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Piégeage du carbone - Les États-Unis construiront la centrale thermique la plus propre du monde

Louis-Gilles Francoeur   28 décembre 2007  États-Unis
Il y a 15 jours, les États-Unis ont franchi un pas majeur vers le stade industriel de la séquestration ou du piégeage de carbone avec le lancement officiel du projet FutureGen.

Peu de médias à travers le continent ont pris la mesure de l'importance de cette étape de ce qui pourrait devenir une des principales solutions aux émissions industrielles de dioxyde de carbone (CO2) sur toute la planète.

Selon l'analyse des rendements de deux projets-pilotes de séquestration du carbone dans le monde, dont l'une à Weyburn en Saskatchewan, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) affirmait en 2005 que cette technologie pourrait éviter entre 80 et 90 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) des 4942 centrales thermiques que comptait alors la planète. Cela correspond globalement à 10 milliards de tonnes de CO2 sur les 13,6 milliards alors émises par tous les équipements industriels lourds de la planète.

Les États-Unis, qui misent essentiellement sur le développement des technologies propres pour réduire leurs émissions, ont investi un milliard dans le projet FutureGen. Les coûts de ce projet sont partagés avec 12 autres partenaires privés, comme Rio Tinto, Electric Power et Peabody Energy, et d'autres provenant de la Chine, de la Grande-Bretagne et de l'Australie. On notera que tous ces pays utilisent de grandes quantités de charbon pour produire leur énergie. Et pour cause.

Le projet de FutureGen, qui sera situé à Mattoon, en Illinois, produira 275 MW d'électricité dans ce qui devrait être la centrale thermique de taille industrielle la plus propre au monde, même si elle sera alimentée au charbon. On y produira en effet de l'électricité avec de nouvelles technologies dites de «charbon propre», c'est-à-dire en y brûlant de l'hydrogène extrait du charbon. Le procédé de gazéification qu'on veut tester dans cet équipement grandeur nature devrait permettre une combustion à peu près sans émissions de GES.

Plusieurs écologistes ont par contre émis des doutes sur l'efficacité du procédé en soutenant que la gazéification du charbon allait elle-même générer d'importantes émissions de GES, de sorte que le produit fini ne sera vraiment propre qu'en apparence. On reproche d'ailleurs la même chose à la plupart des filières basées sur l'hydrogène, un combustible qui n'existe pas à l'état naturel et qu'il faut produire à partir d'énergies souvent polluantes, nucléaires ou renouvelables.

Mais les promoteurs de FutureGen répliquent à ces critiques que l'extraction du carbone présent dans le charbon, ainsi que les nombreux composés azotés, l'acide sulfurique et même le mercure, font appel à des technologies éprouvées qu'utilise depuis longtemps l'industrie des engrais.

Ils soutiennent que le combustible propre qui résultera de ce procédé pourrait aussi être utilisé pratiquement sans émissions non seulement dans les centrales thermiques, mais aussi dans les piles à combustible que l'industrie automobile prévoit généraliser pour produire l'électricité à bord des futures voitures électriques.

Tester le stockage

Le site de Mattoon a aussi été choisi pour ses caractéristiques géologiques. Le projet FutureGen prévoit en effet non seulement piéger le carbone présent dans le charbon, mais aussi une méthode d'enfouissement sur place pour tester les techniques de stockage. Pour les nombreux partenaires du projet, ces tests jetteront, s'ils sont concluants, les bases d'un futur réseau de pipelines dans lesquels les centrales thermiques étasuniennes et les grands émetteurs industriels comme les cimenteries et les raffineries achemineront le carbone de leurs installations vers d'anciens puits de pétrole, d'anciennes mines ou, nouvelle hypothèse, sous des nappes souterraines d'eau salée dont personne ne fait usage et qui seraient particulièrement étanches.

À Weyburn, en Saskatchewan, on a même redonné vie à une ancienne nappe de pétrole qu'on a pu remettre en production en y injectant du carbone en lieu et place d'eau chaude, un procédé énergivore et dévastateur pour les cours d'eau en raison des énormes quantités exigées.

