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Obama bat Clinton

Claude Lévesque   4 janvier 2008  États-Unis
Photo : Agence France-Presse
Le jeune sénateur démocrate de l’Illinois, Barack Obama, et l’«outsider» républicain Mike Huckabee, ont remporté hier soir les caucus de l’Iowa, une consultation dont personne n’osait prévoir l’issue et qui représente le coup d’envoi du long processus menant au choix des candidats des deux grands partis politiques américains en vue des élections présidentielles du 4 novembre.

Barack Obama, qui aspire à devenir le premier président noir des États-Unis, a coiffé l’ancien sénateur de la Caroline du Nord, John Edwards, et l’ex-première dame Hillary Clinton, obtenant 38 % des votes exprimés contre 30 % 29 % respectivement pour ses deux principaux adversaires. Côté républicain, l’ex-gouverneur de l’Arkansas, un populiste issu de la droite religieuse, a devancé le richissime financier mormon du Massachusetts, Mitt Romney, qui avait investi beaucoup plus d’argent que lui dans sa campagne en l’Iowa. Au moment d’aller sous presse, ces deux candidats avaient reçu respectivement l’appui de 34 %, 25 %.
Le sénateur de l’Arizona John Mc Cain et Tom Thompson, un ancien gouverneur du Wisconsin, suivaient assez loin avec chacun 13 % des suffrages.

M. Obama a gagné dans un État composé à 95 % de Blancs. Pendant longtemps, Mme Clinton, qui demeure la favorite démocrate au niveau national, avait fait la course en tête dans l’Iowa avant d’être irrésistiblement rattrapée par ses rivaux.
Né en 1961 à Hawaï, diplomé en droit de Harvard, M. Obama se présente comme le candidat de la réconciliation nationale.

«On disait que ce jour n’arriverait jamais, On nous avait dit que nous visions trop haut , a-t-il dit dans son discours de la victoire. «On nous avait dit que ce pays était trop divisé, trop désabusé pour se rassembler à nouveau. Mais en cette nuit de janvier, dans un moment déterminant de l’histoire, vous avez réalisé ce que les cyniques jugeaient impossible.»

«Nous avons choisi l’espoir plutôt que la peur. Nous choisissons l’unité plutôt que la division et envoyons un puissant message de changement pour l’Amérique», a déclaré le candidat.
Dans un discours mobilisateur dans lequel il a utilisé abondamment répété le mot «espoir», le cadidat a proné «une coalition pour le changement».et promis de mettre fin à la guerre en irak.
Peu avant 21h 30, NBC avait donné Obama gagnant alors que les résultats des deux tiers des caucus démocrates avaient été compilés. Le réseau CNN avait annoncé la victoire de Mike Huckabee une demi-heure plus tôt.

Hillary Clinton, qui ambitionne de devenir la première femme présidente des États-Unis, a félicité son adversaire Barack Obama, parlant d’«une très bonne soirée pour les démocrates», dont les électeurs ont participé aux caucus plus nombreux que jamais.
«Il est clair que l’Amérique doit prendre un nouveau départ», a-t-elle ajouté, se déclarant prête à relever le défi.
Mme Clinton s’est dit «optimiste» et «confiante» avant les primaires du New Hamsphire mardi et a insisté sur le fait qu’elle avait toujours eu l’intention de mener campagne dans tout le pays.

Mitt Romney a reconnu sa défaite peu après que les réseaux l’aient annoncée. «Félicitations à Mike et nous allons maintenant nous battre dans le New Hampshire» , a-t-il déclaré sur la chaîne Fox News. Il a ajouté être satisfait de sa place de deuxième dans l’Iowa.
Les élections primaires du New Hampshire s’annoncent plus difficiles pour Mike Huckabee, un ancien pasteur baptiste, presque inconnu il y a quelques mois. La droite religieuse est moins influente dans cet État de la Nouvelle-Angleterre et, en cas d’échec, il est probable que la victoire obtenue dans l’Iowa fasse long feu.
Dans le New Hampshire, un récent sondage conforte, côté républicain, les espoirs du sénateur de l’Arizona John McCain (31 %) contre Romney (25 %). M. Mc Cain avait remporté le New Hampshire en 2000. Les sondages y placent pour le moment Huckabee à une lointaine troisième place. Côté démocrate, Hillary Clinton est donnée favorite avec 36 % des intentions de vote contre 22 % pour Obama.

L’ex-maire de New York Rudolf Giuliani, qui, dans un sondage publié mercredi avait perdu la tête des sondages nationaux au profit de John Mc Cain, est crédité de seulement 9 ou 10 % des intentions de vote au New Hampshire.

Une fois les candidats démocrate et républicain choisis et entérinés lors de conventions pendant l’été, l’élection présidentielle se tiendra le 4 novembre avec une entrée en fonctions du nouveau président le 20 janvier 2009.
Rien n’est joué à l’issue des caucus de l’Iowa, mais les vainqueurs sont propulsés sous les feux de l’actualité dès l’annonce des résultats, d’autant plus que cet État s’est acquis une réputation de «faiseur de rois».

