiqué que les protestataires avaient forcé le cordon de police mis en place pour les empêcher de contraindre les services du fisc à fermer mais qu'il n'y avait eu aucune violence.
Cinq ans après être apparu sur les télévisions pour confirmer que les États-Unis avaient, «avec réticence», commencé à bombarder un «régime hors la loi qui menace la paix avec des armes de meurtre en masse», M. Bush a déclaré que, malgré le prix «élevé» payé depuis lors — près de 4000 soldats américains tués et 500 milliards de dollars dépensés —, «chasser Saddam Hussein du pouvoir était la bonne décision, et ceci est un combat que l'Amérique peut et doit gagner».
Dans plusieurs villes, notamment New York et Los Angeles, le mouvement contre la guerre tentait hier de secouer son relatif engourdissement. «Plus un mort, plus un dollar, pas d'argent pour des crimes de guerre», proclamait une banderole déployée par environ 200 personnes à Washington.
Toutefois, au moment où les Américains attendent qu'il décide bientôt s'il continuera à réduire les effectifs, M. Bush les a prévenus que les gains enregistrés depuis 2007 en Irak étaient fragiles et réversibles et qu'il ne ferait rien qui les remettrait en cause.
Après l'approbation massive des débuts, ce conflit a profondément divisé les Américains, qui ne savent pas quand ni comment prendra fin la deuxième guerre la plus longue de leur histoire moderne, après celle du Vietnam. Un sondage pour la chaîne CBS montre que 64 % des Américains estiment que la guerre n'en valait pas la peine.
«Et alors?», a répondu le vice-président Dick Cheney, interrogé à ce sujet par la chaîne ABC.
Dans son discours, M. Bush a quant à lui jugé compréhensible que le débat continue mais a livré un argumentaire connu: les Américains doivent combattre al-Qaïda en Irak pour ne pas le combattre aux États-Unis; se retirer trop rapidement sèmerait le chaos et enhardirait les «terroristes» et l'Iran voisin. Il a surtout fait valoir les progrès accomplis depuis 2007 et la diminution des violences grâce à l'envoi d'environ 30 000 soldats supplémentaires.
«À quoi sommes-nous arrivés malgré tous ces sacrifices?», a demandé Barack Obama, candidat démocrate à la succession de M. Bush. «Je fixerai un nouvel objectif dès le premier jour quand je serai commandant en chef: je mettrai fin à cette guerre», a-t-il dit.
La démocrate Hillary Clinton promet elle aussi un désengagement. Mais elle et M. Obama s'opposent sur leurs positions passées ou présentes sur la guerre ainsi que sur les modalités du retrait.
Les militants antiguerre ont tenté de retrouver de la voix hier à Washington et dans de nombreuses villes des États-Unis pour appeler à la fin de l'engagement militaire américain en Irak, cinq ans après le début du conflit.
Alors que des rassemblements étaient prévus à Los Angeles, Chicago, Miami et New York, la journée dans la capitale fédérale a débuté par un blocage des portes du Service des impôts (Internal Revenue Service).
Trente-deux personnes ont été arrêtées mercredi à Washington lorsqu'elles ont voulu symboliquement bloquer les entrées de l'immeuble du fisc.
Des policiers ont indiqué que les protestataires avaient forcé le cordon de police mis en place pour les empêcher de contraindre les services du fisc à fermer mais qu'il n'y avait eu aucune violence.
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