Les vidéos détruites - Le directeur de la CIA devant le Congrès à huis clos
12 décembre 2007
États-Unis
Washington — Le directeur de la CIA, Michael Hayden, qui a reconnu la destruction en 2005 d'enregistrements vidéos d'interrogatoires de suspects d'al-Qaïda, a été auditionné hier au Congrès, alors que la Maison-Blanche réaffirmait que les États-Unis ne pratiquaient pas la torture.
Rien n'a filtré de cette réunion à huis clos de la Commission du renseignement du Sénat. Une réunion similaire doit suivre aujourd'hui à la Chambre des représentants.
«Ce que je peux dire, c'est que tous les interrogatoires ont été légaux et qu'on en a entièrement rendu compte au Congrès des États-Unis», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino. «Les États-Unis ne pratiquent pas la torture», a-t-elle assuré.
L'annonce de la destruction des vidéos a provoqué une polémique liée à la possibilité que la CIA ait caché ces bandes au Congrès, à la commission d'enquête sur les attentats du 11-Septembre et à des juges, et qu'elle les ait détruites dans l'intention de faire disparaître des documents pouvant être utilisés pour dénoncer les méthodes de la CIA telle que la torture.
Un ancien agent de la CIA, John Kiriakou, a révélé lundi qu'un des suspects dont les interrogatoires avaient été détruits, Abou Zoubaydah, avait été soumis au simulacre de noyade (waterboarding), une méthode dénoncée par ses détracteurs comme un acte de torture.
La Maison-Blanche a refusé de dire si le simulacre de noyade relevait ou non de la torture parce que l'administration, depuis la confirmation officielle en 2006 de l'existence d'un programme secret d'interrogatoire et de détention de la CIA, ne s'exprime pas, par principe, sur les méthodes employées.
Elle a aussi refusé de dire si, comme le rapportait la presse, l'administration avait peu insisté à l'époque pour que les vidéos ne soient pas détruites. Elle a invoqué la consigne de silence donnée par le conseiller juridique de M. Bush devant le nouveau scandale, aussi longtemps que des investigations seraient en cours.
Le ministère de la Justice a annoncé samedi avoir ouvert une enquête préliminaire sur ces destructions, justifiées selon le chef de la CIA par le besoin d'assurer la sécurité des agents ayant conduit les interrogatoires.
Cette décision n'a cependant pas satisfait les associations de défense des droits de l'Homme et nombre d'élus qui réclament une enquête approfondie pour établir si la destruction de ces vidéos a constitué une obstruction à la justice.
Selon le New York Times, les vidéos détruites, tournées en 2002 dans des prisons secrètes de la CIA, montraient les interrogatoires de deux terroristes présumés, dont Abou Zoubaydah, un membre influent présumé d'al-Qaïda arrêté au Pakistan.
Rien n'a filtré de cette réunion à huis clos de la Commission du renseignement du Sénat. Une réunion similaire doit suivre aujourd'hui à la Chambre des représentants.
«Ce que je peux dire, c'est que tous les interrogatoires ont été légaux et qu'on en a entièrement rendu compte au Congrès des États-Unis», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino. «Les États-Unis ne pratiquent pas la torture», a-t-elle assuré.
L'annonce de la destruction des vidéos a provoqué une polémique liée à la possibilité que la CIA ait caché ces bandes au Congrès, à la commission d'enquête sur les attentats du 11-Septembre et à des juges, et qu'elle les ait détruites dans l'intention de faire disparaître des documents pouvant être utilisés pour dénoncer les méthodes de la CIA telle que la torture.
Un ancien agent de la CIA, John Kiriakou, a révélé lundi qu'un des suspects dont les interrogatoires avaient été détruits, Abou Zoubaydah, avait été soumis au simulacre de noyade (waterboarding), une méthode dénoncée par ses détracteurs comme un acte de torture.
La Maison-Blanche a refusé de dire si le simulacre de noyade relevait ou non de la torture parce que l'administration, depuis la confirmation officielle en 2006 de l'existence d'un programme secret d'interrogatoire et de détention de la CIA, ne s'exprime pas, par principe, sur les méthodes employées.
Elle a aussi refusé de dire si, comme le rapportait la presse, l'administration avait peu insisté à l'époque pour que les vidéos ne soient pas détruites. Elle a invoqué la consigne de silence donnée par le conseiller juridique de M. Bush devant le nouveau scandale, aussi longtemps que des investigations seraient en cours.
Le ministère de la Justice a annoncé samedi avoir ouvert une enquête préliminaire sur ces destructions, justifiées selon le chef de la CIA par le besoin d'assurer la sécurité des agents ayant conduit les interrogatoires.
Cette décision n'a cependant pas satisfait les associations de défense des droits de l'Homme et nombre d'élus qui réclament une enquête approfondie pour établir si la destruction de ces vidéos a constitué une obstruction à la justice.
Selon le New York Times, les vidéos détruites, tournées en 2002 dans des prisons secrètes de la CIA, montraient les interrogatoires de deux terroristes présumés, dont Abou Zoubaydah, un membre influent présumé d'al-Qaïda arrêté au Pakistan.
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