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Robert Gates contredit Greenspan

N/A ZZZN/A   17 septembre 2007  États-Unis
Washington — Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a affirmé hier qu'il n'y avait pas de lien entre l'intervention américaine et le pétrole, comme le prétend l'ancien président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan dans ses mémoires.

Dans cet ouvrage qui paraît aujourd'hui, intitulé The Age of Turbulence: Adventures in a New World (L'Âge des turbulences: Aventures dans un monde nouveau), Greenspan reprend l'idée avancée par de nombreux opposants à la guerre en Irak selon laquelle l'une des principales motivations de l'intervention anglo-américaine était de garantir l'accès aux importantes ressources pétrolifères irakiennes.

«Quelle que soit leur angoisse bien connue concernant les "armes de destruction massive" de Saddam Hussein, les autorités américaines et britanniques s'inquiétaient également des violences dans la région qui abrite une ressource indispensable pour le fonctionnement de l'économie mondiale», écrit Greenspan.

«Je regrette qu'il soit politiquement inconfortable d'admettre ce que tout le monde sait: le principal enjeu de la guerre en Irak était le pétrole», poursuit-il.

Ces allégations ont été démenties hier par Gates sur la chaîne de télévision ABC. «J'ai beaucoup de respect pour M. Greenspan», a dit le secrétaire à la Défense. «Je sais que les mêmes allégations ont été tenues au sujet de la Guerre du Golfe en 1991 et je ne pense tout simplement pas que cela soit vrai», a ajouté Gates qui a toutefois précisé qu'il n'était pas en poste lorsque la décision a été prise de lancer l'intervention en Irak.

«Je pense que l'enjeu est avant tout la stabilité dans le Golfe. L'enjeu ce sont les États voyous qui essaient de développer des armes de destruction massive. L'enjeu ce sont les dictateurs agressifs», a-t-il ajouté.

«Après tout, Saddam Hussein avait mené des guerres contre plusieurs de ses voisins. Il essayait certainement de développer des armes de destruction massive lorsque nous sommes arrivés en 1991», a-t-il poursuivi.






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