En 2004, la victoire de John Kerry l’avait confirmé comme leader dans la course et avait compromis les chances de l’ancien gouverneur du Vermont, Howard Dean.
Le New Hampshire organise ses primaires mardi et d’autres rendez-vous sont prévus d’ici la fin du mois. Le 5 février, «super mardi», des primaires auront lieu dans une vingtaine d’États, dont la Californie et l’État de New York.
Certains commentateurs des médias américains jugent que l’Iowa est peu représentatif avec une population de trois millions d’habitants et que la participation y est trop faible pour qu’il mérite de jouer un tel rôle de premier plan dans le processus menant au choix des candidats à la présidence.


Avec l’Agence France-Presse, Associated Press et Reuters






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 4 janvier 2008 01h26
    Obama est le meilleur !
    « Obama a été le seul de ces candidats à avoir voté contre la guerre en Irak. Il a de la vision et l'intelligence qui va avec. Il a mérité de gagner l'investiture démocrate et la présidence des États-Unis. »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    vendredi 4 janvier 2008 06h24
    Vive la "frimousse" des premiers primaires des USA... chalom !
    « Salutations honorables tout le Monde,

    Grands mercis de ce mot "inspirateur" sur les "caucus de l'Iowa" dans le cadre du premier des primaires des USA.

    C'est, comme on dit au Québec, reparti la Campagne présidentielle américaine: vive la "frimousse" des... .

    D'ici novembre 2008 et janvier 2009, quels défis-enjeux attendent les candidatures ainsi que les Partis représentés ?

    Plusieurs les habiteront dont, particulièrement, ceux regardant le contexte mondial difficile en termes de diplomatie (monde de la désinformation) et de l'Équilibre des Démocraties et États (Monde occidental, oriental, proche-oriental).

    En ce qui a trait aux problèmes internes des USA, la question de justice et solidarité sociales (régimes d'assurance salaire, d'assurance maladie, d'assurance sociale) demeure un domaine incontournable de politique américaine à privilégier sans délai.

    D'ici janvier 2009, souhaitons-nous une présidence "bushéenne" responsable et respectueuse des droits et libertés des personnes ainsi que des organisations les soutenant... chalom !

    Au plaisir de... ! »

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    vendredi 4 janvier 2008 07h04
    Quel exercice?
    « Le processus électoral de nos voisins est d'un autre monde. Quiconque s'intéresse à ce qui se passe dans le monde doit admettre que les américains ne font pas les choses comme ailleurs mais le font de façon qui relève du guignol.

    Un exercice démocratique nous soumettent les commentateurs, allons donc. Qui sont ces gens qui appuis un candidat, qui sont-ils ? d'où viennent-ils ? est-ce du monde ordinaire ? est-ce des membres de parti ? comment sont-ils reconnus ? comment le départage se fait-il entre les deux Grands partis ? autrement dit peuvent-ils appuyer les deux partis ? Où est le rationnel dans tout ça ? Si c'est un prétexte à un PARTY qu'on le dise.
    Et en bout de piste, comment prétendre à la représentation quand à peine 50% de la population votante sort pour voter. Le système électoral américain manoeuvre pour avoir le moins de gens aux urnes. C'est une illusion de démocratie ! »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    vendredi 4 janvier 2008 09h26
    @ Gilles Bousquet
    « Ne vous en déplaise, Obama n'est pas le seul candidat à s'opposer à la folie guerrière du clan des banquiers qui contrôle les initiatives de leur marionnette Bush et poursuit l'agenda du 'New World Order'.

    Ron Paul est peut-être le seul à parler des vrais enjeux. Il affirme vouloir retirer les troupes de l'Irak et l'Afghanistan, abolir la FED et l'IRS, deux entités illégales en vertu de la constitution américaine. La partie n'est pas encore joué, loin de là. Et, grâce à Internet, le peuple américain commence à comprendre à quel point l'administration Bush leur a menti au sujet des événements du 11 septembre. À n'en point douter, cette élection nous réserve encore bien des surprises... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 4 janvier 2008 12h55
    @ Hermil Le Bel
    « Vous écrivez : «Ne vous en déplaise, Obama n'est pas le seul candidat à s'opposer à la folie guerrière».

    Vous avez raison pour Ron Paul qui a voté au tout début, comme M. Obama, contre la guerre en Irak. C'était fort pour un Républicain mais, il n'était pas dans les candidats de tête dans l'Iowa. Il était 5 ième avec seulement 10 % des votes.

    Hillary Clinton, John Edwards, Mike Huckbee, Mitt Romney, John McCain, Mike Huckabee Rudolph Giulani ont voté pour la guerre en Irak ou se sont prononcé en faveur dès le début. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 4 janvier 2008 13h14
    Il Y a une bonne chose dans la démocratie américaine
    « Il y a une bonne chose dans la démocratie américaine, et on devrait y songer: Les personnes qui on un dossier criminel perdent leur droit de vote à vie dans le cas de certains états. On devrait y songer. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 6 janvier 2008 11h52
    La mémoire des états-uniens va-t-elle «encore» flancher?
    « Par quelle autre hypothèse que celle de l'ATROPHIE DE LA SOUVENANCE, Madame Hilary Rodman Clinton peut-elle s'imaginer devenir la prochaine occupante du bureau ovale de la Maison Blanche, là où son illustre époux a donné libre cours à toutes ses pulsions sexuelles déviantes, avec Monica Lewinsky, pulsions qui ont maculé autant la crédibilité de son époux que la sienne et celle de sa garde la plus serrée?