Néanmoins, plusieurs questions majeures demeurent en suspens, auxquelles ce projet de piégeage et de stockage devrait fournir des réponses. Par exemple, on ignore quelles quantités de sous-produits seront générées ainsi que leur toxicité. On ne sait pas non plus quel sera l'impact du stockage sous terre et en particulier sur les nappes d'eau souterraines, que le carbone concentré pourrait acidifier, ou les impacts sur les eaux de surface qui seront mises aussi à contribution pour le refroidissement des équipements.

Impacts bénéfiques

En 2005, quand le GIEC a recommandé de faire de la séquestration du carbone une piste de recherche prioritaire, on évaluait le coût global autour de 5 ¢US le kilowatt-heure. Le procédé, disait-on, pourrait devenir rentable lorsque la tonne de carbone atteindrait 30 $ sur le marché, ce qui est déjà le cas.

À l'époque, on n'envisageait pas vraiment l'idée que les grands émetteurs puissent tirer profit du marché international de crédits d'émissions, un avantage pourtant stratégique mais négligeable aux États-Unis, qui ne faisaient pas partie du train de Kyoto. Mais depuis lors, plus d'une quinzaine d'États de ce pays ont annoncé leur intention de plafonner leurs émissions et de s'engager dans un marché continental de crédits d'émissions, ce qui change sensiblement le portrait.

En effet, les techniques expérimentées jusqu'ici permettent d'envisager une récupération de 85 à 90 % du carbone présentement émis par les centrales thermiques et les équipements industriels lourds, ce qui pourrait leur rapporter un excédent de crédits. Même s'il faut de bonnes quantités d'énergie pour séquestrer et stocker le carbone, le gain net, selon le GIEC, est tel que l'humanité pourrait réaliser entre 20 et 40 % de toutes les réductions d'émissions nécessaires d'ici 2050 pour reprendre le contrôle du climat.

Mais d'ici là, d'autres joueurs se pointent avec des techniques moins performantes, mais immédiatement utilisables par les quelque 5000 centrales thermiques de la planète.

Par exemple, la société EverGreen Energy, de Denver, au Colorado, a mis au point un procédé de nettoyage du charbon sous pression qui permet de produire un combustible plus propre, appelé K-Fuel. Ce combustible permettrait, selon ses promoteurs, de récupérer 70 % du mercure contenu dans le charbon, y compris le charbon le moins propre du centre des États-Unis, ainsi que de 10 à 20 % des oxydes d'azote et de 8 à 12 % des émissions de CO2 avec possibilité d'optimisation jusqu'à 20 %. Il en résulterait en quelques années une réduction majeure des émissions liées à la production de la moitié de l'électricité consommée aux États-Unis.






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 02h17
    opsssssssss ou est l'erreur?
    « Qui dit qu'il faut signer Kyoto pour être propre?

    Ce qui compte ce sont les actions, et non les signatures, les papiers, les agences et autres acabits. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 10h27
    La recherche est la clé
    « Le recherche est la clé et aucun protocole ne peut faire autant.

    Entre des intentions pieuses des écolos et l'action scientifiquement encadrée des gouvernements nord-américains, il y a une marge.

    Les premiers détruisent l'économie et la font fuir vers les pays asisatiques qui n'ont pas cette conception maladive que tout ce qui bouge est nuisible.

    Les gouvernements eux agissent pour corriger les erreurs du passé engendrées par la négligeance pendant des décennies de ces mêmes prédicateurs de la bonne nouvelle écologique.

    Ils ont crié au loup sans être capable d'enclkencher des solutions durables. Ainsi Harper s'est attaqué aux deux sites les plus pollués du Canada : Sidney Steel et Hamilton Harbour. Pourtant pendant trente ans ces écolos à la menthe et leurs amis libéraux n'ont fait que parlementer et faire des BAPE à la douzaine, sans jamais s'attaquer à dépolluer. Harper le fait et est conspué.

    Il en est de même aux USA, Bush qui possède une maison chauffée par de capteurs solaires est démonisé par ces écolos. Alors que Gore qui fait un film choc et mensonger est nobellisé et érigé en héros. Pourtant sa maison dépense vingt fois plus d'énergie que la mienne... Comme quoi nos alarmistes ne savent pas de quoi ils parlent et on a les héros qu'on mérite: des polueurs menteurs...

