mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 20h21


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un plan Bush pour remplacer Kyoto

Louis-Gilles Francoeur   29 septembre 2007  États-Unis
Le président des États-Unis, George W. Bush, a proposé hier à la communauté internationale un processus distinct de celui de Kyoto pour enrayer le réchauffement du climat par des mesures volontaires et des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à «long terme».

Parlant devant les représentants d'une quinzaine de pays réunis à Washington depuis deux jours à sa demande, le président américain a proposé une «nouvelle approche», aux antipodes de Kyoto et qui réunirait dans une même stratégie les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES), ce qui inclut dans son esprit «à la fois les pays développés et les pays en développement».

Tous y ont vu une allusion claire à la Chine, à l'Inde et aux grands pays émergents, qui sont engagés dans le processus de Kyoto et qui s'apprêtent à négocier les modalités de leur participation mais des stratégies différentes du système de réductions obligatoires accepté par les pays développés en raison de leurs responsabilités historiques dans le réchauffement du climat. Le fait que les pays émergents comme la Chine et l'Inde n'ont pas convenu d'objectifs de réductions obligatoires dans la première phase des réductions de Kyoto a toujours été utilisé comme argument par les États-Unis pour se soustraire à leurs engagements de 1997.

Par ailleurs, le président Bush n'a pas hésité à baliser son «processus» parallèle en offrant d'organiser l'été prochain aux États-Unis un sommet de chefs d'État pour définir des objectifs de réduction à long terme «et les autres éléments de cette approche».

George Bush a répété qu'il placerait sa stratégie sous l'empire de la convention sur les changements climatiques signée à Rio en 1992, ce qui situe son processus sous l'autorité des Nations unies, responsables du traité. Mais un nouveau «processus» de négociations sous l'empire de la convention-cadre balayerait les acquis de Kyoto, ont souligné plusieurs observateurs européens et écologistes, parce que ce protocole définit déjà les échéanciers et les moyens d'atteindre les objectifs de la convention-cadre.

D'autre part, la nouvelle approche du président Bush repose uniquement sur une approche volontaire. «Chaque pays, dit-il, mettrait au point ses propres stratégies afin d'atteindre ses objectifs à long terme». Le président américain n'a pas écarté, par ailleurs, que les mécanismes du marché soient utilisés pour créer des incitations pour les industriels à passer à l'action.

Redéfinissant à sa façon le principe de la «responsabilité commune mais différenciée» inscrit dans le protocole de Kyoto mais jamais accepté par les États-Unis, le président Bush a plutôt parlé de «stratégies différenciées mais d'un objectif commun».

Cependant, les centrales thermiques au charbon de partout dans le monde, particulièrement nombreuses dans son pays, en Chine et en Inde, sont la principale cause du réchauffement du climat, a soutenu George Bush. Si une partie importante de l'électricité pourrait provenir de l'éolien et du solaire, c'est fondamentalement par la technologie du charbon propre, de la séquestration du carbone et par le nucléaire que la planète pourra respirer un peu mieux et se tenir au frais.

Pour y arriver prochainement, il propose de créer un Fonds international des technologies propres afin d'aider les pays en développement à mettre en place des projets moins néfastes pour la planète. Et le président Bush avance aussi l'idée d'un libre-échange international pour l'utilisation des technologies propres.

Réactions

La plupart des observateurs et les porte-parole onusiens et européens ont souligné le changement de ton de l'administration fédérale américaine dans le dossier du climat: l'administration Bush ne doute plus des changements climatiques, ni de la responsabilité des humains dans le méga-phénomène environnemental. Elle postule même que la solidarité internationale sera un ingrédient déterminant et qu'il faut travailler sous le chapiteau de l'ONU, quitte à réclamer à mots couverts un démantèlement des outils légaux mis au point depuis une décennie pour faire avancer le dossier par le biais du protocole de Kyoto.

En conférence de presse hier, les porte-parole de l'Union européenne ont souligné leur engagement à réduire de 20 % leurs émissions de GES d'ici 2020 et même à hausser ce pourcentage à 30 % si des grands pays industriels s'engagent eux aussi dans un processus de réduction, une main directement tendue aux États-Unis. Ils ont aussi souligné qu'aucun gain important dans la lutte aux changements climatiques ne sera réalisé sans des engagements fermes puisqu'ils sont essentiels à la mise en place d'un marché et d'un prix du carbone.

La France a toutefois décidé de jouer au tire-au-flanc dans cette affaire en confirmant hier soir par son nouvel ambassadeur au climat, Brice Lalonde, qu'elle poursuivra le «processus de Washington» en invitant chez elle, au printemps prochain, les 15 plus importants émetteurs à poursuivre le débat amorcé par le président Bush. La commande, disait-on hier soir dans l'entourage de la délégation française, a été passée par le cabinet du président Sarkozy lui-même, qui ne cesse de multiplier les rapprochements avec George Bush.

Mais même aux États-Unis, les réserves ont été immédiates quant au «nouveau» plan Bush. Selon Eileen Claussen, présidente du conservateur Pew Center, on a assisté depuis deux jours à Washington à une «tentative de ramener les autres gouvernements à la vision d'une convention internationale basée sur des mesures volontaires». «Heureusement, a conclu la présidente de cet influent organisme, que les autres pays ont rejeté massivement l'idée que le défi du climat peut être relevé seulement par des mesures volontaires et qu'ils ont mis l'accent sur la nécessité de nouvelles réductions contraignantes pour la communauté internationale».

