Giuliani perd du terrain chez les républicains
21 décembre 2007
États-Unis
Washington — Largement distancé dans les premiers États organisant des primaires et rattrapé sur le plan national, l'ex-maire républicain de New York, Rudolph Giuliani, voit s'évanouir le statut de favori pour la présidentielle américaine dont il jouissait depuis le début de l'année, selon une batterie de sondages parus hier.
«Une chute libre attend-elle Giuliani?» demandait le magazine Time hier. Dans le Wall Street Journal, M. Giuliani est à égalité avec l'ex-gouverneur mormon du Massachusetts (nord-est) Mitt Romney, avec 20 % d'intentions de vote sur le plan national. Ils sont talonnés de près par l'ex-gouverneur et pasteur baptiste de l'Arkansas (sud) Mike Huckabee (17 %), tandis que le sénateur John McCain amorce une remontée à 14 %.
Mercredi, un sondage de l'institut Zogby accordait un seul point d'avance à Giuliani, cette fois sur M. Huckabee (23 % contre 22 %). Le site Internet Real Clear Politics, en faisant la synthèse de tous les sondages réalisés entre le 9 et 17 décembre, accorde lui aussi une maigre marge de 1,3 point à M. Giuliani.
Certains s'interrogent sur la fiabilité des sondages menés à l'échelle d'un pays alors que les élections se jouent par État: or, le tableau est encore plus sombre dans cette perspective pour le maire de New York à l'approche des premières primaires dans deux semaines.
En effet, en Iowa, où les électeurs voteront le 3 janvier, M. Giuliani ne recueille que 8 % d'intentions de vote, ce qui le place loin derrière ses concurrents (Huckabee: 35 %, Romney: 27 %, selon le Washington Post d'hier).
Ses partisans peuvent toujours se rassurer en estimant qu'un tel résultat est peu surprenant: il n'a pratiquement pas fait campagne dans cet État conservateur où sa réputation de maire de New York, catholique, deux fois divorcé n'inspire guère la base.
Mais le New Hampshire, deuxième État à se prononcer le 8 janvier, ne lui apparaît guère plus favorable: il s'y place en troisième position, à bonne distance de ses rivaux Romney et McCain (à égalité à 26 %), selon un sondage de l'institut American Research Group.
En Floride, où il s'est massivement investi dans la perspective de la primaire du 29 janvier, son avantage se réduit dangereusement: un sondage de l'université Quinnipiac le place en tête à 28 % d'intentions de vote, talonné par MM. Huckabee (21 %) et Romney (20 %).
«M. Giuliani va devoir passer à la vitesse supérieure s'il veut garder son avance», a souligné Peter Brown, directeur adjoint de l'institut de sondage de Quinnipiac.
Le sondage du Wall Street Journal a été mené du 14 au 17 décembre auprès de 1008 électeurs républicains et démocrates, celui du Washington Post, du 13 au 17 décembre auprès de 501 électeurs républicains de l'Iowa, celui de Quinnipiac, auprès de 397 électeurs républicains de Floride. L'American Research Group a interrogé 600 électeurs républicains du New Hampshire.
«Une chute libre attend-elle Giuliani?» demandait le magazine Time hier. Dans le Wall Street Journal, M. Giuliani est à égalité avec l'ex-gouverneur mormon du Massachusetts (nord-est) Mitt Romney, avec 20 % d'intentions de vote sur le plan national. Ils sont talonnés de près par l'ex-gouverneur et pasteur baptiste de l'Arkansas (sud) Mike Huckabee (17 %), tandis que le sénateur John McCain amorce une remontée à 14 %.
Mercredi, un sondage de l'institut Zogby accordait un seul point d'avance à Giuliani, cette fois sur M. Huckabee (23 % contre 22 %). Le site Internet Real Clear Politics, en faisant la synthèse de tous les sondages réalisés entre le 9 et 17 décembre, accorde lui aussi une maigre marge de 1,3 point à M. Giuliani.
Certains s'interrogent sur la fiabilité des sondages menés à l'échelle d'un pays alors que les élections se jouent par État: or, le tableau est encore plus sombre dans cette perspective pour le maire de New York à l'approche des premières primaires dans deux semaines.
En effet, en Iowa, où les électeurs voteront le 3 janvier, M. Giuliani ne recueille que 8 % d'intentions de vote, ce qui le place loin derrière ses concurrents (Huckabee: 35 %, Romney: 27 %, selon le Washington Post d'hier).
Ses partisans peuvent toujours se rassurer en estimant qu'un tel résultat est peu surprenant: il n'a pratiquement pas fait campagne dans cet État conservateur où sa réputation de maire de New York, catholique, deux fois divorcé n'inspire guère la base.
Mais le New Hampshire, deuxième État à se prononcer le 8 janvier, ne lui apparaît guère plus favorable: il s'y place en troisième position, à bonne distance de ses rivaux Romney et McCain (à égalité à 26 %), selon un sondage de l'institut American Research Group.
En Floride, où il s'est massivement investi dans la perspective de la primaire du 29 janvier, son avantage se réduit dangereusement: un sondage de l'université Quinnipiac le place en tête à 28 % d'intentions de vote, talonné par MM. Huckabee (21 %) et Romney (20 %).
«M. Giuliani va devoir passer à la vitesse supérieure s'il veut garder son avance», a souligné Peter Brown, directeur adjoint de l'institut de sondage de Quinnipiac.
Le sondage du Wall Street Journal a été mené du 14 au 17 décembre auprès de 1008 électeurs républicains et démocrates, celui du Washington Post, du 13 au 17 décembre auprès de 501 électeurs républicains de l'Iowa, celui de Quinnipiac, auprès de 397 électeurs républicains de Floride. L'American Research Group a interrogé 600 électeurs républicains du New Hampshire.
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