    Daver Hansen ce chercheur vient de produire un article sur le CO2 dans lequel il met en lumière que le réduire n'est pas aussi bénéfique que l'on prétend et qu'au contraire, ca peut devenir dangeureux car cette couche naturelle est une protection essentielle pour les humains contre les variations extrêmes de température qui sont légions dans l'univers.

    Tout comme Monsieur Archambault, je constate qu'on n'a pas besoin d'un protocole avec des réunions oisives et coûteuses pour s'attaquer à la pollution... Comme quoi il se fait dews choses en dehors de Kyoto. Il y a 196 pays, pas 35 pays et Bali a franchi ce pas de les réunir vers une cause commune... Les écolos intransigeants devraient y réfléchir: Kyoto s'est trompé de cible... »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 12h26
    Qui a dit que c'était propre
    « La preuve demeure encore à faire. La réponse de FutureGen aux écologistes est quelque peu à coté de la question. La technologie éprouvée de l'industrie des engrais est éprouvée en quoi ? Pour faire de l'engrais...seulement ? C'est toute la faiblesse des trop grandes spécialisations qui s'exposent encore et par laquelle se justifie la surdité réciproque.

    Le problème avec toutes ces solutions technologiques, que je ne rejettent pas d'emblée compte tenu de l'urgence, est qu'elles laissent en place la société de consommation, l'industrialisme forcené, les structures de production productivistes toujours en quête de croissance. Qu'elles permettent à ce train fou de s'enfoncer plus avant, de maintenir cette immense pathologie sociale qu'est l'idéologie capitaliste de la croissance.

    De continuer le repli de chacun sur le projet de son chez soi en ayant pour tout idéal, un idéal de confort dont on creuse sans cesse la métaphore.

    L'écologie n'est-elle pas en premier le retour de la question des limites et de l'auto-limitation inséré dans le projet collectif, dans l'intelligence collective, dans l'action collective au-delà de l'activité productive, dans une citoyenneté active soutenue par des institutions civiles et politiques adéquates.

    Nous y arriverons seulement si nous remettons en question le mariage encore quasi sans faille de la science et de l'industrie en faveur de sciences de l'être-ensemble. En finir avec un avenir massivement technodéterminé nécessitant la mise en place de méga-outils. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 12h56
    Les commandes ne répondent pas!
    « On s'imagine à tort qu'il suffit de signer unanimement des accords magiques à la Kyoto, paradoxalement beaucoup trop limités, pour nous bombarder aux commandes du climat terrestre, alors que nous devons vivre avec les conséquences de choix de développement qui se sont imposés par la force des choses il y a trois cents ans.

    C'est absurde. Seules des actions locales immédiates, concrètes et tangibles, mesurables à court et moyen terme, musclées s'il le faut, menées dans tous les environnements à notre portée, entre autres sur la qualité de l'air et de l'eau, pourraient faire toute la différence en s'entre-multipliant à l'échelle planétaire, si elles étaient systématiquement organisées par un véritable gouvernement mondial. Malgré tout, rien ne nous empêche de nettoyer chacun le pas de notre porte!

    Bien entendu, la Révolution industrielle capitaliste nous a mené dans un cul-de-sac historique à tout point de vue, une catastrophe humanitaire globale dont le réchauffement accéléré nous fournit la preuve irréfutable. Seulement voilà, pouvions-nous le prévoir et en faire l'économie? Non. Parce que tout le monde rêve de jouir du luxe inouïe d'avoir tout le temps à soi de vivre tranquille. Or, l'argent, c'est tout compte fait, de la liberté gagnée aux dépens d'autrui.

    Il ne reste plus qu'à réviser les fondements mêmes de la Civilisation humaine, sa finalité ultime, dont toutes les tentatives se sont effondrées tour à tour, car viciées à la base. Nos efforts d'édification universelle ne peuvent plus désormais se développer dans le vase clos de langues et de cultures qui ne sont plus que "régionales" sur le plan de la sphère terrestre.