Quant au Canada, qui s'aligne systématiquement derrière les propositions de la Maison-Blanche, il a été durement critiqué par le porte-parole du Bloc québécois en environnement, Bernard Bigras (Rosemont-Petite-Patrie): «Le gouvernement Harper tente de faire déraper les négociations internationales sur le protocole de Kyoto à trois mois de l'importante conférence des Parties qui se tiendra à Bali en décembre. Ensemble, le Canada et les États-Unis orchestrent présentement une opération de démolition de Kyoto». Bernard Bigras prédit que la question pourrait devenir un important enjeu électoral car le Bloc fait de l'appui au protocole de Kyoto «une exigence non négociable de son appui au discours du Trône».

Pour Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre, «tout le monde savait que Washington voulait surtout distraire l'opinion américaine pour faire croire que la Maison-Blanche est active dans le dossier du climat, de plus en plus présent dans l'actualité aux États-Unis».

La Chine et l'Inde, ainsi que les principaux pays asiatiques, poursuit Steven Guilbeault, ont continué de dire fermement qu'ils veulent travailler sous l'autorité et avec l'ONU, ce qui postule le maintien du processus de Kyoto.

Quant au gouvernement Harper, prédit le porte-parole d'Équiterre, il pourrait bien se retrouve tout seul avec sa stratégie d'isolement et de réductions volontaires basée sur l'intensité. Le premier ministre australien, John Howard, a toutes les chances d'être battu par les libéraux dans son pays au cours des prochains mois et ces derniers ont promis de ratifier Kyoto comme premier geste une fois au pouvoir. Aux États-Unis, ajoute Steven Guilbeault, les membres du Congrès ont multiplié cette semaine les rencontres avec les dignitaires des pays invités par le président et tous, même du côté républicain, disent que la position des États-Unis a toutes les chances d'être fondamentalement différente d'ici un an, une fois les présidentielles terminées.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 06h48
    Vive l'inaction, bien plus payant!
    « Bush ne propose RIEN.

    Bush n'a aucune proposition. Bush ne veut tout simplement aucune restriction pour l'économie. Bush veut laisser les choses telles quelles sont.

    Médiatiquement parlant, la pilule de l'inaction totale passe mieux si on dit qu'on va faire quelque chose, mais pas tout de suite. On fera quelque chose plus tard, mais, oui on fera quelque chose, mais on ne sait pas quand!
    Selon Washington, il faut remplacer Kyoto pour qu'il n'y ait plus de contrainte, seulement de la volonté. La bonne volonté de chacun et comme on le constate, en ce qui a trait à la bonne volonté de Washington, on peut facilement entrevoir les répercussions d'un tel "plan"!

    Comme dit Steven Guilbeault, tout le monde sait que Washington veut surtout distraire l'opinion américaine pour faire croire que la Maison-Blanche est active dans le dossier du climat.

    Il serait plus profitable d'avoir de l'information systématique et constante sur les conditions de l'environnement plutôt que d'avoir des pages de textes concernant cette mise en scène médiatique de Washington. Les journalistes devraient cesser de couvrir ces conférences de presse à objectif plus que louche. Faites-en un fait divers, pas plus et parlez-nous de l'atmosphère qu'on respire et des gestes qu'on pose et qu'on devrait poser.
    Parlons du concret et oublions les mots qui ne sont que des mots qui donnent l'illusion de l'action pour justifier l'inaction.

    Serge Charbonneau
    Québec


    P.S.: Surveillons attentivement notre fameux Bloc qui a affirmé que l'environnement était non négociable. »

  • Pierre Bigras
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 08h41
    De la poudre aux yeux
    « Le président Bush voudrait nus faire croire qu'il est sincère dans son engagement contre le changement climatique. Cette conviction vient sur le tard et sent la récupération à plein nez. Non content d'avoir donné le coup d'envoi de la première guerre pour le contrôle du pétrole du XXIième siècle (suivit bientôt pour des guerres de l'eau et d'autres ressources naturelles), voici maintenant qu'on offrirait aux nations du tiers monde l'accès à un fonds de technologies propres! Si on se fie à la feuille de route de l'administration Bush II, il est évident que ces technologies propres seront reliées aux bio-carburants qui, sauf exceptions semblent produire plus de carbone qu'ils n'en économisent.

    Pierre Bigras »

  • Pierre Bigras
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 08h42
    De la poudre aux yeux
    « Le président Bush voudrait nus faire croire qu'il est sincère dans son engagement contre le changement climatique. Cette conviction vient sur le tard et sent la récupération à plein nez. Non content d'avoir donné le coup d'envoi de la première guerre pour le contrôle du pétrole du XXIième siècle (suivit bientôt pour des guerres de l'eau et d'autres ressources naturelles), voici maintenant qu'on offrirait aux nations du tiers monde l'accès à un fonds de technologies propres! Si on se fie à la feuille de route de l'administration Bush II, il est évident que ces technologies propres seront reliées aux bio-carburants qui, sauf exceptions semblent produire plus de carbone qu'ils n'en économisent.

