Primaires américaines - Edwards et Giuliani se retirent de la course
31 janvier 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
John Edwards hier annonçant son retrait.
Washington — Deux candidats de poids, le démocrate John Edwards et le républicain Rudolph Giuliani, ont abandonné hier la course à la Maison-Blanche pour cause d'échecs répétés dans les primaires, laissant deux duels se profiler mardi lors d'une très vaste consultation électorale.
Pour l'investiture du candidat démocrate à la présidentielle du 4 novembre, le retrait d'Edwards laisse le champ libre à Hillary Clinton et Barack Obama. Côté républicain, l'affrontement principal est à attendre entre John McCain, vainqueur mardi en Floride, et l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney qui fait figure d'outsider.
«Il est temps pour moi de me retirer» de la course, a dit John Edwards dans un quartier déshérité de La Nouvelle-Orléans, précisant que les deux candidats encore en lice lui avaient promis de mettre la lutte contre la pauvreté au centre de leur campagne.
Depuis le lancement des primaires, début janvier, John Edwards, 54 ans, n'avait jamais réussi à s'imposer face à ses deux rivaux. Il était arrivé soit deuxième (Iowa), soit troisième. Avocat, ancien sénateur de Caroline du Nord et ex-candidat à la vice-présidence en 2004, John Edwards se voulait le champion des classes moyennes, sacrifiées, selon lui, au profit des milieux d'affaires.
Hillary Clinton et Barack Obama ont salué hier l'engagement de John Edwards à défendre les laissés-pour-compte. Depuis plusieurs jours déjà, ils avaient anticipé son retrait et repris ses thèmes de campagne, insistant sur la défense des classes moyennes et modestes et la nécessité de revaloriser le salaire minimum.
Ce soir, un autre affrontement télévisé en Californie est prévu du côté démocrate. Selon un sondage effectué pour le Los Angeles Times, CNN et Politico, Hillary Clinton est donnée gagnante en Californie, avec 17 points d'avance sur Barack Obama (49 % contre 32 %).
Hier, le jeune sénateur Obama a assuré dans ses meetings qu'il était le mieux placé pour l'emporter en novembre face au républicain John McCain.
«La façon de gagner un débat contre John McCain n'est pas de nommer quelqu'un [candidat démocrate] qui a été d'accord avec lui pour voter en faveur de la guerre en Irak, qui a été d'accord avec lui pour donner le bénéfice du doute à George W. Bush à propos de l'Iran», a-t-il notamment lancé.
À l'issue des primaires qui doivent s'étaler jusqu'en juin, deux conventions sont prévues cet été pour nommer formellement le candidat de chaque parti à la présidentielle du 4 novembre.
Pour sa part, l'ancien président américain Jimmy Carter a salué la campagne «extraordinaire» de Barack Obama dans un entretien publié hier dans le Wall Street Journal.
M. Carter, issu du Parti démocrate, a aussi révélé s'être longuement entretenu avec l'ancien président Bill Clinton sur son rôle dans la campagne de son épouse Hillary.
«La campagne d'Obama est extraordinaire et excitante pour ma famille et pour moi-même», a-t-il dit, soulignant toutefois qu'il n'avait jamais appelé à voter pour quiconque dans les campagnes présidentielles successives depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche, en 1981.
«Nous avons quatre enfants qui ont des conjoints, nous avons 11 petits-enfants, dont quatre ou cinq sont mariés, et tout le monde, à l'exception d'un seul, est pour Obama», a-t-il dit dans un clip sur le site Internet du quotidien financier.
Pour l'investiture du candidat démocrate à la présidentielle du 4 novembre, le retrait d'Edwards laisse le champ libre à Hillary Clinton et Barack Obama. Côté républicain, l'affrontement principal est à attendre entre John McCain, vainqueur mardi en Floride, et l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney qui fait figure d'outsider.
«Il est temps pour moi de me retirer» de la course, a dit John Edwards dans un quartier déshérité de La Nouvelle-Orléans, précisant que les deux candidats encore en lice lui avaient promis de mettre la lutte contre la pauvreté au centre de leur campagne.
Depuis le lancement des primaires, début janvier, John Edwards, 54 ans, n'avait jamais réussi à s'imposer face à ses deux rivaux. Il était arrivé soit deuxième (Iowa), soit troisième. Avocat, ancien sénateur de Caroline du Nord et ex-candidat à la vice-présidence en 2004, John Edwards se voulait le champion des classes moyennes, sacrifiées, selon lui, au profit des milieux d'affaires.
Hillary Clinton et Barack Obama ont salué hier l'engagement de John Edwards à défendre les laissés-pour-compte. Depuis plusieurs jours déjà, ils avaient anticipé son retrait et repris ses thèmes de campagne, insistant sur la défense des classes moyennes et modestes et la nécessité de revaloriser le salaire minimum.
Ce soir, un autre affrontement télévisé en Californie est prévu du côté démocrate. Selon un sondage effectué pour le Los Angeles Times, CNN et Politico, Hillary Clinton est donnée gagnante en Californie, avec 17 points d'avance sur Barack Obama (49 % contre 32 %).
Hier, le jeune sénateur Obama a assuré dans ses meetings qu'il était le mieux placé pour l'emporter en novembre face au républicain John McCain.
«La façon de gagner un débat contre John McCain n'est pas de nommer quelqu'un [candidat démocrate] qui a été d'accord avec lui pour voter en faveur de la guerre en Irak, qui a été d'accord avec lui pour donner le bénéfice du doute à George W. Bush à propos de l'Iran», a-t-il notamment lancé.
À l'issue des primaires qui doivent s'étaler jusqu'en juin, deux conventions sont prévues cet été pour nommer formellement le candidat de chaque parti à la présidentielle du 4 novembre.
Pour sa part, l'ancien président américain Jimmy Carter a salué la campagne «extraordinaire» de Barack Obama dans un entretien publié hier dans le Wall Street Journal.
M. Carter, issu du Parti démocrate, a aussi révélé s'être longuement entretenu avec l'ancien président Bill Clinton sur son rôle dans la campagne de son épouse Hillary.
«La campagne d'Obama est extraordinaire et excitante pour ma famille et pour moi-même», a-t-il dit, soulignant toutefois qu'il n'avait jamais appelé à voter pour quiconque dans les campagnes présidentielles successives depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche, en 1981.
«Nous avons quatre enfants qui ont des conjoints, nous avons 11 petits-enfants, dont quatre ou cinq sont mariés, et tout le monde, à l'exception d'un seul, est pour Obama», a-t-il dit dans un clip sur le site Internet du quotidien financier.
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