Une réponse au président Bush - Les États-Unis pratiquent bien la torture, selon l'ancien président Carter
11 octobre 2007
États-Unis
Washington — L'ancien président démocrate des États-Unis et Prix Nobel de la paix Jimmy Carter a affirmé hier que les États-Unis utilisent bel et bien la torture, contredisant les affirmations du président George W. Bush dans une entrevue à la télévision CNN.
«Ce gouvernement ne torture pas les gens. Nous observons la loi américaine et nos obligations internationales», avait déclaré M. Bush vendredi.
Pour Jimmy Carter, «ce n'est pas une déclaration pertinente si on se réfère aux normes internationales en matière de torture» qui prévalent «depuis 60 ans, depuis que la Déclaration universelle des droits de l'homme a été promulguée».
«Vous pouvez avoir votre propre définition des droits de l'homme et votre propre définition de la torture et dire que nous ne les violons pas», a-t-il relevé.
Interrogé pour savoir s'il pensait que l'administration Bush utilisait la torture, M. Carter a répondu: «Je ne le pense pas, je le sais de manière certaine.» «Le président donne sa propre définition de ce que nous avons fait et autorisé en matière de torture de prisonniers, oui», a-t-il ajouté alors qu'on lui demandait si George W. Bush avait menti.
Les déclarations de M. Bush vendredi visaient à répondre à un article du New York Times révélant l'existence de documents du ministère de la Justice qui assuraient, selon le quotidien, que la loi n'empêche pas de gifler un détenu, de le soumettre à des températures extrêmes ou à un simulacre de noyade.
«Ce gouvernement ne torture pas les gens. Nous observons la loi américaine et nos obligations internationales», avait déclaré M. Bush vendredi.
Pour Jimmy Carter, «ce n'est pas une déclaration pertinente si on se réfère aux normes internationales en matière de torture» qui prévalent «depuis 60 ans, depuis que la Déclaration universelle des droits de l'homme a été promulguée».
«Vous pouvez avoir votre propre définition des droits de l'homme et votre propre définition de la torture et dire que nous ne les violons pas», a-t-il relevé.
Interrogé pour savoir s'il pensait que l'administration Bush utilisait la torture, M. Carter a répondu: «Je ne le pense pas, je le sais de manière certaine.» «Le président donne sa propre définition de ce que nous avons fait et autorisé en matière de torture de prisonniers, oui», a-t-il ajouté alors qu'on lui demandait si George W. Bush avait menti.
Les déclarations de M. Bush vendredi visaient à répondre à un article du New York Times révélant l'existence de documents du ministère de la Justice qui assuraient, selon le quotidien, que la loi n'empêche pas de gifler un détenu, de le soumettre à des températures extrêmes ou à un simulacre de noyade.
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