    Pierre Bigras
    St-Émile-de-Suffolk
    pierre-bigras@sympatico.ca »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 16h34
    Enfin les gros pollueurs s'impliquent
    « Les gros pollueurs que sont la Chine, l'INde, les États-Unis et l'Australie ont convenu d'un accord à la lutte à la pollution. Enfin les 3/4 du problème qui est hors Kyoto veut faire leur part mais pas à la manière du protocole de Kyoto, un leurre surtout avec ses bourses du carbone qui déplacent le problème sans l'enrayer.

    Au lieu d'applaudir, les écolos conspuent encore un fois les efforts de ces pays qu'ils pointent du doigt continuellement. Il n'y a que 35 pays sur 196 qui ont signé Kyoto, les 161 autres ne veuelent pas de ce marché de dupes juste bon pour les rêveurs de la religion climatique. Il n'y a que Dion qui pense que ca va marcher ce plan mais qui n'a rien fait quand il était à la barre du ministère de l'environnement. Au contraire, les GES ont augn<mentés. C'est depuis que le plan Harper-Baird est en fonction que l'on voit baisser graduellement les émissions de GES jamais assez vite pour les écolos.

    Tout comme le plan Harper de 400 millions pour la dépollution de Sydney Steel en Nouvelle-Écosse a été conspué par les écolos, Rabaska qui vise à diminuer notre dépendance au pétrole, est aussi dénoncé par ceux-ci. Pourtant le bloc par son porte-parole, Gilles Duceppe, parle de diminuer la dépendance au pétrole et l'ADQ appuie le projet malgré qu'il est membre de la coalition Québec Vert Kyoto.

    D'ailleurs, j'ai écris personnelement à Mario Dumont et voici un extrait de sa réponse: «L'ADQ ne s'est pas opposée au projet Rabaska. Au contraire, les députés directement concernés par le projet se sont montrés en faveur de celui-ci. Monsieur Lévesque et Monsieur Picard ont manifesté leur appui au projet dans la mesure où il respectait les recommandations du BAPE. À la lumière du rapport de l'organisme, les députés adéquistes ont de nouveau manifesté leur appui au projet.»

    Les écolos à la menthe comme Stephen Guilbault et ses adeptes demeureront des anti tout. Au lieu de souligner le pas en avant des 161 pays qui ne sont pas dans Kyoto, ils rabrouent encore. Ils ne se sont pas gênés pour dénoncer la main tendue que notre Premier Ministre Harper a fait à ceux ci. Pourtant cette ouverture aux "hors Kyoto" est essentielle à une lutte à la pollution efficace.

    Le plan du protocole est vicié à sa base et le gouvernement Chrétien de l'époque savait très bien qu'il était utopique de penser que ce plan serait réalisable. Avec les années les écolos trépignent et les politiciens discutent. Quasnd au GIEC on attend toujours les étides scientifiques appuyant leur résumé pour décideur et leurs allégations qui s'avèrent non fondées sur aucun étude scientifique et incorrectes dans leur modélisations et leur projections informattsées.

    Un consensus de politiciens est en train de se faire mais les écolos n'en veulent pas. Qu'ils continuent dans le même sens et ils feront échouer toute tentative d'accord mondial et ils pourront ensuite courrir après la lune, coupés des décideurs du monde.

    Le Canada qui est de beaucoup l'un des moins pollués des pays de la planète ne peut faire seul avec quelques pays les efforts de dépollution. Si les 196 pays ne décident pas d'aller de l'avant. les écolos sont aussi mieux de déchirer le protocole de Kyoto car il est nul et sans effet...

    Je vous rappelle que les bourses du carbone financent actuellement la construction d'une centrale électrique mue au... gaz naturel et alimentera une usine de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) dans le port de Tanger pour exportation future probablement à Lévis car Gaz de France qui vient d'augmenter sa flotte de navires transbordeurs de GNL a acheté en décembre dernier un bloc de GNL de Sonatrach qui est propriétaire de l'oléoduc nord-africain (Algérie-Tunisie-Maroc) où les réserves sont plus importantes que celle de Gazprom de la russie. Gros-Cacouna discute avec les russes mais Gaz de France, partenaire dans Rabaska lui signe dews ententes avec Sonatrah, un compagnie nord-africaine.

    Enfin les gros pollur<eurs s'impliquenrt, saluons cet effort d'une plus large portion de pays de la planète. C'est là, la solution : la concertation des pays...

    Les puristes de Kyoto passez votre tour, Il est mieux de faire 196 petits pas ensemble que 35 grands pas seuls... »

  • Luc Pépin
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 19h08
    Encore Fernand !
    « Aucun objectif à court ou moyen terme; aucune contrainte.
    Quel courage! Quelle lucidité! Bravo!
    Possiblement que tout ce beau sera mort en 2050...,mais avec de l'argent plein les poches. C'est ce qui est réellement important, n'est-ce pas, M. Fernand Trudel? Le reste, on s'en fout.

