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Bali: le camp américain perd une manche et se lézarde

Louis-Gilles Francoeur   11 décembre 2007  États-Unis
Le sénateur démocrate américain et ancien candidat à la présidence John Kerry a déclaré hier à Bali que les États-Unis joueraient bientôt un rôle moteur dans la lutte contre les changements climatiques. Il était accompagné du nouveau ministr
Photo : Agence France-Presse
Le sénateur démocrate américain et ancien candidat à la présidence John Kerry a déclaré hier à Bali que les États-Unis joueraient bientôt un rôle moteur dans la lutte contre les changements climatiques. Il était accompagné du nouveau ministr
Les États-Unis ainsi que leurs alliés japonais et canadiens ont perdu une manche importante hier à Bali, alors que le projet de décision cadre sur l'après-2012 intégrait finalement des objectifs chiffrés de réductions des gaz à effet de serre malgré leur opposition ouverte.

Rédigé par l'Indonésie, l'Afrique du Sud et l'Australie — l'ancien allié des États-Unis —, le projet de déclaration finale de la conférence stipule que le futur cadre des négociations sur l'après-2012 doit, pour se conformer aux évaluations scientifiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), exiger des 36 parties de l'annexe 1 de la Convention sur le climat qu'elles «réduisent comme groupe leurs émissions entre 25 et 40 % sous le niveau de 1990 d'ici 2020 afin que les émissions globales de GES plafonnent dans les prochains 10 à 15 ans» et atteignent d'ici 2050 la moitié de ce qu'elles étaient au début du siècle.

Cette première ébauche de déclaration finale, qui sera intensément négociée tout au long de la semaine, contient un autre principe rejeté par les États-Unis et ses frileux alliés, soit celui d'une participation de tous les pays à l'effort de réductions, mais selon le principe de la «responsabilité différenciée».

Hier, selon l'agence Reuters, un délégué a démenti une rumeur voulant que ce premier projet de déclaration ne contienne aucun objectif chiffré. Ceux qui avaient répercuté cette rumeur y vont vu une première victoire du trio États-Unis-Japon-Canada. Malgré les pressions pour biffer ces objectifs chiffrés, le consensus a été assez fort pour les maintenir.

Encadrer les négociations des deux prochaines années par un objectif chiffré, même validé par le GIEC, «ce serait préjuger du résultat» des pourparlers à venir, a déclaré le porte-parole américain, Harlan Watson. Ce dernier a poursuivi en disant: «Nous ne voulons pas nous lancer dans des chiffres.»

Harlan Watson a soutenu, malgré le consensus scientifique international, qu'il subsistait de «nombreuses incertitudes» sur le niveau de réductions de GES qui permettrait de stabiliser la hausse de la température mondiale en deçà de deux degrés centigrades. Au-delà de ces deux degrés, affirme de son côté le GIEC, la planète pourrait connaître une accélération du réchauffement qui le rendrait hors de contrôle.

Pour sa part, l'administration Bush se contenterait d'objectifs de réduction volontaires des GES états-uniens. À son avis, des objectifs contraignants en droit international pourraient miner le niveau de vie et la compétitivité des États-Unis qui refusent de considérer quelque réduction que ce soit si les grands pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil — leurs nouveaux concurrents — ne sont pas régis par les mêmes règles.

Le projet de déclaration soumis hier aux milliers de délégués de Bali prévoit pour les pays développés, conformément au principe de la responsabilité différenciée, «des objectifs nationaux quantifiés d'émissions» applicables aux différentes sources de CO2 et aux «puits» capables d'absorber le carbone atmosphérique. Le projet de déclaration propose une formule plus souple pour les pays en développement, soit de «reconnaître, d'une manière mesurable et vérifiable, les efforts nationaux de réduction» des GES, ce qui autoriserait ces pays à ralentir et non à arrêter la croissance de leurs émissions.

Un front lézardé

Mais la fermeté des négociateurs américains masquait hier d'importantes lézardes dans la position de ce pays. La communauté internationale, qui n'en est pas dupe, espère le départ des Républicains de la Maison-Blanche pour lancer la bataille décisive contre les changements climatiques. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard que tous les textes prévoient la conclusion d'une entente finale sur l'après-2012 non pas maintenant, mais à la fin de 2009, soit un an après la présidentielle américaine, laquelle pourrait modifier profondément la stratégie de ce pays.

