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L'avocat tordu

Serge Truffaut   28 août 2007  États-Unis
Personnage controversé, le ministre américain de la Justice, Alberto Gonzales, a remis sa démission. Des contorsions légales qu'il avait conçues pour autoriser le recours à la torture aux procureurs fédéraux renvoyés parce que considérés comme trop indépendants, Gonzales s'est distingué par sa propension à enrober l'infâme d'un vernis juridique. Lui parti, la garde rapprochée du président Bush est réduite à une peau de chagrin.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    28 août 2007 07 h 15
    Espérons
    Gonzales jette l'éponge.
    L'espoir s'installe. Le règne du président impérial oscille-t-il?
    Son attitude imperturbable, commence-t-elle à se perturber?

    Gonzales, un gros canon de l'administration Bush, se fait démissionner. Ce n'est pas le premier qui quitte le vaisseau impérial. Malgré le départ de plusieurs officiers piliers, le capitaine Bush n'a pas modifié son cap. Pourtant, sa course se termine bientôt et à chaque fois qu'un de ses acolytes quitte, on s'attend tous à observer un coup de barre.

    Cette fois-ci, pourrait-elle être la bonne?
    Les officiers quittent-ils vraiment le navire impérial?
    Parfois, c'est à se le demander.

    Ça fait quand même du bien de lire des éditoriaux un peu plus critiques, sur cette administration bafouant la démocratie depuis le début de son mandat. Il faut reconnaître que cette administration barre d'une main ferme et contourne habilement les écueils qu'elle rencontre. Le fameux 11 septembre 2001 dérégla l'observation rationnelle. L'administration impériale a eu alors le vent dans les voiles, un fort vent portant.

    Gonzales parti, le vent va-t-il tourner?
    C'est à souhaiter!
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