    Pendant ce temps-là, nous continuons d'élire des gouvernements locaux qui prêchent la désocialisation de l'économie! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 15h43
    @ Alain
    « Si je comprend ton texte, l'écologie oui mais seulement parce que cela sert ta philosophie anti capitaliste. Car tu l'avoue très haut et fort, que même si la technologie élimine la pollution il restera le capitalisme. Donc tu utilise l'environnent pour servir d'autre cause. C'est pour cela qu'une grande partie des environnementalistes n'ont pas de crédibilité. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 16h26
    Durable =/= méga-profits
    « La consommation... de masses favorise les grosses fortunes faciles. La production de biens durables est à l'opposée. Que l'on imagine une auto avec moteurs-roues qui pourraient durer des décennies et que les seuls composantes majeurs à ré-usiner seraient les roues! Les géants de l'automobile qui produisent des autos d'une durée moyenne de cinq ans retrouveraient la taille d'une PME !

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    samedi 29 décembre 2007 02h08
    Pourquoi séparer ce qui est indissociable
    « Il est effectivement clair pour moi que le capitalisme est un productivisme, que cette propension est inscrite dans le rapport social qui spécifie le capitalisme. C'est le pouvoir inscrit dans ce rapport qui a permis à Henry Ford, dans la suite du taylorisme, d'accorder de hauts salaires contre le contrôle de l'organisation du travail et qui à la suite du New Deal à installé cet état négocié sur une assez longue durée contribuant à faire naître la société de consommation.

    A ce jour, le capitalisme n'est même plus le choix d'un groupe ou de groupes faisant l'apologie de ce rapport capital / travail. Il est un système mondial inlassablement activé dans l'échange et la circulation financière, monétaire et marchande, d'où la nécessité d'instaurer des structures productives non productivistes, c'est-à-dire des coopératives publiques (municipales)favorisées par la présence non exclusives de monnaies locales, qui ensemble feront contre-système.

    Écologie et anti-capitalisme sont définitivement indissociable comme capitalisme et productivisme le sont. C'est une réalité incontournable et identifié depuis Marx et ensuite par beaucoup de ceux qui ont marginalisé Marx dans leur appréhension des sociétés actuelles en y intégrant une critique écologiste, comme André Gorz ou Jean Zin.

    Je ne suis pas un environnmentaliste, dans la mesure où je considère que c'est l'organisation des rapports que nous entretenons entre nous...humains....qui est la grande malade et que cela affecte chemin faisant notre planète à une échelle qui peut maintenant être apocalyptique.

    Le remède n'est pas la recherche dans la mesure où ce qui est sous entendu là c'est la découverte de nouvelles technologies.
    Il est précisément de l'aptitude du capitalisme en tant productivisme, de nous disposer à croire que c'est la technologie qui permet de présenter les solutions et que l'avenir sera ainsi radieux. C'est ce que l'on appelle le technodéterminisme. Tout écart à ce crédo basculant dans l'irrationnalisme.

    Et pourtant, le seul constat des faits, i.e. des rétroactions naturelles planétaires, déplace l'irrationnalisme à l'intérieur du camp qui le voyait partout ailleurs.

    La planète est belle et bien un monde au dimension finie avec des ressources finies et pour laquelle l'espèce humaine est une émergence inattendue et fragile mais envahissante. Rien n'était écrit, de nos usages de la nature comme nos rapports sociaux, mais ils sont notre histoire. L'écologie exige de voir plus loin que nous ne l'avons jamais fait sur les conséquences de nos actes.

    La société de consommation, qui soit dit en passant, voit en et fait de nous des débiles mentaux en n'appelant et analysant ce qu'il y a de plus primaire en nous plutôt qu'en favorisant notre intelligence est intenable écologiquement.

    Sa mort semble programmée et c'est tant mieux. La fin de l'énergie à bon marché (associable au dépassement du pic pétrolier) favorisera la relocalisation des économies. Ce qui suivra ne sera pas bon marché.