    J'ai assez perdu de temps comme ça... »

  • Maurice Monette
    Abonné
    dimanche 30 septembre 2007 15h50
    Un changement de paradigme serait à faire...!
    « Après avoir lues les Réactions précédentes, je m'aperçois qu'à la BASE, c'est toujours le même problème soit, devons-NOUS vivre pour faire de l'argent ou plutôt, faire de l'argent pour vivre...?

    Comme personnellement je crois que NOUS vivons sur cette TERRE, qui était encore d'ÉMERAUDE il y a une vingtaine d'années, pour devenir plus MATURES dans nos AGISSEMENTS avec nos PROCHES et moins proches alors, cette course effrénée à l'ENRICHI$$EMENT est très FUTILE. Plus NOUS cherchons à NOUS enrichir, plus NOUS polluons, détruisons et $urexploitons NOTRE BIOME. Est-ce que PERSONNE ne voit dans ce NON-SENS une RAISON pour changer de façon de se considérer soit, pas comme les maîtres de GAÏA/la TERRE mais plutôt, comme les hôtes qui sont entrain de détruire la PLANÈTE à cause de l'AVIDITÉ PERNICIEU$E de$ humain$ et de$ humaine$ qui ont été choisis(es) pour diriger...?

    NOUS sommes les INVITÉS(ES) de ce MILIEU qui aux ORIGINES, était ÉDÉNIQUE. Des INVITÉS(ES) qui avaient accepté de s'incarner en promettant de RESPECTER un CODE de VIE $aine en $ociété Humaine $aine qui poursuit l'ATTEINTE d'une plus GRANDE MATURITÉ des âmes/esprits qui la composent. Mais, comme certains(es) dirigeants(es) croient avoir atteint l'apogée des réalisations parce qu'ils/elles semblent devenus(es) les maîtres des destinées des gens, c'est tout le contraire qui se produit soit, la DESTRUCTION TOTALE de toute TRACES de VIES, à long terme, sur GAÏA.

    Donc, il serait temps de changer d'idée/paradigme et s'apercevoir que NOUS ne sommes PAS ICI-BAS pour $'enrichir mais, plutôt pour GRANDIR en FOI et en $age$$e... Grandir en FOI en prenant de plus en PLUS CONSCIENCE que NOUS sommes des âmes ou esprits prenant place dans des véhicules charnels(les) ou corps physiques qui doivent GRANDIR en MATURITÉ et en $age$$e, pour accéder à de plus importantes fonctions dans l'AVENIR. Donc, l'ARGENT n'est PAS le BUT de nos PASSAGES INCARNÉS(ES) mais plutôt, un ac
    ce$$oire permettant de RÉALISER de GRANDES TRANSFORMATIONS dans NOTRE VIE, en premier lieu puis, dans la VIE de nos PROCHES et moins proches par nos CONTACTS avec leurs ENTITÉS...

    Tant que les dirigeants(es) de la BIOSPHÈRE ne verront la VIE ICI-BAS que comme un JEU de MONOPOLI, à ne chercher qu'à acquérir de plus en PLU$ de BIEN$ et à détruire tout sur leur PASSAGE, la PLANÈTE ne fera que DÉPÉRIR de plus en PLUS...!

    C'est bien DOMMAGE mais, c'est LÀ où on en est rendus(es)...! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 11h52
    Je suis sceptique et puis...
    « Les adeptes du réchauffement croient qu'ils vont mourir d'avoir eu 0,3 degré de plus et de voir l'arctique fondre au détriment de l'envahissement de l'Antarctique qui lui refroidi et est le véritable baromètre du monde.

    Ce cher Luc Pépin croit que l'homme peut contrôler l'univers et sûrement qu'il est pour quelques chose sur l'activité volcanique ou sur le réchauffement des autres planètes. Le ridicule ne tue pas. "Every second a sucker is born". Le nôtre s'appelle Al Gore, gourou de la religion kyotiste que suis scrupuleusement Monsieur Pépin. Je lui rappelle que la maison d'Al Gore consomme 6 fois plus d'énergie qu'une maison normale. Faites ce que je dis, pas ce que je fais...

    Toute la théorie du réchauffement catastrophique repose sur des projections informatiques exponentielles. Or, il s'avère que les ordinateurs d'Environnement Canada se sont trompés de 10 degrés pour une projection de 48 heures en décembre dernier. Sans excuses, l'organisme propagandiste de Kyoto déclara que les chiffres pour 2040 sont correctement projetés. Permettez-moi d'en douter. Alors comment Monsieur Pépin peut croire que ces mêmes ordinateurs peuvent lui prédire ce qui se passera dans 50 ans? Bullshit...

    Avant de nous parler de sa religion kyotiste qui ressemble à celle du bogue de l'an 2000, il devrait trouver les études du GIEC supportant le résumé pour décideurs politiques qu'il ont médiatisés à grand cri en février dernier. Les scientifiques subventionnées par l'ONU ne s'entendent pas et pire ne veulent pas se prostituer en modifiant le résultat de leurs études pour arriver aux conclusions connues d'avance. Voilà la vérité de l'absence d'études scientifiques du "supposé consensus".

    Tous les scientifiques ne sont pas prêts à sacrifier leur impartialité pour tromper l'opinion publique. Le Docteur Christ Landsea démissionna du GIEC en déclarant : "Je ne peux pas, en toute bonne foi, continuer à contribuer à un processus qui me semble motivé par des idées préconçues, et qui n'est pas scientifiquement fondé."

