samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 15h42
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les républicains brandissent le spectre de l'impeachment - Le gouverneur de l'État de New York sous pression pour démissionner

Reuters   12 mars 2008  États-Unis
Eliot Spitzer
Photo : Agence Reuters
Eliot Spitzer
New York — Le gouverneur démocrate de New York Eliot Spitzer, réputé pour ses croisades contre les grands noms de Wall Street, subissait hier des pressions croissantes pour démissionner après avoir admis qu'il a rencontré une prostituée dans un hôtel de luxe de Washington.

Les élus républicains ont en effet menacé de lancer une procédure d'«impeachment» contre Spitzer.

Les parlementaires républicains de l'État de New York ont sommé le gouverneur de démissionner dans les 48 heures, faute de quoi il s'exposerait à une procédure de destitution. L'association des gouverneurs républicains avait publié dès lundi un communiqué exigeant le départ du gouverneur. La plupart des commentateurs estimaient hier cette démission inévitable.

Selon un magistrat, parlant au New York Times sous couvert d'anonymat, les avocats du gouverneur devaient prochainement rencontrer le procureur pour voir quelles pourraient être les charges retenues contre leur client. Il a indiqué que les risques portaient sur la façon dont la prostituée avait été payée: en cas de tentatives de dissimulation de l'origine et des motifs des virements, il s'agirait de fraude, une accusation qui peut valoir jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.

Selon le New York Times, les enquêteurs avaient été alertés par des banques sur des mouvements financiers suspects concernant notamment le gouverneur de New York, avec des retraits en espèces qui finissaient sur des comptes de sociétés fantômes.

L'enquête a permis de remonter jusqu'à un réseau de prostitution de luxe, avec qui M. Spitzer était en contact régulier. Il aurait été piégé par le FBI à au moins six reprises en train d'organiser des rendez-vous avec une prostituée dans un hôtel de Washington.

Ce réseau international, qui fonctionnait sur l'Internet sous le nom d'Emperor's Club VIP, a été démantelé récemment et quatre responsables ont été arrêtés la semaine dernière à New York.

Selon le New York Times, des enquêteurs du FBI, après avoir obtenu l'accord du ministre de la Justice des États-Unis, ont notamment eu recours à une informatrice ayant précédemment travaillé comme prostituée à l'Emperor's Club VIP.

Des micros ont été placés dans les téléphones portables de certaines personnes soupçonnées d'avoir recours au réseau, qui employait une cinquantaine de prostituées à New York, Paris, Londres, Miami et Washington, pour des tarifs pouvant aller jusqu'à 5500 $ de l'heure.

Selon des documents de l'enquête, les enquêteurs ont consigné les contenus des enregistrements, et notamment une conversation dans laquelle Eliot Spitzer, dit «client nû 9 », organise les détails d'une rencontre avec une prostituée le 13 février, dans le prestigieux hôtel Mayflower de Washington.

La déclaration ne comporte pas le nom du gouverneur, ni celui de dix autres hommes ayant également eu recours aux services des prostituées, mais attribue des numéros aux clients.

Le rendez-vous de M. Spitzer avec la prostituée est relaté dans cinq pages qui rapportent une demi-douzaine de coups de téléphone entre le «client nû 9» et la personne chargée des réservations.

Les enquêteurs ont enregistré au total plus de 5000 appels téléphoniques, saisi plus de 6000 courriels, ainsi que des reçus bancaires, des notes d'hôtels et des billets d'avion et de train.

L'affaire embarrasse le camp démocrate. La candidate Hillary Clinton, que M. Spitzer soutient, a été très laconique hier, se contentant d'envoyer «ses respects» à la famille.

Le président républicain, George W. Bush, a quant à lui estimé que «c'était une situation triste», selon la Maison-Blanche.

Si le gouverneur Spitzer, ancien ministre de la Justice de l'État, démissionne, son successeur sera son adjoint actuel, David Paterson, 53 ans.

Noir et non-voyant, M. Paterson deviendrait le premier gouverneur noir de New York et le premier gouverneur non voyant aux États-Unis.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012