    Que voulez-vous, je pense que notre survie en tant qu'espèce est tributaire de la mise en place de structures économiques non productivistes et associationnistes, faisant appel à une intelligence collective à construire et non à des méga-outils contrôlés technocratiquement par une expertise élitiste.

    Ce qui ne veut pas dire que certaines technologies n'y ont pas leur place.

    Le malheur, c'est que mon commentaire ne vous rendra pas plus curieux. Je ne recevrai qu'un exposé de contre valeurs sans plus de valeurs que celles d'opinions sur le marché des opinions.

    Je vous laisse l'adresse des sites web de Jean Zin et Jean- Marc Jancovici au cas où vous aimeriez me contredire sur votre aptitude à la curiosité. En espérant que vous vous y perdiez très longuement.

    http://jeanzin.fr/
    http://www.manicore.com
    http://www.relocalize.net
    http://contreinfo.info/ »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 29 décembre 2007 10h51
    Les écolos démasqués
    « La lutte de l'environnement et devenue une lutte anti-capirtalisme inspiré du socialisme bolchévique.

    Se promener en vélo est un exercice sain et non polluant. Se promener en vélo en hiver est hasardeux et impratiqcable. Les transportsa en commun peuvent être une solution mais encore, ici au Québec avec l'étalement urbain de Québec et Montréal, nous nous voyons confronté avec un problème d'efficacité et de rentabilité. Pourtant je paye des taxes municipales qui financent 40% de la facture, je paye des taxes sur mon permis de conduire y compris le fameux 30$ pour le transport en commun qui n'est pas versé aux organismes de transport en commun (RTC, SCM, ect...). Malgré tout je dois me véhiculer en auto car le transport en commun est inefficace. Ca me prend 15 minutes pour aller de Beauport à Place Laurioer et deuix heures en autobus. Alors mon choix est facile à faire car le temps est précieux. À Montréal, on a équipé les banlieusards de trains de banlieue qui font leur job. À Québec, on préfère plancher sur un rutilant et utopique tramway d'un milliard avant d'utiliser les rails qui sillonnent nos banlieues et convergent vers la gare intermodale. Comme quoi les écolos sont des rêveyurs où l'argent gaspillé n'est pas un critère. C'est vrasi que quand on rejette un système capitalisme on se fout de la rentabilité et de l'efficacité. Ce tramway malgré que pour les besoin de la cause on ait doublé l'achalandage, ferait un déficit d'opération annuel de 10 millions qui serait épongé par la Ville. Merveilleux, ces écolos savent compoter sur les autres...

    Le pétrole est essentiel pour nos véhicules et le pétrole plus lourd pour nous chauffer nos demeures. Il est aussi utilisé pour l'industries qui produit des biens et services nécerssaires à notre confort. L'arrivée de Rabaska aurait dû être acceuillie par un tollé de bravos. Mais non, il a été acceuilli par un "pas dans ma cour car je veux en faire un parc naturel et ma vision sera polluée par un quai." Pourtant le gaz naturel est privilégié par les écolos francais pour remplacer le pétrole et le charbon. Embridge qui est partenaire vise le marché ontarien des centrales au charbon mais les écolos n'en veulent pas. Le Québec veut aussi transformer par des programmes les industries qui fonctionnent au mazout lourd par le gaz naturel moins polluant. Encore là les écolos ne veulent pas... Ils préfèrent les rejets de la Cimenterie à Joliette qui fonctionne avec du mazout et des vieux pneus que l'on brûle. Ils préfèrent que Good Year s'en aille de Beauharnois. Ils veulent jeter l'économie à terre pour la remplacer par la simplicité volontaire. http://www.simplicitevolontaire.org/

    Voilà où ces anticonformistes veulent nous amener. Pa sà sauver la planète mais à lutter contre toute forme de capitalisme. Voici un extrait d'un texte paru dans le Québécois Libre «LES SYMBOLES DE LA VIEILLE COSMOGONIE AU SERVICE DU POUVOIR» par Mickaël Mithra, ingénieur et cadre nbancaire à Paris.

