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L'Iowa n'est qu'un début

Jean-Robert Sansfaçon   5 janvier 2008  États-Unis
La victoire des candidats démocrate Barack Obama et républicain Mike Huckabee lors des caucus de l'Iowa, jeudi, confirme le désir de changement d'une frange non négligeable de l'électorat américain. Même si ce petit État rural n'est pas représentatif de l'ensemble du pays, les résultats de cette semaine indiquent que la base en a assez des élites qui dirigent les deux grands partis à Washington.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 janvier 2008 11 h 26
    Métis pas noir.
    La mère d'Obama est d'origine caucasienne et le père, d'origine africaine. En général, lorsqu'il y a deux races qui ont une progéniture, on dit MÉTIS. Nous avons l'habitude certes dans la langue, hélas, d'avoir des structures dites "racistes". Il faut faire un effort pédagogique pour y échapper. Nous savons que la langue n'est jamais innocente. Il y a de belles méditations à ce sujet chez Primo Levi et aussi Boris Vian avec son "J'irai cracher sur vos tombes". Obama est un politique américain qui court vers la présidence des États-Unis. Au vu de ce qui se passe actuellement, il serait politiquement correct d'être responsable des termes utilisés pour le bien de tout le monde et contre toute tentative subtile des «racistes» de la planète d'utiliser ce genre d'adjectif trouvé dans des éditos. En France, beaucoup de lecteurs ont dit la même chose sur cette notion et j'en suis d'accord. Il arrive souvent qu'au cours d'une anecdote concernant un événement au cours duquel il n'y a que des caucasiens, que l'on dise par exemple, 3 hommes. Point à la ligne. Cependant, s'il s'agissait d'hommes de couleurs noires, on aurait dit 3 hommes de races noires. Dans d'autres journaux comme Voir, on dit « audible » et « visible ». Il y manque «l'olfactif». Là, nous ajoutons un adjectif. La langue est dangereuse mais elle peut être courageuse puisque nous pouvons nous exprimer tout autrement. Quelle est la différence entre un homme blanc et un homme noir? Pour moi aucune. Un homme est un homme. Primo Levi pour raconter son enfer dantesque (il s'est inspiré de Dante pour son magnifique livre) a pris pour titre de son témoignage « Si c'est un homme.» Obama est un homme avant et après toutes considérations. Un autre philosophe italien, Giorgio Agamben, parle du «Quelconque» et je le cite : « Que serait une communauté sans présupposés, sans conditions d'appartenance, sans identité? Peut-on imaginer une communauté faite d'hommes qui ne revendiquent pas une identité (être français, rouge, musulman)? Comment penser désormais une communauté formée par des singularités quelconques, c'est-à-dire parfaitement déterminées, mais sans que jamais un concept ou propriété puisse leur servir d'identité? » C'est éminemment politique comme concept et loin de toutes turpitudes racistes. Une nouvelle éthique nous est nécessaire et ce pour le bien de l'humanité.
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  • Gilles Gosselin - Abonné
    5 janvier 2008 13 h 31
    erreur...
    C,était plutôt au côté de John Kerry et non Al Gore (Al Gore, c'était en 2000) qu'il a fait campagne comme vice-président en 2004...finalement, la "tournure" de votre phrase était exacte..."N'est-ce pas lui qu'Al Gore avait choisi..." gilles gosselin
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  • Roland Berger - Abonné
    6 janvier 2008 17 h 06
    Maudite mauvaise conscience
    Barak Obama pose un problème de taille aux Américains, largement racistes selon moi.
    Comme le souligne Yvon Montaya ici, ce candidat à la présidence est fils d'une mère vraiment blanche et d'un père vraiment noir. Les électeurs américains passeront-ils l'éponge sur la part noire du candidat? Maudite mauvais conscience !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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