Deux sons de cloche annonciateurs de ces changements se sont fait entendre hier.

Le premier est venu de l'ancien vice-président des États-Unis, Al Gore, qui recevait hier officiellement le prix Nobel de la paix avec le GIEC, le corps scientifique de l'ONU dans le dossier du climat.

«Il est temps de faire la paix avec notre planète», a déclaré l'ancien vice-président dont le film, Une vérité qui dérange ébranle l'Amérique depuis sa sortie.

Se référant aux négociations de Bali, Al Gore a ajouté: «L'issue sera influencée de manière décisive par deux nations qui n'en font pas assez aujourd'hui: les États-Unis et la Chine [...] Ce sont les deux principaux émetteurs de CO2, surtout mon propre pays, qui devront faire les gestes les plus audacieux sous peine d'être jugés par l'histoire pour leur inaction.»

«Les deux pays, a poursuivi le récipiendaire du Nobel, devraient cesser d'utiliser le comportement de l'autre comme une excuse pour bloquer les efforts» de réduction des GES.

«Il est regrettable que mon pays, qui je crois, devrait être le leader mondial, bloque actuellement l'action à Bali», a conclu l'ancien vice-président devant les médias de toute la planète.

Cette sortie contre l'irresponsabilité des États-Unis, qui ont émis depuis 150 ans à eux seuls plus du tiers de toutes les molécules de CO2 qui emprisonnent le rayonnement solaire, a été suivie par celle d'un autre ancien candidat démocrate à la présidence américaine, le sénateur John Kerry.

«Les États-Unis, a-t-il prédit à Bali, seront à la table des négociations. Les États-Unis auront un rôle moteur. Les États-Unis vont adopter des politiques modifiées en profondeur pour répondre aux changements climatiques». John Kerry écarte cependant l'idée que les États-Unis puissent à ce stade-ci ratifier le protocole de Kyoto. Il ajoute que Washington ne se donnera pas, à son avis, des objectifs contraignants de réduction sans que les pays émergents s'engagent eux aussi dans une action internationale.

La nuance mise en avant par John Kerry est fondamentale, car elle est compatible avec la stratégie post-2012 qui se dessine à Bali, à savoir que les pays industrialisés adopteraient de nouveaux objectifs contraignants de réduction alors que les pays en développement ralentiraient la croissance des leurs, ce qui leur permettrait eux aussi de se développer.

Le fiel canadien

De leur côté, les écologistes canadiens ont divulgué hier un justificatif émanant de la délégation canadienne qui minimise les efforts de réduction de grands pays européens comme la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

On y lit que la moitié de l'imposant objectif de réduction des GES de l'Allemagne — 21 % sous le niveau de 1990 — a été atteint pour la moitié grâce à la fermeture des usines polluantes de l'Allemagne de l'Est. De son côté, y lit-on, la Grande-Bretagne atteindra ses objectifs grâce à la déréglementation de son secteur énergétique dans les années 70, ce qui a provoqué le remplacement du charbon en grande partie par le gaz naturel, moins riche en émissions. Enfin, ajoute le document, la France atteindra elle aussi ses objectifs facilement grâce au nucléaire, une stratégie des années 70 dont elle tire profit aujourd'hui.

L'affaire a suscité des grimaces dans les délégations européennes, mais elle a surtout provoqué un haussement d'épaules, compte tenu du rôle de «marionnette américaine» que jouerait le Canada à Bali.

À Ottawa, la porte-parole de l'ambassade d'Allemagne, Christina Lückerath, précisait qu'il n'y avait rien de neuf dans ces pseudo-révélations puisque ces chiffres sont connus depuis des années. Mais, disait-elle, ces raisonnements font fi des énormes investissements consentis par l'Allemagne dans les énergies nouvelles, l'isolation des maisons, etc., qui lui permettent d'atteindre aujourd'hui un objectif en réalité presque quatre fois plus important que l'objectif officiel du Canada. Et ce justificatif ne tient pas compte du fait que, la semaine dernière, l'Allemagne haussait la barre au point de viser une réduction de 40 % de ses GES d'ici 2020, soit plus de six fois l'objectif imparti au Canada dans le protocole de Kyoto. On se rappellera que le Canada ne vise même plus cet objectif pour 2020.

