Bush bloque une loi sur l'assurance santé des enfants
Washington — Le président américain George W. Bush a opposé son veto hier à un texte de loi sur le développement d'un programme de santé pour les enfants de familles modestes.
Cette proposition de loi bipartisane renouvelait un programme destiné aux enfants, géré par les États, et ajoutait 35 milliards à son niveau de financement sur cinq ans, actuellement de 25 milliards.
La proposition de loi rejetée par M. Bush étendrait le Programme pour l'assurance santé des enfants (SCHIP). Le SCHIP, créé en 1997 essentiellement pour faire face au nombre grandissant d'enfants sans assurance dans un pays notoirement connu pour de telles carences, couvre 6,6 millions de personnes, surtout des enfants de familles qui gagnent trop pour prétendre à la couverture de base mais pas assez pour payer une assurance privée.
La décision de Bush ne fait pas l'affaire d'un certain nombre de représentants républicains, qui craignent de perdre des voix aux prochaines élections, qu'il s'agisse du renouvellement au Congrès ou de la présidentielle.
Pour justifier sa décision, Bush estime qu'une augmentation du financement du programme irait au-delà de l'esprit initial du texte et qu'il s'agirait d'un pas de plus vers une étatisation de la protection sociale. Le président américain a proposé que l'augmentation du financement du programme soit limitée à cinq milliards. Selon un sondage réalisé pour la chaîne de télévision ABC et le Washington Post, plus de sept Américains sur dix soutiennent l'augmentation
de dix milliards proposée par les parlementaires.
Le Sénat a certes voté en faveur de cette proposition avec une majorité écrasante (67 pour, 29 contre), mais le soutien apporté à la Chambre des représentants (265 voix pour, 159 contre) reste inférieur à la majorité des deux tiers nécessaire pour contourner un veto présidentiel.
Les démocrates, qui ont tenté de rallier le plus de représentants républicains possible, comptent à présent lancer une campagne publicitaire qui attaquera le Parti républicain sur le thème de la santé des enfants. Un des spots montrera une mère et son enfant atteint de maladies chroniques.
À 16 mois de son départ de la Maison-Blanche, Bush se prépare à opposer son veto à une autre série de lois de financement afin de contenir la dépense publique en deçà de la limite de 933 milliards qu'il avait fixée, et ce, afin de stigmatiser la propension qu'ont, selon lui, les démocrates à accroître les déficits.
C'est la quatrième fois que Bush oppose son veto depuis son accession à la Maison-Blanche, en janvier 2001. Le président s'est opposé par deux fois à une législation sur la recherche concernant les cellules souches et a également rejeté une loi de financement de la guerre en Irak parce qu'elle fixait un calendrier de retrait des troupes.
Cette proposition de loi bipartisane renouvelait un programme destiné aux enfants, géré par les États, et ajoutait 35 milliards à son niveau de financement sur cinq ans, actuellement de 25 milliards.
La proposition de loi rejetée par M. Bush étendrait le Programme pour l'assurance santé des enfants (SCHIP). Le SCHIP, créé en 1997 essentiellement pour faire face au nombre grandissant d'enfants sans assurance dans un pays notoirement connu pour de telles carences, couvre 6,6 millions de personnes, surtout des enfants de familles qui gagnent trop pour prétendre à la couverture de base mais pas assez pour payer une assurance privée.
La décision de Bush ne fait pas l'affaire d'un certain nombre de représentants républicains, qui craignent de perdre des voix aux prochaines élections, qu'il s'agisse du renouvellement au Congrès ou de la présidentielle.
Pour justifier sa décision, Bush estime qu'une augmentation du financement du programme irait au-delà de l'esprit initial du texte et qu'il s'agirait d'un pas de plus vers une étatisation de la protection sociale. Le président américain a proposé que l'augmentation du financement du programme soit limitée à cinq milliards. Selon un sondage réalisé pour la chaîne de télévision ABC et le Washington Post, plus de sept Américains sur dix soutiennent l'augmentation
de dix milliards proposée par les parlementaires.
Le Sénat a certes voté en faveur de cette proposition avec une majorité écrasante (67 pour, 29 contre), mais le soutien apporté à la Chambre des représentants (265 voix pour, 159 contre) reste inférieur à la majorité des deux tiers nécessaire pour contourner un veto présidentiel.
Les démocrates, qui ont tenté de rallier le plus de représentants républicains possible, comptent à présent lancer une campagne publicitaire qui attaquera le Parti républicain sur le thème de la santé des enfants. Un des spots montrera une mère et son enfant atteint de maladies chroniques.
À 16 mois de son départ de la Maison-Blanche, Bush se prépare à opposer son veto à une autre série de lois de financement afin de contenir la dépense publique en deçà de la limite de 933 milliards qu'il avait fixée, et ce, afin de stigmatiser la propension qu'ont, selon lui, les démocrates à accroître les déficits.
C'est la quatrième fois que Bush oppose son veto depuis son accession à la Maison-Blanche, en janvier 2001. Le président s'est opposé par deux fois à une législation sur la recherche concernant les cellules souches et a également rejeté une loi de financement de la guerre en Irak parce qu'elle fixait un calendrier de retrait des troupes.
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