    Actuellement on discute de la dissolution du GIEC, Dieu adoré de Monsieur Pépin. Alors qu'il était censé favoriser et exprimer le consensus, le GIEC semble semer de plus en plus la division et la confusion. Plusieurs membres du GIEC l'ont eux-mêmes suggéré récemment (comme le président Rajendra Pachauri ou Mike Hulme), une redéfinition de ses missions et de ses modes de communication serait nécessaire (Giles 2007, Kerr 2007). Les grands rapports quinquennaux ont montré leurs limites : ils déçoivent les attentes de progrès et de précisions ; ils contraignent les chercheurs impliqués à un travail important et peu productif (pour la recherche elle-même) ; ils suscitent des polémiques périphériques assez nombreuses ; ils n'éclairent plus vraiment les décideurs et le public au-delà de l'existence d'un risque hypothétique, désormais établie.

    On a établi dans le tête des gens une hypothèse, la même que le bogue de l'an 2000, où certains s'enrichissent au détriment des naïfs.

    Au-delà des réformes évoquées, la dissolution pure et simple du GIEC serait bien sûr une option envisageable. Les rapports du GIEC apportent de très précieuses synthèses pour les passionnés du climat, un point c'est tout...

    La dissolution du GIEC mettrait fin aux dommageables confusions entre science, politique et médias suscitées par son existence. Et, bien sûr, elle n'empêcherait pas les citoyens et les politiques de débattre et de décider. Soit les conclusions 2007 sont réellement « vraisembables », et nous avons les cartes essentielles en main pour un vrai débat public sur les coûts et bénéfices de la lutte contre le réchauffement climatique. Soit elles ne sont pas réellement « vraisemblables », et la conséquence est la même : le GIEC et ses rapports quinquennaux ne sont plus utiles en tant que tels. Car après tout, les sciences du climat ont progressé sans le GIEC. Pendant ce temps Greenpeace fait la moue devant les décideurs de la planète...

    Au lieu de me confondre avec des études scientifiques sérieuses, on vient me traiter comme un hérétique comme dans l'époque du croit ou meurre. Je rejoins ainsi, une kyrielle de scientifiques mis à l'index des kyotistes purs et durs. Je vais en nommer quelques uns.

    1) Claude Allègre, prix Crafoord, médaille d'or du CNRS et ancien ministre de la Recherche a exprimé son scepticisme sur les causes du réchauffement climatique.

    2) Thimothy Ball, Président du Projet des Ressources Naturelles, Doctorat en Sciences climatologiques de l'Université de Londres et ancien professeur de climatologie à l'Université de Winnipeg, au Canada, a récemment publié un document remarquable, dans lequel il explique comment cette illusion a été fabriquée et entretenue, et comment ceux qui se rendent compte de cette farce sont mis au rang des parias, pour la seule raison qu'ils ont manifesté leur désaccord. Voici comment il s'exprime : «Croyez-le ou non, le réchauffement global n'est pas dû au fait que l'homme produise du dioxyde de carbone (CO2). Il s'agit là du plus grand mensonge organisé de toute l'histoire de la Science ! Nous perdons beaucoup de temps, d'énergie et de milliards de dollars, tout en provoquant inutilement la crainte et la consternation, à propos d'un problème qui ne repose sur aucune base scientifique. Aucun être humain sensible ne cherche le conflit, surtout avec des gouvernements. Mais si ne nous ne recherchons pas la vérité, nous sommes perdus, en tant qu'individus ou en tant que sociétés. C'est pour cela que je continue à dire qu'il n'existe aucune preuve que l'activité humaine soit responsable du changement climatique. Yuri A. Izrael, Vice-Président de l'IPCC (GIEC), panel intergouvernemental commandité par l'ONU, a confirmé cette affirmation. Comment donc la monde entier en est venu à croire ce mensonge ? C'est peut-être pour la même raison qu'il y a 30 ans, lorsque nous avions considéré que le refroidissement global était la plus grande menace pour l'humanité : c'est une question de foi ! Lowell Ponte avait écrit en 1976: "C'est une évidence brute : le refroidissement global de la planète représente pour l'humanité le défi le plus important qu'elle ait dû relever depuis dix mille ans, sur les plans social, politique et adaptatif. Votre engagement en faveur des décisions que nous allons prendre concernant ce problème est d'une importance vitale. Il s'agit de notre survie, et de la survie de nos enfants comme de toute l'espèce humaine." A l'époque, j'étais tout autant opposé à l'idée du danger mortel représenté par ce refroidissement global, que je le suis aujourd'hui au danger du réchauffement global. Permettez-moi de dire que je ne conteste pas qu'il y ait actuellement un réchauffement climatique. Notre monde s'est réchauffé depuis 1680, époque du maximum de ce qui a été appelé le "petit âge glaciaire," qui s'est poursuivi jusqu'à présent. Ces changements climatiques correspondent à une variabilité naturelle, et peuvent être facilement expliqués par les modifications de l'activité solaire. Il ne se passe actuellement rien d'inhabituel.» En tout cas, 10,000 scientifiques ont signé une pétition appuyant les propos de Thimothy Ball.