Et, ajoutait Mme Lückerath, il faut tenir compte du fait que les solutions à venir seront toujours plus coûteuses, une fois que l'on a fait le plein des mesures de base, les moins chères par définition.

Une source proche de la France ajoutait de son côté que le Canada, qui se retrouve au 53e rang sur 56 pays pour sa piètre performance en matière de réduction de ses GES, «se retrouverait certainement au 57e rang s'il ne profitait pas de l'amélioration de sa moyenne grâce aux investissements consentis par le Québec en hydroélectricité dans les années 70».

***

Avec Reuters et AFP
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 11 décembre 2007 07h50
    Les caves en environnement sont au pouvoir minoritaire au fédéral
    Le parti Conservateur va devoir changer de cap et de discours en environnement parce que ça va prendre des caves ignares pour voter pour ce parti là aux prochaines élections. Les Libéraux fédéraux, pas plus fins et malgré les discours de M. Dion, ont laissé augmenter la pollution à la place de la faire baisser pendant leurs années de pouvoir.

    Est-ce que Pierre-Marc Johnson va les aider à se ranger du bon côté de l'humanité ? On espère pour nous tous.

    Il nous reste le Bloc et le NPD, selon nos convictions, pour protester fort.

  • Jean Préfontaine
    Inscrit
    mardi 11 décembre 2007 09h37
    Merci !
    Merci M. Francoeur pour votre article. Continuez S.V.P. votre excellent travail. Être bien informé aide à se forger une opinion juste et aide aussi à faire la part des choses dans cet important dossier des changements climatiques qui nous affectent tous d'une façon, je dirais, malheureuse.

    Cet article me fait dire aussi merci à tous ceux qui, là-bas, travaille à combattre ce grave ploblème, à tous ceux qui croient en un avenir plus vivable et prometteur pour nos enfants, qui travaille à faire comprendre aux autres que, malheureusement, rien se règlera de lui-même, qu'il faudra y mettre les sacrifices incluant, entre-autres, l'aspect économique tout en respectant le niveau de vie des autres pays qui aspirent à des jours meilleurs, leurs faire comprendre aussi que la vie ne se résume pas seulement au pouvoir et à l'argent et sa croissance. Oui, je sais l'argent c'est important, mais pourquoi ne pas s'en servir à des paramêtres plus constructifs pour notre futur au lieu de, par exemple, la guerre ? De nos jours, règle-t-on bien des choses avec la guerre à part de s'approprier des puits de pétrole et répresser des peuples ??

    Pour la biosphère qui nous maintient en vie, pour la paix, pour l'avenir de notre terre sur laquelle nous vivons, pour la diversité des espèces dont nous faisons partie, je dis merci à tous ces gens qui y croient et y travaillent.

    Jean Préfontaine

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 11 décembre 2007 09h47
    Une stratégie électoraliste?
    S'il est une qualité que l'on ne peut dénier à Stephen Harper, c'est celle d'être un fin stratège et de manoeuvrer habilement pour tirer la couverture à soi ou pour tirer les marrons du feu (au sens moderne de l'expression, à savoir, parvenir à tirer avantage (les marrons), pour son compte personnel, d'une situation difficile (le feu), selon l'expression que l'on préfère. Ce qui est le cas actuel, avec la conférence de Bali et l'environnement.

    S. Harper n'ignore pas que les jours de l'administration Bush sont comptés et que son remplacement par une administration démocrate risque de changer le cours des choses, c'est-à-dire la politique négativiste concernant l'environnement. Il vient d'ailleurs d'en avoir en exemple cuisant en perdant son allié australien, lors des élections qui viennent de se tenir dans ce pays. Le nouveau premier ministre s'est empressé de signer le Protocole de Kyoto et de participer à la rédaction de la déclaration finale de la conférence, avec l'Indonésie et l'Australie.