    Par quelle autre hypothèse que celle de LA BOULIMIE POUR LES ORGIES DU POUVOIR, Hilary Rodman Clinton peut-elle s'imaginer devenir la prochaine occupante du bureau ovale de la Maison Blanche, là où son illustre époux a donné livre cours à toutes ses pulsions sexuelles avec Monica Lewinsky, pulsions qui ont maculé autant la crédibilité de son époux que la sienne et celle de sa garde la plus serrée?

    Après LA FOLIE DU POUVOIR dont souffrait Bill Clinton, peut-on imaginer L'HYSTÉRIE DU POUVOIR dont souffre Hilary Rodman, l'autre Clinton? Cette ex-first lady n'a pour seule arme que les pétards mouillés dont la plupart sont éméchés, ces pétards qui obstruent les canons de ses charges émotives, agressives et potentiellement explosives dont les états-uniens se seraient passés, bien volontiers.

    Cette VA-T-EN-GUERRE CULOTÉE ET FIÈRE DE L'ÊTRE n'a-t-elle pas voté pour la guerre en Irak? Cette sénatrice d'occasion qui a évacué les problèmes légaux liés à son parachutage dans l'État de New York, en 2000 et qui a été réélue, en 2006, grâce à l'impopularité de Geroge W. Bush,n'a-t-elle pas «applaudit et soutenu les efforts et le leadership du Président dans le conflit contre l'Irak»? N'a-t-elle pas proclamé, dans un discours au Council on Foreign Relations : «J'étais de ceux qui ont voté l'autorisation au Président Bush pour utiliser les forces militaires contre Saddam si nécessaire. Je continue à croire que ce vote affirmatif était le bon. Et j'y tiens». Comment les membres du Club des FOH (Friends of Hilary) peuvent-ils aussi tarés et comment les états-uniens pourront-ils être à ce point «perdus» dans les brouillards des fantasmes de leur imaginaire hollywoodien et dans les dédales de leur obésité intellectuelle, pour faire oublier et pour oublier :

    - que cette avocate que l'on dit brillante ait délibérément menti, en en appuyant sans réserve son Bill chéri devenu conférencier multimillionnaire, après avoir passé, le plus scandaleusement qui soit, à un poil de la destitution, alors qu'elle niait et nie toujours tout ce qu'il a fini par avouer avec autant d'ostentation, d'ailleurs, dans «Ma Vie», en regard de ses «ovales» relations «extra-conjugales» avec, entre autres Monica L. et Paula J. ;

    - que cette baby-boomer a fait l'objet d'enquêtes judiciaires dont aucune n'a abouti; celle à qui il fut publiquement reproché son obstruction, dans l'enquête sur la mort du conseiller présidentiel Vince Foster ;

    - celle qui a placardé sans vergogne les tenaces fantômes de Whitewater ; cette potiche de tous les opportunismes politiques dont le nom est prononcé par les états-uniens et les élus républicains et nombre d'autres, avec le même mépris que celui d'un Ted Kennedy ;

    - celle que l'on étiquette, dans tous les milieux de pouvoir, «d'infâme libérale», gauchiste et progressiste, populiste et opportuniste, ayant fait des études dans les grandes universités de l'Yvy League ;

    - celle dont le statut conjugale, aux dires des plus crédibles et sagaces observateurs de «la chose», tient par les colles que lui ont sur-appliquées les deux plus ambitieux avocats de l'ère baby boom ;

    - la sénatrice qui a évacué les problèmes légaux liés à son parachutage dans l'État de New York, en 2000 et qui a été réélue, en 2006, grâce à l'impopularité de Geroge W. Bush ;

    - cet amalgame de toutes les contradictions, pistonnée par l'overdose de l'opportunisme électoraliste 2008, cette fervente de la guerre en Irak et en Alghanistan, de la peine de mort et de l'immigration clandestine, qui a (malgré certaines avances théoriques, larguées par les médias commandités) une très large cible dans le dos, une cible dont l'envergure dépasse celle de ses quelques succès et flamboyantes sauteries ambitieuses.

    Le passé d'Hilary Rodman Clinton la poursuit. Ce passé se conjugue au présent et en présence d'un futur antérieur auquel elle ne pourra échapper. La femme, si brillante avocate soit-elle et si culottée First Lady fut-elle, sera rattrapée par un passé-trouble dont les états-uniens ne peuvent oublier ni égarer le souvenir. Le «passé trouble» d'Hylary Rodman Clinton a déjà profité au prometteur Barack Obama, alors qu'au caucus de l'Iowa, le 3 janvier dernier et à l'encontre des prétentions médiatiques, elle se classait derrière Obama et Edwards.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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