    3) Jan Veizer,professeur de géochimie au Département des sciences de la terre l'Université d'Ottawa (Canada). Un papier du géochimiste Jan Veizer, qui avait fait quelque bruit lors de sa parution en 2005. Il montre que le rayonnement solaire et cosmique est le principal moteur des variations thermiques sur Terre depuis 500 millions d'années, le dioxyde de carbone n'intervenant que comme amplificateur secondaire de ces variations séculières et millénaires. Oui, le CO2 ne dirige pas le climat contrairement à ce quà écrit le GIEC...

    4) Richard Lindzen est un spécialiste de l'atmosphère, titulaire de la chaire Alfred Sloan de météorologie au MIT. Il a démissionné du GIEC en 2001, considérant que les comptes rendus de cet organisme ne reflétaient plus la réalité des connaissances scientifiques, au moins pour sa partie (la validité des modèles océan-atmosphère). Dans une récente tribune du Wall Street Journal (12 avril 2006), il constate l'état de plus en déplorable du débat climatique. Lindzen rappelle les mises à l'écart de Henk Tennekes (Pays-Bas), d'Aksel Winn-Nielsen (WMO-OMM), d'Alfonso Sutera et Antonio Speranza (Italie)... tous climatologues respectés mais tous coupables d'avoir émis de sérieux doutes sur le nouveau catéchisme du réchauffement.

    5) Nir Shaviv de l'université de Jérusalem, conteste la théorie du réchauffement anthropique et suggère d'approfondir l'influence du rayonnement cosmique dans la variabilité de notre climat. Une hypothèse évidemment sacrilège à l'âge du carbocentrisme triomphant. Initialement convaincu de l'influence prépondérante du CO2 dans le réchauffement climatique actuel, Nir Shaviv a repris les arguments du GIEC. En constatant d'abord que, contrairement à l'idée universellement répandue, l'hypothèse anthropogénique restait une suggestion, commode certes, mais non une évidence. Concernant la relation entre la teneur en CO2 de l'atmosphère et la température, la simple comparaison de la courbe de croissance régulière du CO2 de l'atmosphère avec celle des températures permet d'émettre un doute sérieux sur la solidité de la corrélation. Nir Shaviv devient alors sceptique. Le CO2 aurait-il choisi comme premier facteur causal du réchauffement parce que c'était le seul candidat connu ? Nir Shaviv explique les variations observées au cours des dernières années par les variations de l'activité solaire : le vent solaire résultant de cette activité module le flux du rayonnement cosmique qui influence à son tour l'ionisation troposphérique. Il a publié ses conclusions dans un article du Journal of Geophysical Research (Shaviv 2005).

    6) John Zillman dirige le Bureau météorologique du Commonwealth. Il est délégué principal de l'Australie au GIEC et par ailleurs enthousiaste sur les travaux du Groupe. Son témoignage n'en est que plus intéressant, puisque Zillman n'a rien d'un sceptique obtus à la vue obscurcie par les préjugés politiques - ainsi que l'on présente en général les esprits libres refusant de croire aveuglément dans les catéchismes du GIEC et autres prêches médiatiques. Voici ce qu'il en dit du conses<nsus s<cientifique du GIEC : «Il y a eu une pression anormalement intense pour parvenir à un consensus, alors même que de nombreux participants individuels répugnaient clairement à signer quoi que ce soit dans ce langage du "consensus". Ces pressions sont devenues extrêmes dans les dernières nuits de réunion, quand le temps pour parvenir à un consensus était compté, quand les délégations étaient épuisées et quand les individus en désaccord étaient sujets à une pression considérable de leurs pairs afin d'accepter et d'éviter la honte d'être considérés comme ceux ayant empêché le GIEC de réussir un rapport consensuel. Ces pressions ont conduit à une remise en question croissante sur le bien-fondé du concept de "science par consensus".»

    7) Brigitte Van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille qui a écrit un livre "La Plasnète des Glaces" dans lequel j'ai tuiré quelques extraits avec sa permission. «L'hétérogénéité du réchauffement actuel ne plaide pas en faveur de la dominance de l'effet de serre : l'Antarctique, notre chef d'orchestre, se refroidit malgré un apport énergétique temporairement accru jusqu'en 2000. Dès que l'irradiance solaire reviendra à un niveau normal, il en sera de même pour l'Arctique, dès que le Gulf Stream se ralentira et se refroidira. Dans le contexte actuel, l'activité solaire vient de signer un réchauffement du même ordre que celui qui s'est produit au Moyen Âge, soit environ 1 °C de plus qu'en 1880. Nous sommes loin de l'Optimum holocène, voire de l'Interglaciaire Éémien (130 ka) ! La «transgression marine» associée sera probablement de même grandeur que celle du Dunkerquien II. Ce qui est beaucoup plus vraisemblable, c'est que l'accroissement actuel du gradient thermique interzonal sur l'Atlantique accroît la fréquence et la violence des tempêtes aux «quarantièmes rugissants» de l'hémisphère Sud. Mais ceci est également valable pour les « cinquantièmes rugissants » de l'hémisphère Nord, via la migration des anticyclones polaires, plus puissants et mobiles lorsque le déficit énergétique se creuse sur l'Arctique. Ce décalage latitudinale est lié à celui de la zone de convergence intertropicale en raison du caractère peu englacé de l'Arctique comparé à l'Antarctique. Le réchauffement récent sera plus ou moins rapidement tamponné par la disparition de la banquise et un ralentissement notoire de la circulation thermohaline, refroidissant par là l'Europe et surtout le nord-est de l'Atlantique. De plus, l'augmentation actuelle de l'effet de serre doit probablement accélérer cette procédure.

