Un jour important dans la campagne - Deux générations de Kennedy appuient Barack Obama
«Je sens du changement dans l'air», dit Edward Kennedy
29 janvier 2008
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Barack Obama était heureux d’accueillir Edward Kennedy hier.
Washington — Le patriarche du clan Kennedy a apporté hier un vibrant soutien à la candidature de Barack Obama à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, épousant son message d'espoir et de changement et multipliant les associations avec son frère, le président assassiné John F. Kennedy.
«Je sens du changement dans l'air, a dit M. Kennedy dans une critique à peine voilée d'Hillary Clinton et de son mari Bill, un autre ancien président populaire. Je suis émerveillé par son cran et ses bonnes manières.»
L'appui de M. Kennedy était très recherché des trois candidats encore dans la lutte pour l'investiture démocrate, ce qui inclut John Edwards. Le vétéran sénateur libéral est en effet bien placé pour aider à séduire le vote hispanique et syndical, deux facteurs cruciaux chez les démocrates.
On s'attend maintenant à ce qu'il fasse campagne activement en faveur de M. Obama en prévision du «super mardi».
Le sénateur a livré ses commentaires à un rassemblement politique tenu dans une salle remplie à pleine capacité de partisans enthousiastes à l'American University de Washington, et qui avait toutes les apparences d'un appui total du clan Kennedy à M. Obama, lequel souriait en entendant les hommages.
Edward Kennedy a été présenté par Caroline, la fille du défunt président, qui a dit que M. Obama «offrait le même type d'espoir et d'inspiration» que son père à l'époque. Patrick Kennedy, qui siège à la Chambre des représentants, était aussi sur place.
«Je me rappelle une autre époque, dans les années 1960, quand je suis arrivé au Sénat l'âge de 30 ans, nous avions un nouveau président qui inspirait le pays, et spécialement les jeunes, à rechercher une nouvelle frontière», a lancé Edward Kennedy. «Le moment est venu pour une nouvelle génération», a conclu le sénateur de 75 ans, avant d'enlacer Barack Obama.
Ce meeting avec Ted Kennedy, accompagné notamment de sa nièce Caroline Kennedy, la fille de John Kennedy, a été qualifié du «jour le plus important de la campagne» par le directeur de campagne de Barack Obama, David Plouffe.
La course à l'investiture démocrate pour la présidentielle tourne donc à l'affrontement entre deux dynasties, les Clinton contre les Kennedy, avec le soutien apporté hier à Barack Obama par le patriarche du clan, Edward Kennedy, et par la fille du président assassiné, Caroline Kennedy.
Des caucus et primaires auront lieu dans huit jours dans une vingtaine d'États: la moitié des délégués chargés officiellement de désigner le candidat du parti seront désignés à cette occasion, sans que nul puisse assurer que cela suffira à couronner un vainqueur.
Les sondages donnent Mme Clinton en tête dans plusieurs gros États, comme la Californie, New York, le New Jersey et le Massachusetts, fief de la famille Kennedy. M. Obama est en tête dans l'Illinois et la Géorgie.
Edward Kennedy pourrait permettre d'attirer vers M. Obama les fonds nécessaires pour financer une campagne devenue nationale, et son influence parmi les syndicats pourrait renforcer son attrait dans la communauté hispanique ainsi que parmi l'électorat à revenus modestes.
Le camp Clinton a tenté de contrer l'effet d'annonce d'Edward Kennedy en annonçant le soutien de trois enfants de Robert Kennedy, dont l'écologiste Robert Kennedy Junior et Kathleen Kennedy Townsend, ex-gouverneur adjoint du Maryland.
«Je sens du changement dans l'air, a dit M. Kennedy dans une critique à peine voilée d'Hillary Clinton et de son mari Bill, un autre ancien président populaire. Je suis émerveillé par son cran et ses bonnes manières.»
L'appui de M. Kennedy était très recherché des trois candidats encore dans la lutte pour l'investiture démocrate, ce qui inclut John Edwards. Le vétéran sénateur libéral est en effet bien placé pour aider à séduire le vote hispanique et syndical, deux facteurs cruciaux chez les démocrates.
On s'attend maintenant à ce qu'il fasse campagne activement en faveur de M. Obama en prévision du «super mardi».
Le sénateur a livré ses commentaires à un rassemblement politique tenu dans une salle remplie à pleine capacité de partisans enthousiastes à l'American University de Washington, et qui avait toutes les apparences d'un appui total du clan Kennedy à M. Obama, lequel souriait en entendant les hommages.
Edward Kennedy a été présenté par Caroline, la fille du défunt président, qui a dit que M. Obama «offrait le même type d'espoir et d'inspiration» que son père à l'époque. Patrick Kennedy, qui siège à la Chambre des représentants, était aussi sur place.
«Je me rappelle une autre époque, dans les années 1960, quand je suis arrivé au Sénat l'âge de 30 ans, nous avions un nouveau président qui inspirait le pays, et spécialement les jeunes, à rechercher une nouvelle frontière», a lancé Edward Kennedy. «Le moment est venu pour une nouvelle génération», a conclu le sénateur de 75 ans, avant d'enlacer Barack Obama.
Ce meeting avec Ted Kennedy, accompagné notamment de sa nièce Caroline Kennedy, la fille de John Kennedy, a été qualifié du «jour le plus important de la campagne» par le directeur de campagne de Barack Obama, David Plouffe.
La course à l'investiture démocrate pour la présidentielle tourne donc à l'affrontement entre deux dynasties, les Clinton contre les Kennedy, avec le soutien apporté hier à Barack Obama par le patriarche du clan, Edward Kennedy, et par la fille du président assassiné, Caroline Kennedy.
Des caucus et primaires auront lieu dans huit jours dans une vingtaine d'États: la moitié des délégués chargés officiellement de désigner le candidat du parti seront désignés à cette occasion, sans que nul puisse assurer que cela suffira à couronner un vainqueur.
Les sondages donnent Mme Clinton en tête dans plusieurs gros États, comme la Californie, New York, le New Jersey et le Massachusetts, fief de la famille Kennedy. M. Obama est en tête dans l'Illinois et la Géorgie.
Edward Kennedy pourrait permettre d'attirer vers M. Obama les fonds nécessaires pour financer une campagne devenue nationale, et son influence parmi les syndicats pourrait renforcer son attrait dans la communauté hispanique ainsi que parmi l'électorat à revenus modestes.
Le camp Clinton a tenté de contrer l'effet d'annonce d'Edward Kennedy en annonçant le soutien de trois enfants de Robert Kennedy, dont l'écologiste Robert Kennedy Junior et Kathleen Kennedy Townsend, ex-gouverneur adjoint du Maryland.
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