Nette domination de John McCain
6 février 2008
États-Unis
John McCain a vraisemblablement gagné son pari. Pour le sénateur de l'Arizona, il s'agissait hier soir de prendre une avance sinon décisive du moins assez importante pour casser les reins à son principal adversaire dans la course à l'investiture républicaine, Mitt Romney.
Au moment de mettre sous presse, M. McCain était donné gagnant dans la plupart des États populeux où se tenaient des élections primaires ou des caucus. Il menait largement en Californie où, décalage horaire oblige, les bureaux de scrutin fermaient plus tard et où, pourtant, les récents sondages avaient donné l'impression que les deux adversaires étaient à égalité.
Environ trois quarts d'heure après la fermeture des bureaux, l'ancien héros de la guerre du Vietnam était déjà considéré comme le vainqueur dans l'État clé de New York, où 101 délégués étaient en jeu, plus que dans tout autre État à l'exception de la Californie (170 délégués).
Après le décompte d'une bonne partie des bulletins de vote, il était donné gagnant dans l'Illinois (57 délégués en jeu) et le New Jersey (52), en plus du Connecticut, du Delaware et, ce qui n'était pas une surprise, de l'Arizona. Il était assez nettement en avance dans l'Oklahoma.
De son côté, Mitt Romney a remporté le Massachusetts, l'État dont il a été le gouverneur de 2002 à 2006, de même que le Minnesota et l'Utah, où vivent plusieurs de ses coreligionnaires mormons, de même que des États moins populeux comme le Dakota du Nord et le Montana.
M. Romney et Mike Huckabee, un ancien gouverneur de l'Arkansas, se sont disputé le vote des électeurs républicains qui se décrivent comme «conservateurs», particulièrement nombreux dans les États du sud des États-Unis. Huckabee, un ancien pasteur baptiste, a fait plus que diviser le vote de la droite, il y a nettement devancé Romney.
Très tôt dans la journée, on a annoncé la victoire de Mike Huckabee dans le petit État montagneux de la Virginie-Occidentale, à la frontière entre le Nord et le Sud. Au moment d'aller sous presse, il avait emporté son Arkansas natal et avait des chances de gagner la Géorgie et le Tennessee.
Mathématiquement, le «Super Tuesday», ne permettait à personne d'emporter à coup sûr l'investiture de son parti, même si les démocrates tenaient des élections primaires ou des caucus dans 22 États et les républicains dans 21 États (les mêmes dans 19 cas).
Au total, 1081 délégués étaient en jeu hier chez les républicains. Pour être couronné, un candidat doit bénéficier de l'appui de la majorité des 2380 délégués à la convention républicaine, qui se tiendra début septembre au Minnesota, soit 1191 délégués.
Depuis le début du processus de sélection des candidats à la présidence, le 3 janvier, John McCain avait déjà remporté les primaires du New Hampshire, de la Caroline du Sud et de la Floride; Mitt Romney, les caucus du Wyoming, la primaire du Michigan et les caucus du Nevada du Maine; et Huckabee, le caucus de l'Iowa.
Avant les consultations d'hier, McCain était déjà assuré de disposer de 89 délégués à la convention. Romney et Huckabee disposaient respectivement de 27 et 7 délégués.
Les derniers sondages à l'échelle nationale donnent à John McCain une avance appréciable — allant jusqu'à 10 % — sur ses rivaux. Selon les études, il est crédité de 41 à 44 % des intentions de vote, contre 22 à 29 % pour Mitt Romney, et 18 à 21 % pour Mike Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas.
Pendant la journée d'hier, M. McCain a trouvé le temps de faire un saut de la côte est à la côte ouest, entre New York et San Diego, où il a tenu un meeting avec le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, qui l'a présenté comme «l'homme qui va protéger nos frontières».
Au cours de la présente campagne, les valeurs conservatrices de John McCain ont été mises en doute par ses deux principaux adversaires, associés à cette mouvance, notamment à cause de ses positions passées sur l'immigration, les réductions d'impôt, la réduction des émissions polluantes des automobiles et la réforme du financement des campagnes électorales.
Pour la plupart des consultations républicaines d'hier, le candidat qui arrive en tête rafle la totalité des délégués, à la différence de celles organisées par les démocrates, où les délégués sont attribués à la proportionnelle. Cela pourrait jouer en la faveur de McCain qui, si les résultats des votes se confirment, pourrait prendre un avantage décisif dans la course à l'investiture républicaine.
