Colauréat du prix Nobel de la paix - Al Gore ne sera pas candidat à l'investiture démocrate
18 octobre 2007
États-Unis
Oslo — L'ancien vice-président démocrate américain Al Gore, colauréat du prix Nobel de la paix 2007, ne sera pas candidat à la Maison-Blanche en 2008, a-t-il affirmé dans un entretien diffusé hier par la radio-télévision publique norvégienne NRK.
«Je n'ai aucun projet d'être de nouveau candidat, alors je ne vois pas les choses sous cet angle-là», a déclaré M. Gore, interrogé sur la signification du prix Nobel sur son avenir politique.
L'attribution du Nobel de la paix vendredi dernier à M. Gore et au groupe de l'ONU sur le climat (GIEC) avait relancé les spéculations sur une éventuelle candidature de l'ancien vice-président, candidat malheureux à la Maison-Blanche en 2000 lors d'une élection très serrée face à George W. Bush.
«Je suis engagé dans un autre type de campagne. C'est une campagne globale, c'est une campagne pour changer la façon de penser des gens en ce qui concerne la crise climatique», a précisé M. Gore, lors d'un entretien réalisé chez lui à Nashville et présenté comme sa première interview depuis vendredi.
Mardi, les instigateurs d'une pétition visant à encourager Al Gore à se présenter à la présidentielle de 2008 avaient annoncé que le texte avait recueilli plus de 200 000 signatures.
Avant de recevoir le Nobel, Al Gore, 59 ans, avait affirmé qu'il ne voulait pas lancer une nouvelle campagne, mais il n'avait pas totalement fermé la porte à cette éventualité: «Je ne l'ai pas exclue [cette éventualité], mais je ne pense pas que cela ait des chances de se produire», avait-il déclaré à l'hebdomadaire Time.
Des experts estimaient toutefois que Hillary Clinton dispose aujourd'hui d'une telle avance dans le camp démocrate que lui voler la vedette semblait une tâche hors de portée.
Lors de la présidentielle de 2000, M. Gore s'était battu en vain pendant cinq semaines pour obtenir que soient recomptés à la main les votes dans certains comtés de la Floride, un État dont dépendait le résultat de l'élection.
«Je ne ressens pas du tout cette émotion», a-t-il répondu, quand la journaliste de NRK lui a demandé si, avec ce Nobel, il tenait sa revanche sur M. Bush. Se disant honoré d'avoir reçu le Nobel, M. Gore a précisé que la récompense allait redoubler «son engagement et son énergie pour diffuser ce message [sur le climat] plus vite et plus loin».
«La façon dont mon message est accueilli va changer quelque peu parce qu'il y a tant de gens autour du monde qui ont une haute estime pour ce prix», a-t-il dit.
Depuis l'échec de la présidentielle, le vice-président de Bill Clinton (1993-2001) s'est essentiellement consacré à éveiller les consciences sur les conséquences dramatiques du réchauffement de la planète, avec son documentaire à succès Une vérité qui dérange, primé aux Oscars. «Il est important de voir les États-Unis devenir plus actifs pour contrecarrer cette crise et entraîner les autres» pays, a ajouté M. Gore.
M. Gore avait négocié pour les États-Unis le protocole de Kyoto sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre, un accord par la suite rejeté par le Sénat américain puis par le président Bush.
«Je n'ai aucun projet d'être de nouveau candidat, alors je ne vois pas les choses sous cet angle-là», a déclaré M. Gore, interrogé sur la signification du prix Nobel sur son avenir politique.
L'attribution du Nobel de la paix vendredi dernier à M. Gore et au groupe de l'ONU sur le climat (GIEC) avait relancé les spéculations sur une éventuelle candidature de l'ancien vice-président, candidat malheureux à la Maison-Blanche en 2000 lors d'une élection très serrée face à George W. Bush.
«Je suis engagé dans un autre type de campagne. C'est une campagne globale, c'est une campagne pour changer la façon de penser des gens en ce qui concerne la crise climatique», a précisé M. Gore, lors d'un entretien réalisé chez lui à Nashville et présenté comme sa première interview depuis vendredi.
Mardi, les instigateurs d'une pétition visant à encourager Al Gore à se présenter à la présidentielle de 2008 avaient annoncé que le texte avait recueilli plus de 200 000 signatures.
Avant de recevoir le Nobel, Al Gore, 59 ans, avait affirmé qu'il ne voulait pas lancer une nouvelle campagne, mais il n'avait pas totalement fermé la porte à cette éventualité: «Je ne l'ai pas exclue [cette éventualité], mais je ne pense pas que cela ait des chances de se produire», avait-il déclaré à l'hebdomadaire Time.
Des experts estimaient toutefois que Hillary Clinton dispose aujourd'hui d'une telle avance dans le camp démocrate que lui voler la vedette semblait une tâche hors de portée.
Lors de la présidentielle de 2000, M. Gore s'était battu en vain pendant cinq semaines pour obtenir que soient recomptés à la main les votes dans certains comtés de la Floride, un État dont dépendait le résultat de l'élection.
«Je ne ressens pas du tout cette émotion», a-t-il répondu, quand la journaliste de NRK lui a demandé si, avec ce Nobel, il tenait sa revanche sur M. Bush. Se disant honoré d'avoir reçu le Nobel, M. Gore a précisé que la récompense allait redoubler «son engagement et son énergie pour diffuser ce message [sur le climat] plus vite et plus loin».
«La façon dont mon message est accueilli va changer quelque peu parce qu'il y a tant de gens autour du monde qui ont une haute estime pour ce prix», a-t-il dit.
Depuis l'échec de la présidentielle, le vice-président de Bill Clinton (1993-2001) s'est essentiellement consacré à éveiller les consciences sur les conséquences dramatiques du réchauffement de la planète, avec son documentaire à succès Une vérité qui dérange, primé aux Oscars. «Il est important de voir les États-Unis devenir plus actifs pour contrecarrer cette crise et entraîner les autres» pays, a ajouté M. Gore.
M. Gore avait négocié pour les États-Unis le protocole de Kyoto sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre, un accord par la suite rejeté par le Sénat américain puis par le président Bush.
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