    La question qui se pose est donc la suivante : Quel objectif poursuit S. Harper en suivant les États-Unis dans leur opposition à l'établissement d'objectifs chiffrés et en plaçant le Canada dans une triste position sur le plan international, comme un empêcheur de tourner en rond, dans un rôle de «marionnette américaine». La réponse est peut-être à chercher à l'interne, en analysant la façon dont le Premier ministre agit et réagit sur le plan de la politique intérieure. Son objectif majeur paraît assez clairement de gagner les prochaines élections et de former un gouvernement majoritaire, qui lui permettra d'imposer ses vues et ses idées sans obstacles sur sa route.

    Je me suis déjà expliqué sur ce sujet dans Le Devoir.com dans un texte intitulé « Un grand maître de la psychopolitique? », le 3 mai 2006. Je m'efforçais de dégager, en quelques lignes, l'ensemble du programme politique de S. Harper. J'en extrais cette citation : «Ma réaction à l'article « Entente à l'arraché sur le bois d'oeuvre » (Le Devoir, 28 avril) s'intitulait « Une stratégie bien rôdée ». J'y indiquais que l'objectif de S. Harper était « tout simplement de gagner les prochaines élections et de former un gouvernement majoritaire lui donnant les mains libres pour mettre en oeuvre tous les éléments de son programme qui pour l'instant restent dans l'ombre ». Et pour ce faire, il prenait un certain nombre de mesures ayant un effet psychologique sur un électorat potentiel. » Cette citation donne la saveur de l'analyse que je proposais.

    On pourrait la compléter par les stratégies utilisées par le Premier ministre pour décrédibiliser le chef du parti libéral, Stéphane Dion, en l'obligeant à avaler les couleuvres de son budget et de son « mini-budget » récent. Or, reconnaît à M. Dion sa compétence en matière d'environnement. L'affaiblir est donc utile dans une perspective électorale. Or, pour gagner ses élections, S. Harper a besoin d'un solide appui dans l'Ouest, où se trouve la plus grande source de pollution, avec les sables bitumineux. Ses positions molles n'ont pas de quoi inquiéter de ce côté. Avec ces mêmes positions, il peut faire valoir qu'il défend les activités industrielles de l'Ontario et donc des emplois. Il faudrait faire une analyse plus fine, mais en s'alignant sur les positions de Bush, S. Harper cherche certainement à se gagner un électorat plus sensible à son gagne-pain immédiat qu'à l'avenir de la planète. Et comme une nouvelle administration étatsunienne n'aura probablement pas le temps d'agir efficacement et ouvertement avant les élections fédérales canadiennes, S. Harper peut tenter de jouer sa carte. Reste qu'il joue sur une corde raide, car il aura du mal à convaincre les électeurs québécois de son action efficace en matière d'environnement, même en recherchant l'alliance de l'ADQ. Mais que va-t-il encore sortir de son chapeau d'ici le déclenchement des élections fédérales? Bien malin qui peut le prévoir.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 11 décembre 2007 10h24
    Une lueur d'espoir ?
    Que le front américain anti-Bali commence à se lézarder, voilà en soi une bonne nouvelle. Mais au vu du chemin parcouru tant au Canada qu'aux États-Unis, la pente à remonter pour l'après-2012 est terriblement abrupte. Imaginez : ces deux pays - le nôtre en est à ma grande honte - ou bien n'ont pas adhéré à Kyoto (USA), ou bien ont renié leur signature (Canada). Ils devaient, selon Kyoto, réduire leurs émissions de co2 à 6 % sous le niveau de 1990. Or, non seulement ils n'ont pas réduit leurs émissions, mais ils sont dans les 30 % au-dessus de ce niveau. Comment pourront-ils arriver à réduire (je cite M. FRANCOEUR) «comme groupe leurs émissions entre 25 et 40 % sous le niveau de 1990 d'ici 2020 afin que les émissions globales de GES plafonnent dans les prochains 10 à 15 ans et atteignent d'ici 2050 la moitié de ce qu'elles étaient au début du siècle.» La réduction exigée serait d'environ 60 %. Ou bien nos deux pays américains continuent de bouder Bali comme ils on fait pour Kyoto, et la planète court au désastre, ou bien ils se relèvent les manches et font preuve d'imagination pour travailler sérieusement à la source principale du problème : la consommation effrénée. C'est là que réside le problème de fond, et Pierre Foglia passe pour un clown quand il l'évoque, mais il a totalement raison. Si donc lueur d'espoir il y a présentement à Bali, elle est bien faible, cette lueur, elle n'a aucune chance d'aveugler qui que ce soit.