***
Avec l'Agence France-Presse
Au moment de mettre sous presse, M. McCain était donné gagnant dans la plupart des États populeux où se tenaient des élections primaires ou des caucus. Il menait largement en Californie où, décalage horaire oblige, les bureaux de scrutin fermaient plus tard et où, pourtant, les récents sondages avaient donné l'impression que les deux adversaires étaient à égalité.
Environ trois quarts d'heure après la fermeture des bureaux, l'ancien héros de la guerre du Vietnam était déjà considéré comme le vainqueur dans l'État clé de New York, où 101 délégués étaient en jeu, plus que dans tout autre État à l'exception de la Californie (170 délégués).
Après le décompte d'une bonne partie des bulletins de vote, il était donné gagnant dans l'Illinois (57 délégués en jeu) et le New Jersey (52), en plus du Connecticut, du Delaware et, ce qui n'était pas une surprise, de l'Arizona. Il était assez nettement en avance dans l'Oklahoma.
De son côté, Mitt Romney a remporté le Massachusetts, l'État dont il a été le gouverneur de 2002 à 2006, de même que le Minnesota et l'Utah, où vivent plusieurs de ses coreligionnaires mormons, de même que des États moins populeux comme le Dakota du Nord et le Montana.
M. Romney et Mike Huckabee, un ancien gouverneur de l'Arkansas, se sont disputé le vote des électeurs républicains qui se décrivent comme «conservateurs», particulièrement nombreux dans les États du sud des États-Unis. Huckabee, un ancien pasteur baptiste, a fait plus que diviser le vote de la droite, il y a nettement devancé Romney.
Très tôt dans la journée, on a annoncé la victoire de Mike Huckabee dans le petit État montagneux de la Virginie-Occidentale, à la frontière entre le Nord et le Sud. Au moment d'aller sous presse, il avait emporté son Arkansas natal et avait des chances de gagner la Géorgie et le Tennessee.
Mathématiquement, le «Super Tuesday», ne permettait à personne d'emporter à coup sûr l'investiture de son parti, même si les démocrates tenaient des élections primaires ou des caucus dans 22 États et les républicains dans 21 États (les mêmes dans 19 cas).
Au total, 1081 délégués étaient en jeu hier chez les républicains. Pour être couronné, un candidat doit bénéficier de l'appui de la majorité des 2380 délégués à la convention républicaine, qui se tiendra début septembre au Minnesota, soit 1191 délégués.
Depuis le début du processus de sélection des candidats à la présidence, le 3 janvier, John McCain avait déjà remporté les primaires du New Hampshire, de la Caroline du Sud et de la Floride; Mitt Romney, les caucus du Wyoming, la primaire du Michigan et les caucus du Nevada du Maine; et Huckabee, le caucus de l'Iowa.
Avant les consultations d'hier, McCain était déjà assuré de disposer de 89 délégués à la convention. Romney et Huckabee disposaient respectivement de 27 et 7 délégués.
Les derniers sondages à l'échelle nationale donnent à John McCain une avance appréciable — allant jusqu'à 10 % — sur ses rivaux. Selon les études, il est crédité de 41 à 44 % des intentions de vote, contre 22 à 29 % pour Mitt Romney, et 18 à 21 % pour Mike Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas.
Pendant la journée d'hier, M. McCain a trouvé le temps de faire un saut de la côte est à la côte ouest, entre New York et San Diego, où il a tenu un meeting avec le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, qui l'a présenté comme «l'homme qui va protéger nos frontières».
Au cours de la présente campagne, les valeurs conservatrices de John McCain ont été mises en doute par ses deux principaux adversaires, associés à cette mouvance, notamment à cause de ses positions passées sur l'immigration, les réductions d'impôt, la réduction des émissions polluantes des automobiles et la réforme du financement des campagnes électorales.
Pour la plupart des consultations républicaines d'hier, le candidat qui arrive en tête rafle la totalité des délégués, à la différence de celles organisées par les démocrates, où les délégués sont attribués à la proportionnelle. Cela pourrait jouer en la faveur de McCain qui, si les résultats des votes se confirment, pourrait prendre un avantage décisif dans la course à l'investiture républicaine.
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Avec l'Agence France-Presse
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