Primaires américaines - McCain et Romney se disputent la Floride
29 janvier 2008
États-Unis
Miami — Les nouveaux favoris de la course à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de novembre, John McCain et Mitt Romney, étaient engagés dans une lutte sans merci hier à la veille de la primaire cruciale de Floride .
L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani, longtemps favori du camp républicain et qui a tout misé sur ces primaires, s'affichait pour sa part confiant en dépit de sondages qui le placent loin derrière le sénateur de l'Arizona et l'ancien gouverneur du Massachusetts.
Deux sondages publiés hier, l'un par l'institut Zogby International l'autre par l'Université Quinnipiac, créditent M. McCain d'une avance infime sur M. Romney: 33 % d'intentions de vote contre 30 % pour le premier, 32 % contre 31 % pour Quinnipiac. Les autres prétendants républicains se situent loin derrière, avec 14 % pour M. Giuliani et 11 % à 13 % pour Mike Huckabee, l'ex-gouverneur baptiste de l'Arkansas.
Cette primaire est la dernière consultation avant le «super mardi» du 5 février. Le vainqueur des primaires de Floride pourrait bénéficier d'un élan décisif avant ce rendez-vous capital.
M. McCain a reçu ce week-end le soutien du gouverneur de Floride Charlie Crist, dont la cote de popularité avoisine les 70 %, et du sénateur fédéral Mel Martinez, influent exilé d'origine cubaine.
M. Romney, ex-gouverneur du Massachusetts ayant fait fortune dans le capital-risque, a reçu quant à lui le soutien de Liz Cheney, la fille du vice-président Dick Cheney.
Si les résultats des primaires confirment la tendance montrée par les sondages, ce serait un coup dur pour M. Giuliani, qui a pratiquement fait l'impasse sur les premiers États des primaires pour tout miser sur la Floride. Un échec dans cet État où il a virtuellement élu domicile ces dernières semaines pourrait sonner le glas de ses ambitions présidentielles.
«Je suis certain que nous allons l'emporter», a pourtant répété dimanche l'ancien maire de New York avant de se faire gloire hier de n'avoir reçu le soutien d'aucun journal «de gauche».
Chez les favoris, M. McCain, un héros de la guerre du Vietnam, a affirmé que M. Romney était en faveur d'un calendrier de retrait d'Irak — ce qui le mettrait au niveau de la démocrate Hillary Clinton.
«Si nous nous rendons et abaissons le drapeau comme veut le faire la sénatrice Clinton et si nous nous retirons comme le veut Romney, alors ce sera le chaos, un génocide», a mis en garde M. McCain.
M. Romney a démenti souhaiter le départ des soldats américains d'Irak et a accusé son rival de vouloir détourner l'attention des électeurs. Il a axé sa campagne sur l'économie, un domaine où il s'estime plus compétent que M. McCain.
Les électeurs «ne veulent pas voir à la tête du pays une personne qui ne comprend pas comment fonctionne l'économie», a-t-il dit.
L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani, longtemps favori du camp républicain et qui a tout misé sur ces primaires, s'affichait pour sa part confiant en dépit de sondages qui le placent loin derrière le sénateur de l'Arizona et l'ancien gouverneur du Massachusetts.
Deux sondages publiés hier, l'un par l'institut Zogby International l'autre par l'Université Quinnipiac, créditent M. McCain d'une avance infime sur M. Romney: 33 % d'intentions de vote contre 30 % pour le premier, 32 % contre 31 % pour Quinnipiac. Les autres prétendants républicains se situent loin derrière, avec 14 % pour M. Giuliani et 11 % à 13 % pour Mike Huckabee, l'ex-gouverneur baptiste de l'Arkansas.
Cette primaire est la dernière consultation avant le «super mardi» du 5 février. Le vainqueur des primaires de Floride pourrait bénéficier d'un élan décisif avant ce rendez-vous capital.
M. McCain a reçu ce week-end le soutien du gouverneur de Floride Charlie Crist, dont la cote de popularité avoisine les 70 %, et du sénateur fédéral Mel Martinez, influent exilé d'origine cubaine.
M. Romney, ex-gouverneur du Massachusetts ayant fait fortune dans le capital-risque, a reçu quant à lui le soutien de Liz Cheney, la fille du vice-président Dick Cheney.
Si les résultats des primaires confirment la tendance montrée par les sondages, ce serait un coup dur pour M. Giuliani, qui a pratiquement fait l'impasse sur les premiers États des primaires pour tout miser sur la Floride. Un échec dans cet État où il a virtuellement élu domicile ces dernières semaines pourrait sonner le glas de ses ambitions présidentielles.
«Je suis certain que nous allons l'emporter», a pourtant répété dimanche l'ancien maire de New York avant de se faire gloire hier de n'avoir reçu le soutien d'aucun journal «de gauche».
Chez les favoris, M. McCain, un héros de la guerre du Vietnam, a affirmé que M. Romney était en faveur d'un calendrier de retrait d'Irak — ce qui le mettrait au niveau de la démocrate Hillary Clinton.
«Si nous nous rendons et abaissons le drapeau comme veut le faire la sénatrice Clinton et si nous nous retirons comme le veut Romney, alors ce sera le chaos, un génocide», a mis en garde M. McCain.
M. Romney a démenti souhaiter le départ des soldats américains d'Irak et a accusé son rival de vouloir détourner l'attention des électeurs. Il a axé sa campagne sur l'économie, un domaine où il s'estime plus compétent que M. McCain.
Les électeurs «ne veulent pas voir à la tête du pays une personne qui ne comprend pas comment fonctionne l'économie», a-t-il dit.
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