    "Voici le sermon qu'on adresse à l'homme moderne, sermon qui ressemble à s'y méprendre à de vieilles histoires plusieurs fois millénaires:

    Homme, tu as voulu t'élever au rang des dieux. Tu as commencé dès l'origine, en faisant usage de cet objet abominable: ta raison. Ce fut ton péché originel. Car tu le sais, depuis le début tout est écrit (cycle oblige).

    En faisant usage de ta raison, tu as voulu percer les mystères de l'univers, orgueilleux! Tu as voulu créer, sacrilège! Machines à laver, avions, ordinateurs, centrales nucléaires, automobiles et chauffage central, autant de monstres mécaniques singeant la nature et troublant l'ordre divin. Tu as troublé trois des éléments composant l'univers et tu seras puni par le quatrième: tu as souillé l'Eau des fleuves et des océans, l'Air du ciel, et jusqu'à la Terre elle-même. Le châtiment est connu, c'est le Feu éternel. Tous les livres sacrés te le disent depuis des millénaires, ô homme imprudent. N'as-tu pas lu l'Apocalypse? Ne redoutes-tu pas le feu du ciel? Dernier d'une interminable série de prêtres et de prophètes, Al Gore s'est levé pour te le rappeler: c'est la fournaise qui t'attend, et c'est à ton individualisme, à ton égoïsme que tu la dois.

    Est-il trop tard? Oui, bien sûr, il est trop tard. Depuis longtemps, depuis toujours. C'était écrit: l'homme est pervers et vicieux, quoiqu'il ait été créé pur et sans tâche. Les conséquences sont consignées dans les vieux livres: tempêtes, incendies, désolations; aridité par ici, inondations par là. Tout est dans Saint-Jean, avec les détails! L'ordre cosmique est bouleversé. Les saisons, champ réservé de l'empire du Soleil, tu les a détruites, ô homme égoïste et avide! Mais le feu ne tardera plus. Puisqu'on te le dit!

    Alors, que faire? La réponse, tu la connais, homme pécheur: voilà cinq mille ans qu'on te la susurre, qu'on te l'administre, qu'on te l'enfonce dans le crâne et dans les veines: le sacrifice!

    Renonce à ton individualisme, communie dans la solidarité. Renonce au profit et aux richesses, préfère la pauvreté et la décroissance (tu es né poussière et tu retourneras à la poussière). Renonce à façonner la nature, car c'est là le domaine du dieu Soleil, qui seul a pouvoir de vie et de mort sur elle. Préfère le recyclage, à l'image des dogmes éternels.

    Renonce à cet apanage de Satan, la division dans l'opinion (à propos du réchauffement climatique, par exemple) et dans le mode de vie. Renonce à penser par toi-même: fusionne dans la masse, car le consensus est la vérité, relayée pour ton bien par les grands prêtres de l'audiovisuel et de la politique, de la même manière qu'ils la relayent depuis cinq mille ans. Renonce à ta raison, et ouvre ton coeur à la foi - bien aveugle, si possible. Abandonne le raisonnement et entre dans le domaine du symbole, car c'est celui des dieux. Ne trouve pas absurde, par exemple, qu'au nom de la lutte contre le CO2, on te demande de couper ton électricité pendant 5 minutes, alors que les groupes électrogènes nécessaires à la remise en route du circuit dégagent massivement du CO2: c'est le symbole qui compte. Pour le reste, les dieux et leurs prêtres s'en occupent. Ne t'offusque pas non plus de ce qu'Al Gore dans son palais consomme à lui tout seul trente fois plus d'énergie que toi, ni de ce que Nicolas Culot émette joyeusement du CO2 du haut de son hélicoptère: ces prêtres ont des exemptions délivrées par les dieux. Renonce à ton confort, aux avancées de la science durement réalisées par tes pères. Renonce à ton bonheur sur cette Terre. Renonce à toi-même car tu es une immondice (un « virus » ou un « cancer » selon les grands prêtres).

    Alors, et alors seulement, tu pourras peut-être infléchir les dieux. Tu retrouveras l'âge d'or si bien décrit par Platon, celui d'avant la corruption, celui auquel tu penses - car tu as été formé à penser cela -, lorsque tu dis: « Autrefois, il n'y avait pas tous ces OGM, toute cette pollution, toutes ces voitures, et on n'était pas plus malheureux ». Ou encore: « C'est vrai qu'il n'y a plus de saisons: regardez comme il pleut! En plein mois de juillet »!

