Primaires américaines - Mitt Romney jette l'éponge
John McCain devient le très probable candidat du Parti républicain à l'élection présidentielle de novembre
Photo : Agence Reuters
Mitt Romney a salué la foule après avoir annoncé qu’il quittait la course à l’investiture républicaine.
Washington — Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, a annoncé hier qu'il renonçait à briguer l'investiture du Parti républicain, faisant du sénateur de l'Arizona John McCain le très probable candidat du parti de l'éléphant à l'élection présidentielle américaine de novembre. «J'estime devoir maintenant me désister, pour notre parti et pour notre pays», a-t-il déclaré dans un discours prononcé devant la Conférence conservatrice pour l'action politique (CPAC).
Malgré son image de redresseur d'entreprises en difficulté, le «sauveur» des Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City était en mauvaise posture après un Super Mardi décevant. Le candidat mormon a été battu dans 14 des 21 États qui se sont prononcés mardi, la plus importante journée électorale dans la campagne présidentielle en raison du nombre de délégués en jeu. Il affichait 244 délégués contre 697 pour John McCain, son principal rival. McCain, de son côté, a consolidé son statut de favori en remportant neuf victoires, dont New York et la Californie.
Le retrait de Romney devrait sceller l'issue de la course à l'investiture républicaine, qui va revenir selon toute probabilité au sénateur de 71 ans, ancien prisonnier de guerre au Vietnam, dont les prises de position sur l'immigration ou les réductions d'impôt ont suscité l'ire d'une partie de son camp.
Le nom de McCain a été hué par les membres de l'assistance lorsque Romney l'a cité dans son discours. Il a expliqué qu'il se retirait de la course afin de permettre aux républicains de se mettre en ordre de bataille pour affronter le vainqueur du duel entre Hillary Clinton et Barack Obama, les deux candidats démocrates encore en lice.
«En ces temps de guerre, je ne peux tout simplement pas permettre que ma campagne aide une capitulation face au terrorisme», a-t-il dit.
«Nous sommes d'accord sur l'importance d'unifier notre parti», a déclaré M. McCain, saluant la «campagne énergique et dévouée» de son ancien rival. «Nous avons eu quelques désaccords et personne d'entre nous ne prétend que nous n'en aurons plus», a-t-il dit dans une allusion à ses positions sur la réforme de l'immigration et à son opposition à certaines baisses d'impôt de l'administration Bush. «Mais même dans les désaccords, particulièrement dans les désaccords, je rechercherai les conseils de mes collègues conservateurs.»
L'ancien gouverneur du Massachusetts, qui ambitionnait de devenir le premier président mormon américain, avait promis de continuer à se battre à l'issue du Super Mardi, mais il a réuni ses conseillers mercredi pour évaluer la situation. Ce candidat multimillionnaire avait puisé dans sa fortune personnelle pour financer sa campagne.
Beaucoup de républicains souhaitent que la compétition pour l'investiture du Parti républicain trouve une issue rapidement afin d'engager le plus vite possible la lutte qui s'annonce âpre face aux démocrates.
Après le retrait de Romney, l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee va être l'objet de pressions pour qu'il lui emboîte le pas.
Romney a souligné qu'il ne voulait pas poursuivre une compétition qui pourrait se prolonger jusqu'à la convention nationale du Parti républicain, début septembre. «Si j'avais poursuivi ma campagne jusqu'à la convention, j'aurais empêché le lancement de la campagne nationale et augmenté les chances de victoire des deux candidats démocrates, Hillary Clinton et Barack Obama», a dit Romney.
Dans son discours, il n'a pas apporté son soutien à McCain, avec lequel il a eu de vifs échanges ces dernières semaines.
Malgré son image de redresseur d'entreprises en difficulté, le «sauveur» des Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City était en mauvaise posture après un Super Mardi décevant. Le candidat mormon a été battu dans 14 des 21 États qui se sont prononcés mardi, la plus importante journée électorale dans la campagne présidentielle en raison du nombre de délégués en jeu. Il affichait 244 délégués contre 697 pour John McCain, son principal rival. McCain, de son côté, a consolidé son statut de favori en remportant neuf victoires, dont New York et la Californie.
Le retrait de Romney devrait sceller l'issue de la course à l'investiture républicaine, qui va revenir selon toute probabilité au sénateur de 71 ans, ancien prisonnier de guerre au Vietnam, dont les prises de position sur l'immigration ou les réductions d'impôt ont suscité l'ire d'une partie de son camp.
Le nom de McCain a été hué par les membres de l'assistance lorsque Romney l'a cité dans son discours. Il a expliqué qu'il se retirait de la course afin de permettre aux républicains de se mettre en ordre de bataille pour affronter le vainqueur du duel entre Hillary Clinton et Barack Obama, les deux candidats démocrates encore en lice.
«En ces temps de guerre, je ne peux tout simplement pas permettre que ma campagne aide une capitulation face au terrorisme», a-t-il dit.
«Nous sommes d'accord sur l'importance d'unifier notre parti», a déclaré M. McCain, saluant la «campagne énergique et dévouée» de son ancien rival. «Nous avons eu quelques désaccords et personne d'entre nous ne prétend que nous n'en aurons plus», a-t-il dit dans une allusion à ses positions sur la réforme de l'immigration et à son opposition à certaines baisses d'impôt de l'administration Bush. «Mais même dans les désaccords, particulièrement dans les désaccords, je rechercherai les conseils de mes collègues conservateurs.»
L'ancien gouverneur du Massachusetts, qui ambitionnait de devenir le premier président mormon américain, avait promis de continuer à se battre à l'issue du Super Mardi, mais il a réuni ses conseillers mercredi pour évaluer la situation. Ce candidat multimillionnaire avait puisé dans sa fortune personnelle pour financer sa campagne.
Beaucoup de républicains souhaitent que la compétition pour l'investiture du Parti républicain trouve une issue rapidement afin d'engager le plus vite possible la lutte qui s'annonce âpre face aux démocrates.
Après le retrait de Romney, l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee va être l'objet de pressions pour qu'il lui emboîte le pas.
Romney a souligné qu'il ne voulait pas poursuivre une compétition qui pourrait se prolonger jusqu'à la convention nationale du Parti républicain, début septembre. «Si j'avais poursuivi ma campagne jusqu'à la convention, j'aurais empêché le lancement de la campagne nationale et augmenté les chances de victoire des deux candidats démocrates, Hillary Clinton et Barack Obama», a dit Romney.
Dans son discours, il n'a pas apporté son soutien à McCain, avec lequel il a eu de vifs échanges ces dernières semaines.
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