    Dans le cas du doublement du CO2, il faudra s'attendre à un contraste thermique encore plus marqué, au moins pendant quelques dizaines d'années, avec toutes ses conséquences. Comme les tempêtes sont accompagnées par des précipitations plus abondantes (comme en témoigne l'augmentation catastrophique des inondations ces dernières années), les facteurs aérosols et albédo (les 10 % d'effets non contrôlés par l'effet de serre et l'activité solaire) vont probablement augmenter. Si le réchauffement climatique continue à être dopé par l'effet de serre, le vêlage des calottes groenlandaise et antarctique sera plus précoce, amenant un Dryas moderne d'ici une cinquantaine d'années. Si la calotte groenlandaise largue ses icebergs, nous n'aurons plus besoin de mettre des glaçons dans notre whisky !
    Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. Même si notre interglaciaire joue la prolongation pour un siècle ou un millénaire, comme le suggère certaines modélisations couplées au forçage orbital (MOBIDIC), c'est en fait, à notre humble échelle, l'érosion des sols, devenue chronique, et la réduction de la recharge des aquifères qui restent et resteront, quoi qu'il advienne du climat, le facteur préoccupant pour le devenir de l'humanité. Quant à la réduction des terres cultivables et à la pollution, conséquences des modifications anthropiques du milieu et du climat, elles peuvent, à brève échéance, poser plus de problèmes économiques et politiques que le réchauffement potentiel censé faire fondre les calottes polaires et créer un déluge d'origine anthropique.
    Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température.

    Pour en savoir plus

    Abbot C.G., 1929. The sun and the welfare of Man. Smithonian Institution Series.
    Beltrando G. & Chémery L., 1995. Dictionnaire du climat. Larousse, 344 p.
    Berger A., 1992. Le Climat de la Terre. Un passé pour quel avenir ? De Boeck Université, 479 p.
    Cotton W.R. & Pielke R.A., 1995 : Human impacts on weather and climate. Cambridge University Press, 288 p.
    Duplessy J.-C. & Morel P., 1990. Gros temps sur la planète. Odile Jacob, 296 p.
    Eddy, J. A.: A new sun. The solar results from skylab. Washington, D. C., NASA, 1979, 12.
    Flohn H., 1968. Le Temps et le climat. Hachette, 253 p.
    GIEC, 1996. Second rapport d'évaluation du GIEC. Changements climatiques. OMM-PNUE.
    Gleick P.H., 1993. Water Crises. A Guide to the World's Freshwater Resources. Oxford University Press, 473 p.
    Houghton J.T., Callander B.A. & Varney S.K. (eds), 1992. Climate Change 1992. The Supplementary Report to the IPCC Scientific Assessment. Cambridge University Press.
    Houghton J.T., Jenkins G.J. & Ephraums J.J. (eds), 1990. Climate Change. The IPCC Scientific Assessment. Cambridge University Press.
    Joussaume S., 1993. Climat d'hier et de demain. CNRS édit., 141 p.
    Le Roy Ladurie E., 1983. Histoire du climat depuis l'an Mil. Flammarion, Paris. Vol. 1 : 287 p. ; vol. 2 : 254 p.
    Lenoir Y., 1992. La Vérité sur l'effet de serre. Le dossier d'une manipulation planétaire. La Découverte, « Sciences et société », 173 p.
    Leroux M.,2000. La Dynamique du temps et du climat. Dunod-Masson Sciences, 366 p.
    Nesmes-Ribes E. & Thuillier G., 2000. Histoire solaire et climatique. Belin-Pour la Science, 238 p.
    Pimentel D. (ed.), 1993. World soil erosion and conservation. Cambridge University Press.
    Sadourny R., 1994. Le Climat de la Terre. Flammarion, « Dominos n°28 », 126 p.
    Sigault F., 1975. L'Agriculture et le feu. Rôle et place du feu dans les techniques de préparation du champ de l'ancienne agriculture européenne. Mouton, Paris, 320 p.
    Sugden D., 1982. Arctic and Antarctic. Blackwell.
    Sundquist E.T. & Broecker W.S. (eds), 1985. The Carbon Cycle and Atmospheric CO2 : Natural Variations Archean to Present. American Geophysical Union, Geophysical Monograph vol. 32.
    Tardy Y. & Roquin C., 1998. Dérive des continents, paléoclimats et altérations tropicales. BRGM, « Connaissances géologiques », 484 p.
    Tardy Y., 1986. Le Cycle de l'eau. Climats, paléoclimats et géochimie globale. Masson, Paris, 338 p.
    Williams P.J. & Smith M.W., 1989. The Frozen Earth. Fundamentals