    Ah! Autrefois, c'était mieux... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme détruit la nature... comme on dit depuis cinq mille ans. C'est son individualisme qui le perdra... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme doit renoncer à son mode de vie... comme on dit depuis cinq mille ans. Le feu sera sa punition... comme on dit depuis cinq mille ans.

    Devant cette histoire intemporelle qu'on nous raconte pour la millième fois, la question se pose: qui propage ces mythes? Y a-t-il encore aujourd'hui des hommes partageant des savoirs ancestraux remontant aux égyptiens et à leurs pyramides, fondés sur des symboles de la vieille cosmogonie, des symboles au service du pouvoir? Des hommes haut placés qui occuperaient les arcanes de ce pouvoir, tiens, à l'ONU, par exemple, ce holding du GIEC? Et qui propageraient les vieux mythes sans cesse adaptés et recyclés avec lesquels leurs prédécesseurs ont si efficacement asservi le monde entier pendant cinq mille ans, afin de jouir grandement de ses richesses pendant que les autres, esclaves naïfs, se serraient la ceinture pour les servir, au nom du sacrifice?"


    Il y a beaucoup de questions sans réponse car le théologien Steven Guilbault, le généticien David Suzuki dont les travaux sur les bactéries ont été testés au Vietnam dans la guerre bactériologique à le faire vomir sur la science et Jean Lemire, cet apprenti capitaine qui dès son premier voyage a découvert la vérité, sa vérité non scientifique et imité Al Gore avec lui aussi son film choc, version québécoise. Ces gens alimentent le mythe de ces gourous climatiques qui nous convient au sacrifice de notre mode de vie.

    Sur ce, bonne fin d'année 2007 et venez fêter l'année 2008 à Québec c'est le 400ème... »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    dimanche 30 décembre 2007 08h54
    @ Claude
    « Non t'a pas compris son texte! »

  • Josiane Klassen
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 15h17
    L'eau fournit l'hydrogène; le charbon fournit la chaleur de procédé.
    « L'hydrogène provient de l'eau (de surface), pas du charbon qui fournit la chaleur de procédé.
    On y produira en effet de l'électricité avec de nouvelles technologies dites de «charbon propre», c'est-à-dire en y brûlant de l'hydrogène extrait du charbon (de l'eau, en fait. Car le charbon contient très peu d'hydrogène ; il fournit la chaleur pour briser la molécule de H2O, René Pigeon).
    On ne sait pas non plus quel sera l'impact du stockage sous terre et en particulier sur les nappes d'eau souterraines, que le carbone concentré pourrait acidifier, ou les impacts sur les eaux de surface qui seront mises aussi à contribution pour le refroidissement des équipements (et surtout pour fournir la matière première, la source d'hydrogène qui ne provient pas du charbon, René Pigeon).
    Rene.Pigeon@nrcan-rncan.gc.ca »

  • Josiane Klassen
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 15h17
    L'eau fournit l'hydrogène; le charbon fournit la chaleur de procédé.
    « L'hydrogène provient de l'eau (de surface), pas du charbon qui fournit la chaleur de procédé.
    On y produira en effet de l'électricité avec de nouvelles technologies dites de «charbon propre», c'est-à-dire en y brûlant de l'hydrogène extrait du charbon (de l'eau, en fait. Car le charbon contient très peu d'hydrogène ; il fournit la chaleur pour briser la molécule de H2O, René Pigeon).
    On ne sait pas non plus quel sera l'impact du stockage sous terre et en particulier sur les nappes d'eau souterraines, que le carbone concentré pourrait acidifier, ou les impacts sur les eaux de surface qui seront mises aussi à contribution pour le refroidissement des équipements (et surtout pour fournir la matière première, la source d'hydrogène qui ne provient pas du charbon, René Pigeon).
    Rene.Pigeon@nrcan-rncan.gc.ca »

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