    Je cite Al Gore : «L'issue sera influencée de manière décisive par deux nations qui n'en font pas assez aujourd'hui: les États-Unis et la Chine [...] Ce sont les deux principaux émetteurs de CO2, surtout mon propre pays, qui devront faire les gestes les plus audacieux sous peine d'être jugés par l'histoire pour leur inaction.» Oui la Chine aussi doit s'impliquer très sérieusement. Même si elle a peu pollué dans le passé, la voilà en train de mettre en danger notre planète, et bientôt davantage que les États-Unis mêmes.

    Je suis fort déçu des manigances actuelles du Canada à Bali. Selon M. FRANCOEUR, «les écologistes canadiens ont divulgué hier un justificatif émanant de la délégation canadienne qui minimise les efforts de réduction de grands pays européens comme la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.» Je ne reviens pas sur les détails, ils sont trop minables. Heureusement qu'il y a le Québec dont la conscience écologique redore un peu le blason international de notre pays ! Espoir pour notre planète ? Je commence déjà à renier mon titre !

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 11 décembre 2007 11h52
    Pathétique
    C'est pathétique de voir notre soi-disant gouvernement déblatérer contre les pays qui font des efforts pour faire baisser leurs émissions de ges alors que notre pays est un des plus grand délinquants de la planète à cet égard. Avec environ 30% d'appui populaire, ce gouvernement se comporte comme un jars environnemental international, valet des USA, alors que la grande majorité des canadiens, d'où qu'ils soient, sont en désaccord total avec cette position... Çà ne peut plus durer!

  • roger montreal
    Abonné
    mardi 11 décembre 2007 16h32
    Harper le manipulateur
    Les gens vont- ils finir, par voir HARPER réellement comme il est.
    Cette homme n est pas un fin stratège, comme disent les journalistes , mais un manipulateur qui est très différent.
    Le premier ministre a pris les meme manières que BUSH, c est servit pour ses deux élections,/ salir son adversaire
    M. DION, a coup de millions de publicités tronqués, des promesses tenues a moitiés /le siège du QUÉBEC a l UNESCO VRAI FARCE, la NATION QUÉBÉCOISE ils ne savent pas qui en fait parti, vrai farce, le déséquilibre fiscal quelques centaines de millions, quand le fédéral nage dans les milliards de surplus /65 milliards en cinq ans/, vrai farce. Kyoto c est la faute des libéraux dit HARPER /ils y a des gens qui croient ça/mais il y a deux ans bientôt que les conservateurs sont élus, vrai farce.
    BALI / je ne signe pas si le ÉTATS UNIS et la CHINE ne signe pas,/ vrai farce, tout simplement pour que l ALBERTA, avec son pétrole puisse polluer plus longtemps.
    ROGER MONTREAL

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 11 décembre 2007 18h50
    Des puissances mondiales comme les USA et le Japon sont en train de perdre des plumes de crédibilité mondiale.
    Les valeurs changent, semble-t-il. Par contre, on dirait que les États-Unis, le Japon et le Canada sont une couple de décennie en arrière avec leur mentalité que je me permets de qualifié de réactionnaire et de rétrograde. Les États-Unis et peut-être aussi le Japon tiennent la barre du navire en eau trouble et le Canada les suit dans son embarcation rempli d'intention opportuniste.

  • Robert Turcotte
    Inscrit
    mardi 11 décembre 2007 19h37
    Assez...
    Tout a été dit et redit sur ce sujet. On connait tous la position du gouvernement Harper en matière d'environnement. Donc pour tous ceux et celles qui sont en désaccord avec ce gouvernement non responsable, il n'y a pas qu'une seule solution pour sauvegarder notre planète: ne pas et surtout pas réélire ce parti aux prochaines élections. Point final.

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