    8) Cécile Philippe, directrice de l'Institut Economique Molinari et Senior fellow au Centre for the New Europe écrit de nombreux texte sur le réchauffement climatique. Permettez-moi d'en souligner que quelques extraits: «En acceptant sans discussion la limitation des gaz à effet de serre, on accepte en fait un appauvrissement généralisé de la population. C'est d'autant plus dommageable que l'impact des gaz à effet de serre sur le changement climatique reste encore aujourd'hui controversé et qu'il est possible que l'on se ruine aujourd'hui sans aucun résultat significatif sur le climat. C'est pourquoi il est temps de lancer un vrai débat sur le thème du changement climatique.» ...«Il y a pourtant quelque chose à perdre à appliquer le protocole de Kyoto, à l'étendre ou à le renforcer. Les activités visées par le protocole ne sont pas entreprises pour le simple plaisir d'émettre des gaz mais pour servir les processus de production d'une multitude de biens et services. Les restrictions d'émissions impliquent donc nécessairement une réduction de la disponibilité de ces biens pour les consommateurs. Autrement dit, au nom d'une éventuelle dégradation future des conditions de vie, on doit d'ores et déjà accepter que les niveaux de vie actuels soient diminués. C'est le coût caché de la "précaution".»

    Or, C'est ce que le Premier Monistre Harper tente de faire en ralliant les 196 pays de la planète vers un effort commun. Le gouvernement canadien actuel afait plus dans la lutte aux GES que les propagantistes écologiques eux-même... Mario Dumont parle de ne pas sacrifier les projet moteur de l"économie sur l'autel de Kyoto et Gilles Duceppe veut diminuer notre dépendance au pétrole. On ne feait pas mieux pour appuyer RABASKA...

    Mais ceux qui ont de la mémoire et encore assez de nerfs pour penser par eux-mêmes se rappellent qu'en matière de climat, les prophètes de malheur ont prouvé depuis des décennies qu'ils s'étaient trompés. A la fin des années 60 et au début des années 70, l'hystérie à la mode, en matière de changement climatique, qui prédisait aussi la fin de l'humanité comme à présent, tournait autour du concept du refroidissement global ! Déjà, on avait négligé la prise en compte des fluctuations à long terme des températures, ainsi que le fait que la terre venait d'achever un cycle appelé "petite époque glaciaire."

    Un écrivain, John Bender, a excellemment compilé les citations faites depuis les dernières décennies par des spécialistes environnementaux, qui nous prédisaient que le ciel allait nous tomber sur la tête, et qui ont été par la suite complètement discrédités. Gardez ces citations en mémoire, quand vous entendrez quelqu'un répéter inlassablement les slogans qui lui ont été endoctrinés par les pouvoirs dominants.

    "Le refroidissement continuel et rapide de la terre depuis la seconde guerre mondiale est en rapport avec l'augmentation de la pollution de l'air associée à l'industrialisation, à la mécanisation, à l'urbanisation et à l'explosion de la population" (Reid Bryson, "Global Ecology ; Readings towards a Rational Strategy for Man" - 1971).

    "La bataille pour nourrir l'humanité est perdue. Dans les années 70, le monde va connaître des famines. Des centaines de millions de personnes vont mourir de faim, en dépit de tous les programmes d'urgence déjà entrepris. La seule solution est le contrôle démographique" (Paul Ehrlich, "The Population Bomb" - 1968).

    "Dans dix ans, toute vie animale importante dans les mers aura disparu. Des zones côtières importantes devront être évacuées en raison de la puanteur provenant des poissons morts" (Paul Ehrlich, "Earth Day" - 1970).

    "Avant 1985, l'humanité va entrer dans une époque de raréfaction des ressources. On ne pourra presque plus faire face à l'approvisionnement de nombreuses ressources minérales de base" (Paul Ehrlich en 1976).

    "La tendance actuelle au refroidissement réduira la productivité de l'agriculture pour tout le restant de ce siècle" (Peter Gwynne, Newsweek, 1976).

    "De nombreux signes évidents prouvent que le climat de la terre a commencé à changer de manière radicale. Ces changements peuvent occasionner une réduction draconienne de la production alimentaire. Presque toutes les nations de la terre devront en subir les répercussions politiques. Cette chute de la production alimentaire pourrait commencer très prochainement... Les preuves de ces prédictions ont commencé à s'accumuler de manière tellement massive que les météorologistes ont beaucoup de mal à suivre" (Newsweek du 28 avril 1975).

    Comme l'a déclaré le Président Tchèque Vaclav Klaus, "le réchauffement global est un mythe mensonger. Tout scientifique sérieux le confirme. Il n'est pas honnête de faire référence au panel de l'ONU. L'IPCC n'est pas une institution scientifique, c'est un organisme politique, une sorte d'organe non-gouvernemental proche des Verts. Ce n'est ni un forum de scientifiques impartiaux, ni un groupe équilibré de scientifiques. Ce sont des scientifiques politisés, réunis parce qu'ils avaient une opinion toute faite, pour exécuter une tâche définie à l'avance."

    Ne voyons nous pas que les alarmistes ont toujours trouvé des crédules prêts à les suivre aveuglément comme Monsieur Pépin... Alors permettez-moi de garder les pieds sur terre et d'être sceptique et les yeux bien ouverts... »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
7 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009