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«Le temps de la bombe est révolu»

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad assure que son pays et les États-Unis ne se dirigent pas vers la guerre

24 septembre 2007  États-Unis
Une quarantaine d’élus et de personnes ont protesté hier devant la Columbia University à la veille de l’intervention du président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans l’établissement scolaire.
Photo : Agence France-Presse
Une quarantaine d’élus et de personnes ont protesté hier devant la Columbia University à la veille de l’intervention du président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans l’établissement scolaire.
Téhéran/New York — Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad affirme que son pays n'a pas besoin de la bombe atomique et souligne, dans un entretien à la chaîne américaine CBS qui devait être diffusé hier soir, que Téhéran et Washington ne se dirigent pas vers la guerre.

«Vous devez comprendre que nous n'avons pas besoin d'une bombe nucléaire. Nous n'en avons pas besoin. Quel besoin avons-nous d'avoir une bombe?», dit-il dans cet entretien enregistré jeudi à Téhéran, à quelques jours de sa venue à New York.

Interrogé à plusieurs reprises sur les allégations selon lesquelles l'Iran chercherait à se doter de l'arme atomique, Mahmoud Ahmadinejad répond: «C'est un ferme "non". Je vais être beaucoup plus ferme maintenant. Dans les relations politiques à l'heure actuelle, la bombe nucléaire n'est d'aucune utilité. Si elle était utile, elle aurait empêché la chute de l'Union soviétique».

Et le président iranien d'ajouter: «Le temps de la bombe est révolu».

Dans le cadre de cet entretien accordé à l'émission 60 minutes, M. Ahmadinejad déclare par ailleurs qu'il est «faux de penser que l'Iran et les États-Unis se dirigent vers la guerre. Qui a dit cela? Pourquoi devrions-nous entrer en guerre? Il n'y a pas de guerre en perspective», dit-il.

Washington a déclaré que les États-Unis s'occupaient du dossier iranien en usant de la voie diplomatique, plutôt que militaire, mais des responsables américains ont aussi affirmé que toutes les options étaient possibles.

Le commandant des forces militaires américaines au Moyen-Orient, William Fallon, a estimé, dans un entretien à la chaîne al-Jazira — dont des extraits ont été rendus publics hier — qu'il ne pensait pas que les tensions actuelles mèneraient à un conflit.

Avant même l'arrivée du président iranien à New York, une quarantaine d'élus et de personnes ont protesté hier devant Columbia University à la veille de l'intervention de M. Ahmadinejad dans l'établissement. Le chef d'État iranien doit également s'exprimer aux Nations unies demain lors de l'Assemblée générale de l'ONU. D'autres manifestations sont prévues.
 
 
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